Résidents temporaires et propriétaires : comment a-t-on fait ?

Très souvent, les expatriés pensent l’accès à la propriété inaccessible à cause de leur statut « temporaire ».
Il existe pourtant beaucoup de possibilités, l’essentiel étant d’être bien accompagné.
Comment ça s’est passé pour nous ? Pourquoi avoir investi après seulement un an à Montréal ?
Les réponses ci-dessous !

Comment ça se passe ici ?

Comme partout, vous décidez de vous lancer et vous enchaînez les visites avec votre courtier immobilier.
Puis, quand c’est le coup de coeur, vous faites une offre d’achat. Jusqu’ici, rien de particulier !
Ensuite : il est fort probable que vous soyez face à 2 ou 3 autres acheteurs concurrents. Voir plus ! 
Il n’est donc pas rare que les maisons soient vendues au dessus du prix du marché à Montréal !

L’offre retenue sera sûrement la plus élevée et vous ne savez pas le montant proposé par les personnes en face de vous. Les enchères à l’aveugle…
À vous de proposer le prix qui sera à la hauteur de votre coup de coeur… mais aussi de votre porte-monnaie bien sûr ! Puis, croiser les doigts.

Détail très important avant toute première visite, faire sa lettre de pré-qualification auprès de sa banque (ou son courtier hypothécaire comme dans notre cas), si vous voulez pouvoir faire un offre d’achat crédible.
Cela prouve le sérieux de votre dossier et que votre prêt est déjà pré-validé.
La recherche de votre organisme financier ou de votre courtier en prêt hypothécaire, ainsi que quelques tâches administratives pour monter votre dossier, est donc nécessaire avant de se lancer.

 

 

D’abord, verser un apport

La première chose que les banques demandent, c’est une mise de fond personnelle.
Initialement la mise de fond requise est de 20% du prix d’achat.
Pour avoir une idée de ce que ça va représenter pour son porte monnaie il faut donc identifier quels sont les prix de vente des biens que l’on recherche.
Heureusement, l’apport de 20% peut être diminué à 10 ou  5% minimum (à condition d’avoir 1 an de présence sur le territoire pour les résidents temporaires).
Dans notre cas, nous procédions aux démarches bancaires en mai, soit 11 mois de résidence.
Un détail qui nous a valu pas mal d’efforts (de stress) pour valider un dossier dont la condition principale n’était pas respectée ! Mais on y est arrivés !
On commençait tranquillement les visites et à la 4ème, c’est le coup de coeur.
On a choisi de faire une offre d’achat même si c’était un peu tôt par rapport à notre situation et à l’avancée de notre dossier. Sans regrets !

 

En contre partie, prendre une assurance

Les organismes bancaires acceptent donc de vous prêter de l’argent sous certaines conditions même si vous êtes résidents temporaires.  En contre partie, ils vous demandent d’assurer votre prêt par un organisme tiers, ce qui est logique dans le fond (montant qui vient s’ajouter à votre mensualité) .
C’est sûr, on préfère s’en passer, mais un apport de 5% + une assurance c’est toujours moins douloureux que 20% d’apport ! En fonction du prix, ça peut vite monter…
Pour te donner une idée, on aurait du verser environ 90 000$ cash ! NO WAY !
Qui a ça ??

 

 

Puis, encore des frais

Je parle ici des méchantes taxes et frais annexes, qui additionnés, peuvent faire peur !
Car on ne compte pas ici l’apport personnel que tu viens normalement de verser…

D’ailleurs, tu as beau anticiper et te renseigner, tu as toujours des surprises.
En France comme au Canada 😉

Donc, pour finaliser l’achat nous avons dû prévoir :

  • L’inspection de la maison. Un expert étudie tous les recoins de la maison et te remet un (très gros) dossier avec ses commentaires sur son état, ses matériaux et j’en passe !
    Très intéressant pour les acheteurs ! Et cela te permet d’acheter ton bien en tout état de cause. (environ 600$)
  • Les frais de notaire (prix fixe à la charge de l’acheteur).
  • La régularisation des taxes municipales et scolaires en cours sur l’année.
  • La taxe sur l’assurance du prêt.
  • Le meilleur pour la fin : la taxe de Bienvenue (qui porte très bien son nom). En vigueur pour tout achat immobilier, selon le prix d’achat (5 000$ pour nous).

 

 

Pour résumer

On a pu devenir propriétaires assez facilement ! 
Ayant été propriétaires en France, c’est intéressant de réitérer l’expérience dans un nouveau pays.
Je dirais que les choses sont assez similaires dans les grandes lignes !
Il faut simplement prendre en compte quelques particularités selon sa situation.

Mais disons-le, l’emprunt est plus accessible.
Pas besoin de CDI ou de taux d’endettement à moins de 33% au moment de passer à la banque !
Ici ils sont conscients que les situations de chacun évoluent et qu’on ne peut pas juger ta capacité à emprunter à un moment T de ta vie. On te juge plutôt sur ton historique de crédit : si tu es de manière générale un bon payeur ou non (cela fait parti de l’étude du dossier de prêt).
> Pour en savoir plus, je vous expliquais le fonctionnement des cartes de crédit au quotidien dans cet article.

Pour finir, que ce soit en France au Québec ou ailleurs, c’est le genre de projet où tu y laisses de l’argent ! On est bien d’accord !

De notre côté c’est beaucoup de sacrifices pour cette année.
Il a fallu lancer les démarches coûteuses (4 000$ !) de notre Résidence Permanente en parallèle et on a du faire une croix sur plusieurs événements importants qui se passeront sans nous en France.
Mais c’est ainsi ! Au vu de la flambée des prix sur la marché (vente mais aussi location!), des nombreux logements trop mal isolés sur Montréal et l’éloignement avec les proches, c’était essentiel d’avoir un vrai chez nous.

Le « calme » de la banlieue nous fait du bien et on profite de notre vie de famille.
On retrouve le confort d’être chez soi et libre de faire ce qu’on veut sans avoir peur de déranger les voisins.
Harry commence à avoir des amis dans le quartier.
La verdure est tout autour de nous.
On est à quelques minutes de nombreuses fermes et vignobles mais aussi de parcs nationaux et même d’une station de ski.
Les festivals et activités familiales sont très nombreux dans les environs, nous laissant toujours l’opportunité de belles promenades improvisées.

Si toi, (futur) expatrié, tu me lis, j’espère que cet article te seras utile !
Contactes-moi si besoin !

 

Maudits-Pancakes.

  

  

 

 

Bienvenue chez nous

Bienvenue chez nous !
Depuis le temps que j’en parle, je vous montre enfin notre petit nid douillet !
Nous logeons dans cette petite maison en brique rouge (voir photo du dessus), dans un quartier résidentiel de Verdun.

Parlons un peu de Verdun

On retrouve le calme et l’environnement familial que nous aimons, tout en restant à deux pas des principaux points d’intérêts et des transports en commun.
Nous pouvons faire beaucoup de choses à pied et nous apprécions grandement la proximité du fleuve Saint-Laurent et les longues balades qu’il offre sur ses berges. Cette nature tellement présente, tout en restant finalement en ville ! Je ne peux m’empêcher de vous partager à nouveau quelques photos tant je suis amoureuse de cet endroit.

Pour les envies de shopping, Verdun possède une grande artère commerciale : l’Avenue Wellington.
Passage incontournable, on y trouve de nombreux restaurants, bars, boutiques, épiceries, pharmacie, coiffeurs, centres esthétiques, supermarchés, ainsi que le métro.
Les nombreux événements culturels et la diversité de ses commerces font le dynamisme de cette avenue et la positionnent comme point central de Verdun. Nous y passons au moins 2 fois par jour, la garderie d’Harry y étant située.

 

Notre logement

Notre logement demeure sur deux niveaux : un rez-de-chaussée ainsi qu’un demi sous-sol.
Agencement typique et extrêmement répandu ici.
Je peux vous dire que la fraîcheur du sous-sol nous a clairement sauvé pendant les grosses chaleurs de l’été !

Au rez-de-chaussée on trouve une première chambre, le salon, la cuisine, la salle de bains et l’accès au jardin avec la terrasse.
Au sous-sol, nous avons 2 chambres supplémentaires, un espace salon et le coin buanderie.

Nous sommes parfaitement bien installés ! Initialement, le but était de trouver un logement correcte, le temps de poser nos valises, trouver nos repères et choisir dans un second temps quelque chose qui nous plait vraiment. Je pense qu’on ne pouvait pas espérer mieux comme démarrage…

 

Se sentir comme à la maison

Pour terminer, voici une liste des petites choses qui nous font nous sentir ici chez nous, et ce depuis le premier jour…
Les boites aux lettres ne se ferment pas à clés.  Pour quoi faire ? Tu vas me dire que quelqu’un volerait ton courrier ? Vraiment tordue comme idée.
De nombreux jardins ne sont pas clôturés, comme le nôtre. Aucun inquiétude vis à vis de cela ici.
Ton colis est livré pendant ton absence ? Pas de problème, il est posé devant ta porte. Oui, il t’attendra sagement jusqu’à ton retour, sans se faire kidnappé.
Si tu veux dégourdir les jambes de ton enfants, marches. Tu vas tomber sur de superbes aires de jeu à tous les coins de rue !
Besoin de t’aérer l’esprit ? Traverses la rue et promène toi le long du fleuve Saint-Laurent et ses rapides. Mieux encore, emmène ton pic-nic et installes toi ! Sinon tu as toujours des cours de yoga et de danse gratuits face au fleuve…
Ici, dans les parcs, tu peux apercevoir parfois une magnifique table à la déco champêtre autour de laquelle des personnes se sont rassemblées. Comme dans leur propre jardin.
C’est autorisé, tout simplement car il y a du respect. Aucun déchet ne restera sur le sol ou dans les arbres. Toi, tu peux ressentir la convivialité de ce moment. Ça te fait plaisir et tu souris bêtement.
Sentir, à 18h (et oui, déjà) l’odeur des bons petits plats que les familles voisines préparent. Sentir leur train de vie serein et leur « slow life ». Je n’aurais jamais pensé commencer mois aussi le souper à 18h, mais le quotidien ici fait que, c’est ainsi. Ensuite, tu as simplement du TEMPS. Sortir, aller faire du sport, regarder la télé, soit ! Il m’est même arrivé de m’ennuyer ! 😉
Les rencontres étonnantes et les discussions sincères et profondes que nous pouvons avoir avec des inconnus dans les transports en commun.
La bonne humeur. Ces ondes positives qui planent dans l’air où que tu sois… Comme si la mentalité des personnes à ton alentour était palpable et t’atteignait comme un champ magnétique.
– Un quotidien très, TRÈS différent. Et tout simplement ressourçant.

 

Vous savez, pour être dans la confidence, il m’arrive de faire des cauchemars dans lesquels je suis en France, dans notre ancienne routine, en retard pour tout, stressée et frustrée continuellement. Je ne crache pas dans la soupe ! Nous avions tout pour être heureux, mais nous seuls savons le quotidien que nous vivions et ses répercussions sur notre état psychique et sur notre famille.

Nous avons juste l’impression de re-VIVRE. On voit notre fils grandir, et faisons enfin connaissance avec la famille que nous sommes. Rien que pour ça je ne regrette pas l’aventure…
Alors je vais paraître un peu bisounours, nous sommes comme on dit dans notre phase de « lune de miel » de l’expatriation. Mais c’est ce que nous ressentons AUJOURD’HUI.
Et comme on ne sait pas de quoi demain est fait, on prend ! On prend ce qui s’offre à nous. On vit l’instant présent et on le savoure !

Vous seuls, nos proches, êtes la choses que nous regrettons… et malgré tout le positif qui nous entoure, le manque peut parfois nous rattraper et nous frapper de plein fouet.

Trêve de confidences ! 🙂 Je vous présente notre chez nous.
Où nous n’attendons qu’une chose : vous recevoir ! 🙂

 

L’entrée / Le Salon

 

 

La cuisine

 

 

Chambre 1 – Salle de jeu

 

Le sous-sol

 

Sous-sol – Chambre 2

 

 

Sous-sol – Chambre 3

 

L’extérieur

  

 

À très vite…

Maudits-Pancakes.

 

Acheter une voiture en arrivant au Canada

Comment acheter une voiture en arrivant au Canada ?
Voici notre retour d’expérience !

Pour le contexte, nous étions à la recherche d’une voiture pour faciliter nos déplacements hors Montréal et surtout pour partir à l’aventure le weekend, étant donné que nous allons travailler en transports en commun pendant la semaine.
Pour vous partager notre expérience, je dois d’abord vous parler brièvement du système bancaire au Canada.

 

Le système bancaire Canadien

Tout d’abord, pour emprunter au Canada, on consulte votre historique de crédit !
Pas de taux d’endettement à 33%, de contrat CDI quasi obligatoire et j’en passe, c’est votre historique de crédit qui fait foi. Quésaco ?
– Ici, on a une carte de débit : carte bancaire classique pour les achats courants, qui nous permet de dépenser le solde présent sur notre compte. Mais aucun découvert n’est possible. Pas de bras, pas de chocolat. Ou plutôt : pas d’argent, pas de dépense.
– Mais on a aussi une carte de crédit : qui nous permet de consommer… à crédit !
Imaginons que nous réservions une chambre d’hôtel avec notre carte de crédit, à nous de rembourser rapidement l’achat sur le compte. Pour rester « à zéro » si je puis dire.
Si de manière générale nous remboursons rapidement les achats effectués avec la carte, nous avons une « bonne note » qui encouragera les banques à nous prêter de l’argent.
Vous l’aurez compris, il nous faut un historique pour emprunter !
Mais nous venons d’arriver…

 

Comment faire pour emprunter sans historique de crédit ?

Il est toujours possible d’emprunter… Mais à quel prix ?

Pour la petite histoire :
Des étoiles plein les yeux et le coeur palpitant, nous sommes allés essayer un beau Dodge RAM de 2015, 4 roues motrices, V8, 40 000kms seulement, et dans notre budget !
Interessés, nous demandons une étude de financement.

Résultat :
Tout d’abord, notre statut de résident temporaire nous permet de contracter un prêt sur une courte durée. Plutôt logique vous me direz !
Imaginez un peu la mensualité d’un prêt de 30 000$CAD sur 2 ou 4 ans.
N’ayant pas d’historique de crédit, on ajoute à cela un joli taux d’intérêt de 8%.
ET BIEN ÇA PIQUE !
Demi tour… ça ne vaut pas le coup, on va bientôt payer la voiture le double de son prix initial… et à ce moment là, nous sommes encore dans l’incertitude par rapport à ma recherche d’emploi.
On revoit donc nos ambitions et voyons « moins gros ».

 

Qu’avons-nous fait ?

Nous sommes venus ici avec un apport dédié à l’achat d’une voiture.
Environ 12 000€ soit un peu plus de 20 000$CAD.
On aurait pu se dire de verser cet apport et diminuer la part d’emprunt pour alléger la mensualité du Dodge RAM, mais par principe, un taux d’intérêt si élevé nous chiffonnait. Et on ne voulait pas se précipiter non plus. Nous gérions tellement d’autres aspects à côté. Bref, on ne le sentait pas !

On s’intéresse donc aux SUV Américains en contactant V-USA (l’importateur de notre ancienne Mustang vers la France), présent à Montréal. On est donc accompagnés par quelqu’un de confiance et rassurés pour ce premier achat. Car rappelons le, ici il n’y a pas de contrôle technique ! Il faut rester vigilant et bien consulter le Carproof du véhicule. Ce document retrace son historique et permet notamment de vérifier s’il a déjà été accidenté ou non.

V-USA nous présente donc quelques modèles disponibles selon nos critères de sélection et on s’arrête sur un Dodge Journey SXT de 2014, 80 000 kms. Il nous coûtera finalement que 15 000$ soit environ 9 000€. Un véhicule que l’on peut payer comptant, tout en gardant un peu d’apport… Pour un RAM ou une Challenger dans 2 ans qui sait ? haha 😉

 

Voici un petit aperçu :
 

On est bien contents d’avoir trouvé le véhicule idéal pour notre situation et un modèle qui nous plait quand même bien 🙂

J’espère que cet article pratico-pratique vous aura plu !
Je vous dis à très vite pour un article retraçant les faits marquants du mois de juillet 🙂
Car il s’en est passé des choses !

Des bisous…
Les maudits pancakes.