4 jours à Boston

Pour le long weekend de Pâques, nous avons découvert la ville de Boston ! Et quelle découverte !
Fondée en 1636, c’est l’une des plus vielles villes d’Amérique. Son histoire est riche et les vieux bâtiments cohabitent avec les constructions modernes, ce qui lui donne un charme fou.
Retour sur ces 4 jours aux States :

Jour 1 : Parcours du Freedom Trail et le quartier de Beacon Hill

Boston est pleine d’histoire. Marquée par la révolution Américaine, elle compte de très nombreux  sites en lien avec cet événement. Pour ne rien manquer, nous avons tout simplement suivi la ligne de brique rouge, longue de 4kms, installée par la ville : l’incontournable Freedom Trail.
Idéal pour un premier aperçu de Boston, la ligne vous fait passer devant les principaux points d’intérêt. Cela nous a permis de découvrir la première École Publique des USA, l’Old State House (le plus ancien bâtiment public de la ville), Boston Common (le plus ancien jardin public), Massachusetts State House (le Capitole de l’État du Massachusetts), l’USS constitution (le plus vieux navire de guerre encore à flot), le Copp’s Hill Burying Ground (cimetière historique) et bien d’autres…

 

 

 

Beacon Hill… Comment ne pas tomber sous le charme de ce quartier ?!
Un charme à l’anglaise, des briques rouges, de jolie portes et façades colorées. On se croirait dans un film et habiter dans une de ces rues fait tout simplement rêver.

 

 

Jour 2 : Cambridge, le musée du MIT et l’université d’Harvard

Excitation à son comble au réveil de notre deuxième jour à Boston. Nous allons visiter Harvard, cette prestigieuse université de 1636, très symbolique et présente dans certains de nos films fétiches (les filles se souviendront de « La revanche d’une Blonde » avec Reese Witherspoon …).
Les présidents Roosevelt, John Kennedy, George W. Bush, Jacques Chirac et Barack Obama y sont passés. Mais aussi Mark Zuckerberg qui y a créé Facebook, Bill Gates, Matt Damon ou encore Nathalie Portman !

 

 

En ce mois de mai se déroulent les fêtes de fin d’année scolaire et la fameuse graduation (remise des diplômes). Ensuite les étudiants quitteront Cambridge ce qui représente 100 000 personnes en moins dans Boston et ses environs. L’été, c’est calme par ici !

Nous avons visité le musée d’une autre université, le MIT (Massachusetts Institute of Technology) : université et centre de recherche de renommée dans les domaines de la science et de la technologie. Sensibles à ces domaines, c’était un passage indispensable. La visite se fait assez rapidement mais de nombreuses expositions y ont lieu et son campus vaut le coup d’oeil.

Après la visite de ces universités, nous profitons pu flâner dans la ville de Cambridge et profiter de son charme et ses particularités.

 

Jour 3 : Charleston et Back Bay

Le quartier de Back Bay est reconnu pour la rue Newbury Street, artère incontournable pour le shopping. Mais surtout pour la place de Copley Square où se trouve la Boston Public Library et la plus grande tour de Boston, La John Hancock Tower (241m). Là encore nous serons séduits par les jolies maisons sur notre chemin.

 Les jardin publique

 

 

 

Charleston est un beau quartier au bord du port, plutôt résidentiel. C’est là que se termine le Freedom Trail et on peut visiter l’USS constitution (le plus vieux navire de guerre encore à flot) dont je vous parlais en début d’article).

 

 

Nous avons adoré Boston !
À moins de 500 kms de Montréal, elle se visite facilement sur un long weekend.
Ce n’est pas la ville la plus abordable, il faut prévoir un petit budget pour avoir un logement bien placé et profiter sur place.
Si vous voulez une bonne adresse en plein centre de Boston, nous avons séjourné ici.
Je ne peux tout vous raconter et dois faire l’impasse sur notre arrêt à Salem, la ville aux sorcières, avant de prendre la route du retour… (jour 4).

Depuis, nous avons retrouvé Montréal et avons vécu les premières belles journées de douceur en ce premier weekend de mai ! Le printemps se laisse désirer et nous avons encore des gelées ces jours-ci. Mais ça s’en vient ! Le moral est au beau fixe avec l’arrivée de nos amis venus s’installer à Montréal et de la famille qui nous rend visite actuellement.

Je vous dit à très vite, certainement pour un petit bilan…
Celui de nos 1 AN À MONTRÉAL !

Oui, déjà…

Maudits-Pancakes. 

 

Festival – Cabane Panache et Bois rond

On se retrouve pour la découverte du Festival Panache et Bois rond, un gros party sur l’artère principale de Verdun, sur la rue Wellington. Ambiance Cabane à sucre, musique festive, bonne bouffe, breuvages, zones de jeux, kiosques etc… Le soleil était de la partie mais un vent glacial s’est invité à la fête. Heureusement, les concerts ont su nous remuer et la nourriture nous réchauffer.
Situé dans le centre de notre quartier, on file y faire un tour !

 

  

  

 

Cookerie et boissons

Au son des guitares, on est tentés de se laisser aller et grignoter les nombreuses spécialités culinaires proposées, sans compter les préparations au sirop d’érable pour fêter le temps des sucres.
Une nourriture réconfortante et bienvenue pour se réchauffer !

  

  

  

 

Concerts

On a adoré l’ambiance de cet événement, nous y sommes donc allés deux jours de suite pour en profiter au maximum. La programmation était riche avec les performances de Clay and Friends, Random Recipe, Vilain Pingouin, Galaxie et plus encore. Si vous me suivez sur les réseaux, vous avez peut-être eu l’occasion de voir ça en vidéo.

  

 

Jeux et activités

Le long de la promenade, de nombreux jeux sont à disposition. Jeux ludiques, sportifs, de société.
Chacun est libre de s’arrêter pour se divertir.
  

On a aussi découvert l’espace familial avec de jolies activités : tire sur la neige, lancer de hache, barbier, compétitions de bûcherons, concerts. Le tout dans un décor 100% « chemise à carreaux » 😉

  

 

  

Même si Montréal reste dynamique en hiver, ce festival m’a rappelé de nombreux événements où nous avons flâné l’été dernier. Toujours gratuitement et parfois par hasard, au détour d’une rue.
On a encore des pics de froid et des chutes de neige entre les jours de températures positives, encore pour un mois, mais le climat change et les jours rallongent.

On se sent déjà plus dynamique, la nature se réveille timidement et on entend parfois le chant de quelques oiseaux. À ce qu’il parait ici, en 1 ou 2 semaine de temps, le paysage va littéralement se transformer. Comme si les arbres allaient exploser de leurs feuilles, les fleurs éclater de leurs couleurs. Et les animaux se donner le mot pour quelques concertos. Je sens un nouvel élan se dessiner, avec cette sensation de « revivre ». J’ai hâte.
Non pas que je n’ai pas apprécié l’hiver, bien au contraire ! 😉

Après cette Cabane à sucre géante et musicale, redécouvrez notre expérience à la sucrerie de la montagne, traditionnelle et authentique !

 

À très vite,

Maudits-Pancakes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre première cabane à sucre

Ha la Cabane à sucre ! Une activité typiquement Québécoise qui marque le Temps des sucres mais aussi l’arrivée du printemps. C’est à cette période de l’année (mars/avril) que les érablières du Québec reprennent leurs exploitations et récoltent l’eau des érables à sucre pour en produire le fameux sirop.
Ces Cabanes à sucres, ou Sucreries, accueillent de nombreuses tablées à cette période de l’année pour déguster des plats locaux et bien sûr le sirop d’érable.

Pour notre première expérience, nous sommes allés à la Sucrerie de la Montagne, sur le Mont Rigaud, à 1h de Montréal. C’est sous une nouvelle tempête de neige (la dernière ?) que nous avons pris la route de la sucrerie. Mais une fois encore, la blanche neige a rendu l’expérience unique.

Vous voulez festoyer ? Partager, déguster, chanter, danser ? Vous avez envie de générosité, de gaieté, de convivialité ? Alors je ne peux que vous conseiller cette expérience ! Ce fut pour nous une excellente surprise et elle a réchauffé nos coeurs pour la fin de l’hiver.

C’est parti ! Et comme pour la coupe de notre sapin de Noël en décembre dernier, on démarre l’activité par un petit tour en calèche, du parking à la sucrerie. Et ça, on aime !

 

 

 

 

Tradition oblige, la Tire d’érable ! Celle-ci consiste à faire chauffer le sirop d’érable et le verser sur la neige. Ensuite, à l’aide d’un bâtonnet de bois, vous en faites une sucette.

J’entends de la musique… entrons se réchauffer et se régaler de plats généreux !

 

 

 

 

 

 

Nous avons pris beaucoup de plaisir pour notre première Cabanne à sucre !
L’ambiance si particulière et si chaleureuse qui y régnait à rendu ce moment inoubliable. 

Ce fût aussi symbolique, car nous étions venus visiter cette sucrerie en 2013.
Pour la petite histoire, c’était quelques jours après la demande en mariage de Julien et l’idée de célébrer notre union dans ce lieu nous avait traversé l’esprit.

Se dire qu’aujourd’hui nous vivons ici au Québec et que nous nous rendons simplement à la sucrerie, un dimanche de mars… Ca me fait quelque chose ! 😉

Sur ce, je vous dis à bientôt.
Pour les prochaines aventures.

 

Maudits-Pancakes.

Le défit de la crise identitaire pendant ton expatriation

Vous savez que j’aime me confier ici, comme si vous étiez une oreille attentive précieuse.
Parce que ça me parait plus facile, parce que je n’ai pas à me demander à qui parler, ni comment le faire.
Je lance mon récit comme une bouteille à la mer, libre d’atteindre ceux qui y seront sensibles, ou non.

8 mois maintenant que nous sommes ici, et je me sens au milieu de nouvelles turbulences intérieures.
Des turbulences sur lesquelles j’ai pu rapidement mettre des mots. Car quand on a l’impression de ne plus se connaître soi-même, qu’on est plus certains de savoir ce que l’on aime, ce qui nous inspire, ni qui est réellement la personne qui se tient là, debout dans nos propres chaussures, on finit par se dire qu’on fait une sérieuse crise identitaire !

Perdre ses repères identitaires et découvrir un nouveau soi

En tant qu’expatrié, on perd forcément ses repères. Tout ce qui a forgé notre personnalité : notre éducation, nos habitudes, notre culture. Ces éléments font bien partie de nous et ont parcouru ces 6 000kms. Mais ils existent maintenant dans un autre milieu et sont finalement remis en cause. Nous relançons les dès de notre vie et nos armes habituelles ne seront peut-être plus celles de cette nouvelle partie…

Pour être honnête, en arrivant ici, j’ai senti comme un immense soulagement. Un poids en moins sur les épaules, le poids de nombreuses contraintes et du jugement des proches. Toutes les limites que j’ai pu m’imposer, des plus grands à priori, aux simples complexes physiques. Tout s’est envolé pour me permettre d’être enfin moi même.
C’est du moins je que j’ai ressenti à ce moment là. J’étais dans un nouvel environnement où je pouvais recommencer de zéro, comme si on m’offrait une deuxième chance. Un environnement où personne ne me connaissait et où je serais libre d’être qui je veux. C’est assez bouleversant mais aussi très épanouissant. Vous savez, comme quand on se sent pousser des ailes…

Mais le fait est qu’avec le temps, les nouveautés qui ont procuré ce nouvel élan sont devenues quotidiennes. Elles font partie du décor et sont complètement intégrées à notre nouvelle vie qui suit son cours. Alors je réalise, finalement, que je ne serais pas quelqu’un d’autre. Ma personnalité, mes doutes et mes certitudes sont toujours là. Mais je ne suis plus la même ! Des choses ont changées et je dois piocher dans mon ancien et mon nouveau “moi” pour découvrir cette nouvelle identité d’expatrié. Celle qui existe entre deux pays, deux cultures et deux vies différentes.

Vivre sans sa bouée : ses attaches, son appartenance, sa famille

Parallèlement au conflit identitaire que j’ai pu vous expliquer plus haut, j’ai dernièrement été confrontée à une énorme perte de confiance et d’estime de soi… Je vous avoue que le tout cumulé peut me faire traverser des jours plus difficiles que d’autres. À mon sens, cette confiance est forgée (en partie) par le feed-back des amis et de la famille :

Ces personnes qui nous entourent et à travers lesquelles nous vivons. Celles qui vont nous encourager, nous mettre en garde, nous rassurer et partager nos émotions. Ces personnes constituent à elles-même une véritable bouée de sauvetage. Un appui et un guide dans les directions que nous prenons. C’est en tout cas le contexte familial heureux que nous avons.

En les côtoyant, ces personnes nous aident aussi à prendre de la hauteur sur le quotidien. Ça nous permet de “vider son sac” régulièrement pour y voir plus clair. Ici, j’apprends à vivre avec un sac un peu plus chargé et il peut parfois déborder.

La crise identitaire faite partie de l’expatriation

Ces états d’âme font tout simplement partie du jeu.
Je m’y attendais, même si je sais maintenant que le vivre est très différent et n’est pas anodin… Heureusement, je ne suis pas seule et mon cocon familial est mon pilier ici.

Combien de fois j’ai pu lire les fameuses phases de l’expatriation (la lune de miel, la crise, l’adaptation, et enfin la maturité). Elles s’avèrent plutôt réalistes pour le moment et nous sommes d’accord, je suis clairement dans la deuxième phase ! 😉

C’est ici que je vous laisse. Dans ma bouteille, ballotée dans les remous de l’Atlantique, entre vous la France et ma nouvelle terre d’accueil.

Maudits-Pancakes.

Comment se passe notre premier hiver ?

Le premier hiver… le fameux… on y est !
Et c’est drôlement bin l’fun !

Alors que jusqu’ici des épisodes froids et neigeux alternaient avec des températures positives et de la pluie, on peut dire en ce mois de janvier qu’on rentre bel et bien au coeur de l’hiver.
Depuis que les fêtes sont passées, le thermomètre ne se promène plus entre 5 et -15 degrés mais bien entre -10 et -30 degrés.
C’est bien mieux comme ça, car la neige tient, il ne pleut plus, et les journées les plus froides nous offrent un ciel bleu magnifique et un grand soleil. Et ça, même s’il fait frette, c’est bon pour le moral !!

Avec l’arrivée de l’hiver nous avons fait beaucoup de découvertes.
Alors voici en images les petits plaisirs comme les grandes découvertes de ces derniers mois.

Les premières neiges et les décorations de Noël dans le quartier

Comme pour Halloween, les habitants de notre quartier n’ont pas lésiné sur les moyens en ce qui concerne les décorations de Noël. À intérieur comme à l’extérieur !
Pour la petite anecdote, le lendemain d’Halloween, certains habitants commençaient déjà à les installer !
Ici, on ne cherche pas où est la maison décorée mais plutôt celle qui ne l’est pas.
Quand je rentre à la maison, que j’entends craquer la neige sous mes pas et que je peux admirer toutes ces lumières, c’est réconfortant. 🙂 Quelques secondes furtives de magie. Et un petit spectacle en prime pour Harry.

 

 

Le dynamisme de Montréal sous les températures négatives

La ville de Montréal ne va certainement pas hiberner pendant l’hiver bien au contraire.
Les animations sont nombreuses, en tout temps !
Montréal en Lumière, la nuit blanche, l’igloofest, la fête des neiges et bien d’autres…  Nous n’avons pas forcément l’occasion d’en profiter avec le rythme du quotidien et nos contraintes de jeunes parents, mais on a pu voir un bel aperçu 🙂

 

  

Choisir son sapin de noël, le couper, puis le décorer

Une activité que nous avons adorée et que nous renouvellerons l’année prochaine sans aucun doute !
Ç’est toujours une belle activité familiale qui donne encore un peu plus de magie à la période de Noël.

 
 

  

Combiner weekend en chalet et balade en chiens de traineau

L’incontournable weekend en chalet, mais cette fois-ci, avec nos amis venus de France !
On était vraiment ravis de pouvoir enfin partager les joies du chalet avec nos proches ! Après tant de photos envoyées par téléphone, c’est bien de le vivre ensemble.
Pour profiter pleinement de ce temps précieux nous avons organisé une balade en chiens de traineau, une jolie découverte ! Émouvante même, pour ma part.

La visite de nos amis nous a clairement évité le gros coup de blues après nos vacances en France ! C’était (très) fatiguant, certes, mais on a pu prolonger un peu ce temps de fêtes et ces moments uniques. Alors on aime !

  

  

Quebec sous la neige et son esprit de Noël

Ha Québec.. Plus je te rends visite et plus je t’aime. 
Sous le soleil, avec tes feuilles orangées et maintenant ton manteau blanc et ton esprit de Noël… C’est comme si je te redécouvrais à chaque fois.
C’est ça que j’aime au Québec. Les saisons sont tellement marquées que tu peux découvrir plusieurs fois un même endroit, comme pour la première fois.

 

 

 

 

Les festivités avec la Gang

Loin de nos familles, on aime se rassembler et c’était vraiment chaleureux de fêter Noël tous ensemble !
Noël au Quebec a son charme, alors on espère qu’un jour on aura la chance de pouvoir accueillir notre famille pour l’occasion ! À bon entendeur 😉

Finalement, l’hiver ne fait que commencer… même si nous avons eu de beaux épisodes neigeux depuis le mois de novembre. Cette fois-ci, la neige va tenir, s’accumuler et le thermomètre pourrait descendre encore !
Nous allons profiter des prochains weekends pour faire d’autres activités comme les glissades sur tube, de la luge, aller patiner, skier… et le prochain chalet est déjà dans le calendrier. De quoi s’occuper jusqu’en avril !

Avril ?? je réalise tout à coup que l’hiver sera peut-être effectivement long 😉

Comment l’expatriation a chamboulé notre vie


On se retrouve pour un article un peu plus intime ! Car j’ai envie de me confier à vous !

Maintenant que j’ai le recul nécessaire pour vous parler et qu’on approche les 6 mois de vie ici, c’est comme le moment idéal pour faire un petit bilan.
J’ai souvent ressenti le besoin d’écrire mais je ne voulais pas non plus aborder des choses trop personnelles ici, que chacun pourrait interpréter ou juger. Car l’expatrié a “une vie de rêve” et n’a donc pas le droit de flancher… Oui, malheureusement ce raccourci est bien trop vite fait !

J’ai toutefois envie de vous partager tant bien que mal la façon dont l’expatriation a bouleversée notre vie. Dans les beaux jours comme dans les moins bons. Vous partager ce que j’ai pu ressentir jusqu’ici, en simple retour d’expérience. Alors… je me lance !

 

Un nouveau départ

Vous le savez déjà, dès les premiers jours de notre arrivée ici, nous avons senti comme un soulagement. On s’est senti légers, comme débarrassés du “fardeau” de notre vie qui ne nous correspondait plus en France. Quand j’y repense, je me demande comment nous avons pu ressentir cela devant la part d’inconnu qu’il y avait devant nous, toute l’organisation et les démarches qui nous attendaient pour notre installation. C’est vraiment ça l’expatriation, ressentir une multitude d’émotions, toute aussi contraire les unes des autres. C’est vivre tout à la fois, l’excitation, le soulagement, le stress, la sérénité, l’appréhension, la confiance, l’angoisse… Mais j’y reviendrais par la suite ! 😉

 

 

Les bienfaits du changement

Une fois installés, nous avons rapidement retrouvé une certaine sérénité. Un quotidien et des horaires simplifiées où nous ne sommes plus obligés de courir pour tout. Plus besoin d’être jugés parce que nous devons partir à l’heure du travail, de s’énerver parce que le trafic n’avance pas assez vite et savoir, impuissants, que nous serons en retard pour la nounou. Puis tenter de gérer le reste de la soirée quand toute la famille est épuisée.
Et souvent, rentrer quand son enfant est couché.

Plus besoin de se couper en quatre et vivre en décalé de son conjoint pour faire tourner cette routine tant bien que mal, profitable à qui finalement ?

Nous avons retrouvé ce luxe que nous avions perdu en France.
Nous avions besoin de l’expatriation pour donner un gros coup de pied dans ce rouage et relancer les dés de notre vie.

Je suis persuadée que c’est surtout l’expatriation qui permet de se réinventer de la façon dont on le souhaite. Le Canada a été le bon pays pour nous. Il a été un coup de cœur il y a 5 ans, il nous correspond en de nombreux points, nos professions sont ici en forte demande et que demander de plus, nous avons un réseau de connaissances qui ne fait que s’enrichir et qui apaise grandement la solitude de cette aventure.
Le Canada n’est pas le pays qui conviendra à tout le monde !
Même s’il plait beaucoup (disons même qu’il est à la mode), qu’il a bien des atouts pour une intégration réussie et pour retrouver une vie de famille. Il réunit dans notre cas toutes les conditions nécessaires à notre épanouissement. Alors, sans le moindre doute, je peux dire que nous avons trouvé ce que nous cherchions ici. Nous sommes venus chercher ce qu’il nous manquait et avons
créé cette chance de vivre une vie meilleure. Car oui, vous nous direz souvent que nous sommes chanceux, et c’est vrai ! Mais nous avons fait de gros sacrifices et nous nous sommes donné les moyens d’accéder à cette chance.

 

 

Et son lot de difficultés

Tout cela est donc extrêmement positif ! Sans compter toutes les belles aventures que nous vivons depuis notre arrivée (comme vous le voyez sur le blog). Mais l’expatriation ce n’est pas uniquement cela. Entre ces beaux weekends, il y a la vie de tous les jours, la routine et nos ressentis, toute cette sphère émotionnelle et psychologique qui fait partie de nous en tout temps et qu’on ne maîtrise pas toujours…

Avec le temps, certaines choses m‘ont rattrapées. Elles me sont propres et le discours de Julien sera certainement très différent, comme celui de chaque expatrié. Et chacun est confronté à ses propres forces et faiblesses.

– La première difficulté pour moi a été de voir julien partir travailler au bout d’une semaine sur le sol Canadien.
Après toute l’attente et l’excitation de voir cette aventure approcher, tous les préparatifs pendant 6 mois, nous y sommes. Et tout de suite, la vie reprend ses droits et je me retrouve “à la maison” avec mon petit garçon pendant 2 mois. Comme si j’étais restée sur le carreau dans cette aventure tellement pensée « à trois ».
Je pensais relativement bien vivre la situation, je restais active et tout était prétexte pour sortir de la maison. Ça m’a permit de découvrir notre nouveau quartier et me l’approprier. Veiller à ce que Harry s’adapte bien.
J’étais heureuse, mais à la fois, c’est comme si je ne réalisais pas du tout ce qu’il se passait, en spectatrice de ma nouvelle vie.
Pendant les balades en poussette, je marchais le regard au loin. Je me sentais à la fois accomplie et fière de parcourir ce nouvel environnement tant convoité. Et à la fois je me sentais perdue, sans savoir qui j’étais, ce que je faisais là. Tout en me demandant quand viendrait le jour où je réaliserai pour de bon que nous avions tout quitté. Aussi réel que ça l’était, j’ai longtemps attendu ce moment. Parfois, c’est comme si je l’attendais encore… C’est déroutant, et ça fait perdre un peu pied.

 

 

– Quelques mois après, je me suis vite retrouvée dépassée par mon rôle de maman à temps plein, démunie de patience. Je me dis alors que la reprise d’une activité professionnelle à venir me fera du bien et remettra les choses en ordre.
Le temps passe et finalement la situation empire. J’étais face à un mur. Je ne me reconnaissais plus et je n’arrivais pas à sortir de cette impasse. Je suis à fleur de peau, trop sensible, trop dure, trop exigeante, trop tout. J’ai clairement vécu la plus dure période de ma vie de maman jusqu’à aujourd’hui. Avec toute la culpabilité et le sentiment d’échec qui va avec.

Et puis un jour, en discutant, j’ai réalisé que tout ce que j’avais pu vivre ces derniers mois, avait provoqué des choses insoupçonnées en moi. Il faut dire que c’était perturbant de voir qu’on pouvait se créer un nouvelle vie si “facilement”, si rapidement. Aussi merveilleux que ces premiers mois ont pu être, j’ai alors pris conscience que :   

Non, l’expatriation n’est pas quelque chose d’anodin !  

Pris par un exercice de découverte et d’adaptation de tous les jours, il est impossible de prendre le recul nécessaire pour prendre conscience de ce que l’on vit, ce que l’on ressent. En encaisse, tous les jours un peu plus, sans s’en rendre compte. Puis un jour on se retrouve face à cette montagne d’émotions que nous ne sommes plus capables de gérer. Alors, comment accepter et gérer les émotions de son enfant quand soi-même on déborde ? C’est compliqué. Et prendre conscience de cela m’a déjà beaucoup aidé !

 

 

Nouveau train de vie, est-ce si facile de RALENTIR ?

Oui, vous avez bien lu ! C’est quand même le comble ! 😉
Ici, on a les moyens de vivre une vie plus paisible, moins stressante, dans tous les domaines. Les horaires de la crèches sont souples, celles du travail aussi. Personne de vous attend de pied ferme pour vous rappeler que vous n’avez pas couru assez vite, que vous n’avez pas fait assez bien. On peut “prendre le temps”.

Mais les vieilles habitudes sont tenaces ! Et le naturel revient vite au galop.

En France on faisait 1000 choses à la fois, obligés de sur-optimiser son quotidien pour pouvoir souffler une minute quand arrive le coup de 21h…
Sans parler de la pression sociale qui finalement avait eu raison de moi. Être une bonne mère, une bonne épouse, faire des repas équilibrés, proposer des activités éducatives, être une mega working girl, rester sportive, et toutes les casquettes nécessaires pour tenir la maison et organiser la vie de famille. Ça faisait beaucoup non ?

Ces habitudes sont des petits parasites qui viennent troubler le changement que nous sommes en train d’instaurer. J’ai souvent eu l’impression de me battre un peu contre moi-même, devoir marquer une pause pour souffler, pour faire redescendre la pression et me rappeler que je ne suis pas en France. Et que je n’ai pas à me mettre cette pression inutile.
Ici on me laisse vivre ! Alors autant en profiter et arrêter de se gâcher la vie ! J’y travaille encore… 😉

 

 

Un bilan positif

Je vous ai confié mes petits états d’âmes et ils me sont propres.
Je suis d’accord avec vous, c’est bien compliqué dans ma petite tête. 😉
De trop nombreuses fois je me suis jugée idiote de vivre les choses de cette façon. Alors que dans ces moments je pense qu’il faut être bienveillant avec soi et accepter ses sentiments pour éviter de les subir d’avantage.
Je pourrais vous parler de bien d’autres sujets et je n’ai pas abordé les moments ou le manque des proches vous ratrappe, tout comme la culpabilité et le sentiment d’être égoïste de leur avoir imposé notre départ.

Mais voilà, ça fait tout simplement parti du jeu ! Et j’accepte ça ! On ne peut pas tout avoir après tout ! 😉
Je pense que l’important est de trouver un équilibre dans tout cela…

Et surtout, je ne manque pas de nous rappeler de profiter du MOMENT PRÉSENT.
Que la vie est courte, et qu’on ne sait pas combien de temps cette aventure durera, alors savourons chaque jour ici. Et il n’y en a pas un où je n’éprouve pas de gratitude en appréciant ce que cette nouvelle vie nous offre.
Je nous trouve extrêmement chanceux et j’ai le sentiment de vivre une expatriation de bisounours où tout s’est déroulé sans embûches, sans difficulté sérieuse. Chanceux d’avoir ce qu’il faut pour nous épanouir ici et d’avoir un cercle d’amis qui facilite beaucoup les choses et nous aide à nous sentir chez nous. L’aventure aurait pu être bien différente dans d’autres conditions…
Aujourd’hui, on se réjouit d’avoir eu le courage de bousculer notre vie et pris le risque que ça ne marche pas.. Car on a rien sans rien.

To be continued…

 

Maudits-Pancakes.

 

La magie des premières neiges

Allo les amis ! Nous nous sommes quittés sous les couleurs de l’automne, mais cette fois, je peux vous dire que l’hiver et bien là, avec environ 1 mois d’avance ! J’avais hâte de vous partager les photos de notre première neige à Montréal. Vous savez, celle qui vous surprend un beau matin tout blanc, excitante, magique, qui vous fait voyager tout en restant chez vous. Alors on en profite ! Avant qu’on soit tannés par toute cette neige, les grosses chaussures, les gros manteaux, les suées en rentrant dans le metro, etc. Qu’on se le dise, on est rendus ainsi jusqu’au mois d’avril… Et même que parfois, ça dure jusque mai ! haha !

 

Alors, a-t-on froid ?

Non ! il fait froid, mais on est bien équipés pour ne pas le ressentir.
Nous avons même connu notre premier pic de froid à -21 degrés… Un véritable crashtest pour les équipements que nous avions achetés cet été ! Nous sommes rassurés et prêts pour affronter l’air glacial qui s’en vient. Oui, j’aime bien exagérer, mais on en reparle quand on connaîtra des pics à -40 ! 😉
Nous sommes curieux de vivre le plein hiver car pour l’instant ce n’est que le début.
Une petite voix me dit de ne pas crier victoire tout de suite !

Avec la canicule extrême cet été et l’hiver qui s’annonce vigoureux, je crois que nous sommes gâtés pour notre première année ici. Un bon test !

 

Le premier matin blanc :

  

Si vous vous posez la question de l’état praticable des routes, les pneus neige sont incroyablement efficaces, tous les axes principaux sont entièrement déneigés, ainsi que les trottoirs !
Dans des quartiers résidentiels comme le nôtre, moins prioritaires, cela est fait un peu plus tard au courant de la matinée. Aucun problème pour les trajets quotidiens et les transports en communs. Heureusement !

Pour cette première neige, tombée le vendredi 16 novembre, nous avons été très chanceux car nous avions prévu un weekend en chalet et prenions la route le soir même. L’esprit chalet est déjà si particulier alors ajoutez la magie de la neige… un vrai bonheur !

Je vous emmène à nouveau dans une bulle hors du temps, une bulle de fraîcheur, de douceur, ou l’on se réchauffe d’amour et de moments conviviaux. Ou dans le jacuzzi, à vous de de voir ! 😉

   

 

  

 

Petite balade enneigée :

 

 

 

  

 

  

 

 

Un weekend ressourçant après les petits coups de mou qui accompagnent le changement de saison et les questionnements qui font partie de l’expatriation 😉

See you soon…

Maudits-Pancakes.

 

Sur la route des vins

Allô chers lecteurs !

On se retrouve pour un petite virée champêtre, sur la Route des vins, à environ 1h de Montréal.
On profite des derniers weekends de l’automne et de sa « douceur », même si nous avons atteint il y a quelques jours les -6 degrés et aperçu les premiers flocons de neige. Aussi minimes soient-ils 🙂

– Nous avons donc visité en premier lieu le Vignoble de l’Orpailleur. Un des rares vignobles du coin proposant la table de son restaurant. C’est bon, c’est raffiné, typique et chaleureux. On apprécie cette pause gourmande pour commencer notre escapade. Nous avons particulièrement aimé ce Vignoble aux allures de Saloon, sa vaste étendue de vignes et ses jolis extérieurs fleuris. Le paradis pour Harry l’explorateur pendant qu’on laisse papa savourer la dégustation.

– Deuxième arrêt : le Château des Cartes, Vignoble et Cidrerie. En grande amatrice de cidre, j’y ai trouvé mon bonheur. Il possède une très jolie boutique et ses vignes se développent sur un beau dénivelé.

Nous repartirons de cette petite virée avec du vin blanc et du cidre de feu. À l’inverse du cidre de glace qui mise sur le froid, celui-ci mise sur la chaleur pour concentrer les sucres du jus de pomme.
Maintenant, nous n’avons plus qu’à vous attendre pour partager ces trouvailles autour d’un apéro !

Je vous laisse en photos, toujours avec de belles couleurs automnales 😉

 

 

 

   

  

 

 

 

 

Une journée à Mont-Tremblant

On se retrouve aujourd’hui pour un article haut en couleurs !
Les jours défilent et la fin du mois d’octobre approche… il était temps pour nous de s’évader et découvrir les jolies couleurs de l’automne, avant que celles-ci ne laissent place aux nuances hivernales.
Ces jours-ci, les températures tourbillonnent autour du zéro degré ressenti, avec quelques températures négatives pendant la nuit ainsi qu’au petit matin.
On peut sentir rougir le bout de notre nez en allant travailler et on apprécie nos accessoires de laines !
L’hiver vient… non sans une petite appréhension au fond de nous.
Notre premier hiver Canadien est bel et bien sur le pas de notre porte.

Dimanche dernier nous sommes donc allés à Mont-Tremblant dans la Région des Laurentides.
La ville tient son nom du fameux Mont, l’un des plus hauts sommets de la chaîne de montagne de la région, situé sur le territoire du Parc National du Mont-Tremblant.
Nous avons choisi de nous arrêter dans le petit village piétonnier de Tremblant, qui est en réalité une petite station de ski. Ce petit Village a vraiment beaucoup de charme à offrir.

 

En voiture !

Je vous emmène au Mont-Tremblant, mais d’abord, on profite de la route pour contempler le paysage !
On peut dire que le trajet passe vite avec de telles vues.

 

Le village

Pour commencer, voici une vue plongeante sur le village, après avoir gravi quelques mètres sur ce qu’on appellera bientôt les pistes de ski. Au pied du village vous pouvez monter gratuitement dans des télécabines et atteindre le plus haut sommet pour admirer la vue.

Entrons maintenant au cœur du village. De nombreux arbres, de jolies façades, de petites ruelles, des bars et restaurants tous très accueillants. Vous n’aurez qu’une envie, y entrer pour vous réchauffer, casser la croûte ou boire un bon café. Vous passerez également devant une petite boutique qui vous proposera une spécialité d’ici : la Queue de Castor. Je vais attendre le froid extrême pour pouvoir encaisser autant de gras 😉

 

  

 

 

 

Nous avons pu profiter d’un concert sur la place principale du village et écouter de bonnes reprises Rock avec quelques rayons de soleil en prime.  Mais surtout, nous avons découvert quelques sentiers de randonnée aux abords du village et avons apprécié nous perdre dans de véritable coins de nature, dépaysants à souhait !
Vous savez, comme au milieu d’une boule de Noël mais dans une version forêt dorée… Vous allez comprendre :

 

 

  

 

 

Alors ce Mont-Tremblant ? Avez-vous aimé la balade ?? 🙂

Bisous…
Maudits-Pancakes.

À la cueillette des pommes

Comme promis voici quelques photos de notre cueillette de pommes lors du weekend de l’Action de grâce au début du mois. L’Action de grâce, pour faire simple, c’est  la fête de Thanksgiving. Très répandue en Amérique, elle est nommée ainsi au Canada.

Nous sommes donc allés aux Vergers Lafrance. Non pas par nostalgie de notre beau pays d’origine, mais parce qu’il est situé à moins d’une heure de Montréal et propose la descente du verger en tracteur, des jeux pour enfants, des animaux, un espace restauration et sa propre cidrerie.

 

À vos tracteurs et petites brouettes, c’est parti pour la cueillette !

 

 

 

Ensuite, au boulot ! 

De la compote à foison… Les quantités ci-dessous ne représentent pas un tiers de la récolte 🙂

Un filet d’eau dans le fond de la casserole, les pommes coupées en morceaux, et hop, sur le feu jusqu’à ce que les pommes soient bien fondues. C’EST TOUT. Pas d’ajout de sucre, rien. Je peux vous dire que les pommes se suffisent à elles-même, une merveille

Ha ce que j’aime l’automne !

Outre ses petits plaisirs culinaires, l’automne nous offre bien plus : une véritable explosion de couleurs.
Où l’on se sent comme au centre d’une toile aux teintes rouge, orangées, dorées, cuivrées… Enivrés par ces nombreuses nuances !
Je vous emmène donc dans le ravissant petit Village de Mont-Tremblant dans le prochain article.
J’ai hâte de vous partager cette jolie découverte !

À très, très vite 🙂

Maudits-Pancakes.