Vis ma vie de maman expatriée

On se retrouve pour nouvel article dans le quel un bon nombre de mamans expat (ou non) se reconnaîtront !
En expatriation, on passe beaucoup de temps à culpabiliser vis à vis des choses qu’on a « enlevées » à nos enfants. À savoir : les proches, les amis et toutes les références qu’on a soi-même connues en étant enfant. Mais on oublie vite ce qu’on leur apporte et toute l’énergie qu’on déploie sans compter. Pour eux et la famille au complet.

Je vous livre (en partie !) comment je perçois mon rôle de maman et comment il est influencé par l’expatriation.
Avec en prime, quelques anecdotes ! Et du second degrés. 😉


1 – Je suis guide touristique

Les débuts sont déstabilisants et euphoriques ! Et pour oublier la désorientation sous-jacente, je veux croquer la vie à pleine dent, vivre chaque jour à fond et découvrir tout ce qui m’entoure, très vite.


« Alors attention les yeux, voila le planning des 4 prochains weekends. On va se plonger dans la ville, visiter tous ses quartiers et découvrir toutes leurs particularités.
Sans oublier les incontournables : Le Mont-Royal, Le Vieux-Port, la Basilique Notre-Dame, la rue Sainte-Catherine, blablabla..
Et quand on aura besoin d’une pause, on en profitera pour goûter les spécialités : crèmes glacées, queues de castor, poutines etc..
Vous êtes contents ???
Julien : « He ouais tout ça ? ok, cool. »
Harry : « Ouinn »
Moi : « Ça va être formidable ! =D  »


2 – Je suis le guide GPS

Une semaine après notre arrivée au Québec, Julien a commencé son travail.
Pendant ce temps, pas le temps de niaiser. Il faut s’installer et repérer les lieux !
Organiser le quotidien, repérer les sites utiles, les indispensables, faire des démarches, sonner aux portes.
Avec mon petit Harry de 1 an sous le bras, je suis désorientée, déboussolée, mais je n’en laisse rien paraître pour prendre les choses en main et découvrir notre nouvel environnement.

Sans voiture au départ, on en a fait des pas !
Tellement de chemins explorés que le weekend je peux guider mon mari avec assurance !


« Crois moi sur parole chéri, il faut tourner à droite ! Je le sais, c’est ici que je me suis perdue avec Harry l’autre jour. Tu sais la fois où tu n’avais pas de nouvelles de moi et que je suis rentrée tard en prétextant qu’Harry avait besoin d’air frais. Je l’ai cherché mon chemin pendant toutes ces heures. Fais-moi confiance. C’est à droite. »


3- Je suis cheffe de chantier

Quand Julien travaillait , j’ai vu intervenir quelques corps de métier à la maison. L’électricien, le technicien Internet, les livreurs de meubles, les déménageurs (salut les affaires de France venues par bateau !) etc… Et on connait tous ce genre d’intervention. Ça se passe à coup sûr : tel jour, entre 7h et… 18h. De quoi travailler sa patience et sa flexibilité !


« Ça y est, mon bébé dort enfin ! Ho mon dieu, j’espère que… Ding donnnng ! »


4 – Je suis professeure d’Anglais

Bien qu’on parle majoritairement le Français au Québec, on attend bien plus souvent l’Anglais ici que dans notre cher pays natal. Pas question de manquer cette opportunité pour mon fils.

Je me remets sérieusement à niveau et je parle désormais Anglais à mon enfant. Par les consignes simples, les jeux, les livres. Même si la facilité de la langue natale est coriace.


« Harry please, could you give me ton bavoir s’il te plait ? « 
« Time to sleep my boy. Take your doudou and.. Harry dépécheuuuh ! »


5 – Je suis égoïste

Parfois, entre tout cela, j’entre dans une phase très égocentriste. Elle est indispensable à mon épanouissement et me permet de me redécouvrir. Grossomodo : Je ne veux penser qu’à moi, me faire plaisir, profiter !


« Le doudou ? Attends chéri, je suis pleine introspection. D’ailleurs, demain il ne faudra pas compter sur moi, j’hésites entre une journée spa ou une rando en solo. Pff, je suis bête ! Je vais faire les deux ! »


6 – Je suis auto-entrepreneuse

Plus loin encore dans la quête de soi-même et comme tout est plus intense dans cette nouvelle vie, certaines passions deviennent évidentes et le lion qui est en moi veut conquérir le monde !


« Et ouais chéri, j’ai un projet à moi ! t’as vu ça ? Je pourrais compter sur toi ? Ça va me prendre du temps tout ça, je risque d’être un peu moins disponible. Mais on est une équipe pas vrai ?
À ce propos, t’as les outils pas loin ? J’ai réfléchi à l’aménagement de mon studio 🙂 »


7 – Je suis psychologue

Haa l’expatriation, ça en soulève des questions. Il y a les miennes… et celles-des autres.
« Maman, pourquoi je peux pas aller chez mamie, pk elle est en France ?  »
Tu sens la culpabilité qui vient ? À ce moment là, pour ton fils, c’est complètement anodin mais toi t’as besoin de te justifier !


« Tu sais mon coeur, papi et mamie sont en France et nous maintenant on vit au Canada. C’est merveilleux parce qu’on se voit souvent dans le téléphone et quand on veut se voir en vrai on prend l’avion, c’est trop excitant ! Et quand on se voit on vit des moments forts. Et tu sais, le plus important, c’est qu’on s’aime très fort. Papi et mamie pensent toujours à toi, comme toi tu penses à eux. Et n’oublies jamais que… Héé regardes maman ! Ma crotte de nez ! »


8 – Je suis prête à tout pour une nounou

Avec le recul, la plus grande difficulté en étant loin c’est de ne pas pouvoir compter sur l’aide de la famille. Impossible de se « décharger », souffler un peu ! Alors parfois, on implose, on aimerait se laisser un peu d’air, à tous les trois.

« Donc, si je compte le tarif de la nounou, le resto et le ciné, ça fait quoi… 250$ la soirée ? Additionné aux autres fois, je fais le calcul sur le mois ? Laisses tomber on sort, on verra plus tard. »


Le mot de la fin

Ce que je sais, c’est que toutes les mamans sont multi-caskets, qu’elles soient expatriées ou non.
La complexité de l’expatriation amène un lot de défis supplémentaires mais aussi de belles découvertes.
Des choses qui nous permettent d’évoluer et de se connaître un peu plus.

Là où tout est possible, on cherche l’équilibre entre le bonheur et la culpabilité de vivre l’expatriation. Pas toujours facile, mais je crois qu’on s’en sort quand même bien … Car on peut être heureux partout, du moment qu’on le décide.

Maudits-Pancakes.



Et comme la maternité est aussi complexe que merveilleuse, je te livre mes confessions de maman ici et j’aborde le sujet du « petit deuxième » par là.

C’est pour quand le petit deuxième ?

Tu la vois la grande question ?
Après le mariage on te titille pour savoir quand est-ce que tu feras un bébé.
C’est cliché, mais c’est encore le schema de notre société.
(et pardon si moi même je t’ai niaisé avec ça un jour…)
Je ne savais pas que ce serait la même chose pour un deuxième… je me suis trouvée naïve.

J’ai souvent pensé : « ça s’arrête jamais ».
Après un deuxième, trouveraient-ils encore un but à atteindre ? Faites allusion à un troisième et je m’étouffe !!
Je me suis même demandée si toutes ces personnes avaient vraiment eu des enfants un jour, pour inciter les autres à en faire. « On a peut-être pas vécu la même chose… Ils ont sûrement oublié… »
Et puis, c’est toujours plus excitant de suggérer à l’autre de faire un enfant quand tu sais que c’est pas toi qui va t’en occuper.

Des questionnements

Oui, je me questionne.
Peut-être parce que mon premier va sur ses 3 ans.
Et que dans le monde des bisounours, j’aurais trouvé ça merveilleux de lui offrir un frère ou une soeur.
Et d’être finalement « au complet », tous les quatre.
Le quotidien, la réalité, c’est autre chose. J’y reviens ensuite.

Pourquoi je me questionne ?
Parce que c’est sensé être « la suite logique ».
Sauf que j’ai la sensation de ne pas être dans le moule en ne faisant pas ce deuxième enfant.
J’ai l’impression que depuis déjà un an je dois me justifier sur le fait qu’il n’y ait pas de deuxième en route.
Hé boy… mon petit est tout juste propre depuis 1 mois !
Tu sais ce qu’on te dit à ce moment là ? Fais-vite le deuxième avant de t’habituer à trop de confort !
Est-on sérieux ??
Cette « pression », elle provoque des questionnements dont je me passerais bien.


Des sacrifices, jusqu’où ?

Je ne vais rien t’apprendre.
Ton enfant, même en prenant soin de ne pas t’oublier, il passera toujours avant toi.
Ses besoins avant les tiens.
Un pipi urgent quand tu commençais une conversation intéressante.
Un cauchemar quand tu commences la première page de ton livre.
Bref, des interruptions, des besoins, sans cesse.
Est-ce que je suis prête à « en remettre une couche » ? Vraiment pas sûre.

Au delà de ça, je n’ai peut-être pas envie de revivre les RDV gynécologiques, revoir mon corps se transformer, passer des nuits chaotiques à se lever, pousser et plier la poussette, changer des couches.
Et puis, en ballotter un par le bras en guidant l’autre par la voix.
Pour finalement entendre : « ça va ? t’as pas l’air au top ! ». Humm, comment te dire…

Quand t’as à peine le temps de penser à toi, tu dois réussir à trouver du temps pour ton couple mais aussi pour ton cercle social. Mais pas que ! Pas que du temps !
Ce qui est dur pour moi, c’est de rester disponible psychologiquement et mentalement pour les autres.
Quand j’ai cumulé trop de tensions, qu’au fond de moi j’suis frustrée parce que j’aurais voulu prendre mon café 5 minutes ce matin en pensant à rien, ou que je regrette une dispute inutile avec mon conjoint à cause d’un doudou perdu, j’ai du mal à me présenter enjouée et apte à discuter de la pluie et du beau temps avec les autres !
C’est un effort supplémentaire pour moi, et j’y arrive pas. Voilà c’est dit !

T’inquiètes pas, je vais bien, hein ! Mais je viens de traverser le « Terrible Two » 🙂


Un choix crucial

Si l’on ne fait pas d’autre enfant, j’ai le sentiment que la vie sera plus légère.
Que passées les trois premières années, la gestion familiale devient légèrement plus facile au quotidien.
Même si je crains inévitablement les prochains défis que notre fils nous réserve…
On arrive parfois à avoir un semblant de temps pour soi, à l’occasion.

Notre fils est aujourd’hui passionné, rieur, sensible, merveilleux (oui je sais, ce n’est que sa mère objective qui parle).
On peut voyager de plus en plus avec lui, on lui fait découvrir des cultures différentes, un cadre de vie privilégié. Les discussions sont de plus en plus intéressantes, sa soif d’apprendre grandit et notre lien affectif également.
Un deuxième enfant nous réserverait certainement de très belles surprises et de merveilleux moments à quatre.
Mais permettez-nous d’en douter, et de penser AUSSI à la fatigue et aux nouvelles « contraintes » que ça apporterait dans notre quotidien.

Oui, je veux une famille, mais pas en sacrifiant mon couple.
Je veux des enfants, mais en pouvant leur apporter tout le confort nécessaire.
J’aspire parfois à deux enfants, mais pas si on doit être en difficulté.
T’as compris, je veux le beurre, l’argent du beurre et la crémière !
Ça n’existe pas !

Qu’est-ce que tu fais dans ce cas là ?
Tu fais un choix… Est-ce que l’AMOUR est plus fort que tout et passe au dessus de toutes les difficultés ?
Est-ce que tu choisis l’amour, peu importe le prix à payer.
Est-ce que tu choisis le lien familial, la richesse de la fratrie, au détriment de ton petit quotidien fatiguant, par ce que c’est ça le plus important ?
Hahaaaa !

Un choix personnel

Je ne cherche pas de réponse. Parce que la réponse c’est mon conjoint et moi qui allons la trouver un jour, par rapport à notre vécu et nos envies. Peut-être qu’on sera simplement prêts à remonter nos manches et qu’on aura le goût d’affronter d’autres défis. Et agrandir encore nos coeurs. Ou pas.
Les témoignages pourraient être nombreux :
Certaines diront que 2 enfants c’est génial, d’autres que c’est très dur au début, d’autres que ça n’est qu’une question d’organisation, d’autres qui vont prôner l’enfant unique.
Bref. C’est tellement propre à chacun.


Mon ressenti aujourd’hui

Avoir un deuxième enfant, je pense que ce serait à la fois genial et très dur.
Ça résume bien ce que c’est qu’être parents finalement.
J’imagine que ce serait deux fois plus d’amour mais aussi deux fois plus de difficultés.
Et c’est le quotidien de millions de familles.

Parfois, je vis mal ces questionnements.
Parce qu’il y a ce que dit mon coeur. Ce que dit mon ventre.
Cette envie viscérale, qui persiste, coûte que coûte !
Celle dictée par l’amour, irrationnel.
Et puis, la raison prend la parole.
Je veux élever mon fils comme il faut et lui apporter tout ce dont il a besoin.
Je ne veux pas louper des choses parce que j’aurais été trop piétinée pour avoir la volonté et l’énergie de l’accompagner dans certains apprentissages, certains défis de sa vie. Il n’a pas besoin d’une mère au bout du rouleau.

Et puis, il y a les problématiques environnementales actuelles.
On veut le meilleur pour ses enfants et je ne suis pas sûre que le meilleur reste à venir de ce point de vue là !
Ça me terrifie et je fais partie des pessimistes à ce sujet.

Pour terminer, je dirais qu’un deuxième enfant mérite un minimum de questionnement en amont.
Et je pense que pour de nombreuses femmes, c’est un dilemme entre le coeur et la raison…
Je me trompe ? 😉

Big up à toutes les mamans de cette terre.
Seules, fortes, fatiguées, radieuses, courageuses, impatientes, imparfaites, extraordinaires.
Qu’elles soient mères de 1, 2, 3 enfants ou plus ! Parce que ça les regarde.

Confessions de maman

C’est peut-être l’article le plus personnel que je n’ai jamais écrit. Les défis quotidiens de la parentalité.
L’énergie déployée pour rester sur pied. Et ces moments de doutes où on se sent littéralement face au mur.
Je sais que mon récit parlera peut-être à certains d’entre vous. Et ça peut faire du bien de ne pas se sentir seul.

Ce cadeau de la vie 

C’est indéniable. Avoir un enfant est un don du ciel.
Une partie de soi. Inconditionnelle. Charnelle.
C’est une chance, à laquelle nous ne pouvons pas tous prétendre. Je ne l’oublie jamais. 

Mais. Dans le tourbillon de la vie, on mène un combat.
Pour sécher les larmes, désamorcer les frustrations, panser les plaies.
Mais aussi encourager, guider, divertir, amuser.
Sans succomber à la fatigue. Rester disponible. Répondre à cette dépendance folle !

Accueillir les vagues émotionnelles de son enfant. Qui deviennent ouragans. 
Des détresses, des frustrations, des incompréhensions. Un trop plein qui te jette cris et larmes à la figure. 
Tu les accueilles. Puis, une faiblesse, et ils finissent par t’envahir et se mêler à ton propre bagage. Tu succombes.
Voilà toute l’intensité d’un petit être de deux ans.
Un esprit indépendant, revendicateur. Frustré par son corps de « bébé » et ses aptitudes qu’il sent trop frêles.

Malgré tout, le plus beau rôle de ma vie.

La vie t’apprend que ce sont des « phases ». Beaucoup de moments sont « isolés ». Mais certains perdurent.
À t’en faire oublier le sens et l’ordre des choses.
Parent, t’es-tu déjà demandé « pourquoi on a fait ça ? » ou « comment en suis-je arrivé là? » 
Un enfant c’est merveilleux et ça renforce un amour existant pour le dupliquer !  
Mais disons-le enfin. C’est terriblement dur ! 
« N’étais-je finalement pas prête ?, « Pas faite pour ça ? ». 

Désarmée face aux mots de mes pensées. Désarmée de ne plus cerner le sens des instants joyeux. 
Quand un cri strident, une provocation, une cuillère de purée qui valse, une chute, te rappelle à l’ordre. 
Oui. C’est ça avoir des enfants. 
Suis-je alors devenue cette mère excédée et démunie de patience ? 
C’est arrivé. Et ça arrivera encore.

Le recul nécessaire 

Le recul, la patience. Les meilleures armes. 
Mon enfant teste les limites. Mais je sens que je doit changer quelque chose. 
Je n’aime pas ma façon d’être. De réagir.
Je me libère de mon rôle pour mieux le reprendre. Mets un peu d’air dans tout ça.
L’espoir m’habite. Ma patience me surprends. 
Moins de cris. Des échanges que je déguste.
Mon petit aurait-il retrouvé sa maman ? Je crois que oui.

Il y aura encore des crises.
Je n’arriverai pas toujours à les aborder de la bonne façon.
Car je suis Maman. Mais je suis Humaine.
Femme. Danseuse. Amoureuse. Et tellement d’autres choses.
Ces difficultés me seraient-elles parues si insurmontables si nous étions restés en France ?
Être mère est universel et dépasse les frontières. Mais loin des siens on ne peut compter que sur soi-même. 
J’ai retrouvé confiance. En moi et en ce que je t’inculque, mon fils.

La distance, mon ennemi

Être seule et loin avec un enfant en bas âge, c’est compliqué.
C’est ne pouvoir compter que sur soi ou son conjoint une fois qu’il est rentré.
Je suis heureuse d’avoir enfin du temps avec mon enfant.
Même si c’est aussi un temps pour jongler, gérer les soucis, se faire malmener.
Un temps de grands bonheurs, et beaucoup de solitude aussi.

J’essaie de trouver ma place dans tout ça. Mon épanouissement.
Ne pas rester dans l’attente du conjoint qui rentre.
Vivre pour moi, aussi. Même si ça représente un effort supplémentaire d’organisation.
Je ne peux pas rendre visite aux personnes que je voudrais, me vider l’esprit au téléphone ou me satisfaire de vivre sur le même fuseau horaire que les personnes auxquelles je pense.
J’apprends à vivre autrement. Me construire différemment.
Et je pense être en bonne voie !
J’apprivoise ce sentiment de solitude et je parviens à m’épanouir de moments simples, du bonheur de vivre dans un environnement qui me semble privilégié.

À mon fils

Toi. À qui on demande tant. Tu fais de ton mieux. 
Toi aussi tu te bats contre la fatigue. Les longues journées en garderie. Les sollicitations. 
Toi aussi tu veux simplement « être ». Tu découvres le monde.
Tu me mets à l’épreuve. Teste les limites. Me fais réagir. Tu te joues de moi, de nous.
Et tu as bien raison… Tu te construis. Tu le fais merveilleusement bien. 
Tu as une force de caractère. Et la folie de ta mère. Notre complicité. 
Tant d’aventures pour notre vie de famille.
Une adaptation non sans difficultés. Mais remarquable. 
Mon fils tout terrain. Je sais que ce sera une force pour toi dans la vie. 
Je ne sais ô combien de défis nous attendent encore. Ce qui est sûr c’est qu’on les vivra ensemble. 
Car on grandit avec toi. 

Le mot de la fin

Mon histoire c’est l’histoire de tout le monde.
Y’a des moment où on en a marre ! On rêve de légèreté !

Être maman c’est se sentir confiante, invincible ! Et ressentir une détresse physique et mentale le lendemain.
C’est avoir envie de tout abandonner. Être dans l’échec et finalement être fière de ses exploits.
J’aime me dire que je ne suis pas la seule. Accepter les périodes difficiles est un vrai défit, surtout quand on en sort pas ! Alors célébrons au maximum les moments joyeux. Vivons-les en pleine conscience !
N’oublions jamais que la vie est belle !