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Notre avenir sur terre : ayons le courage de la vérité

Quel est notre avenir sur terre et celui de nos enfants ? Réchauffement climatique, sur-population, sur-consommation… je sais qu’on peut avoir envie de lever les yeux au ciel… Parce qu’on a du mal à réaliser et se sentir directement concerné.

Mais si j’écris aujourd’hui c’est parce que, enfin, un documentaire a su trouver les mots et les exemples concrets pour que je regarde la vérité en face. Ce documentaire, c’est Legacy de Yann Arthus Bertrand.
Mon malaise grandit ainsi ma prise de conscience. Je ne suis pas là pour faire des leçons et j’ai beaucoup d’efforts à faire au quotidien, même si j’essaie de faire ma part.

J’en regarde beaucoup des documentaires…
Mais celui-ci a été comme la cerise sur le gâteau, celui qui me donné envie d’agir, plus que jamais.

« Ayons le courage de la vérité »

Ayons ce courage. Tu n’as pas envie de déprimer ou mal dormir ?
Alors tu évites ce genre de documentaire ? Ça arrive à tout le monde, ça m’est arrivé.
Mais ayons le courage de nous confronter pour de bon à la réalité.

Non, on ne devrait ne pas dormir sur nos 2 oreilles… pas de nos jours.

On devrait être préoccupés chaque jour par la situation.
Parce qu’on doit agir, tous à notre échelle, pour préserver la vie qu’on aime tant.

On va droit dans le mur et on y envoie nos enfants, en fermant les yeux.

Je veux te partager l’essentiel, ce qui m’a boulversé et ce que nous devons retenir. Je veux te parler SIMPLE et CONCRET. Je veux parler à chacun de vous.

SURPOPULATION ET CROISSANCE INFINIE DANS UN MONDE LIMITÉ

Nous les hommes, si intelligents, avons depuis des années su tirer profit de notre environnement pour subvenir à nos besoins : on a apprivoisé des animaux pour chasser et se déplacer plus efficacement. Ces animaux nous ont aussi aidé à cultiver la terre et améliorer nos rendements. On est très intelligent…

Sauf qu’on a jamais cessé d’en vouloir plus. Le troque, puis le commerce sont apparus, nous permettant de nourrir plus de populations, améliorer encore nos rendements. Mais cette croissance, n’a jamais cessée.

Nous sommes aujourd’hui plus de 7,5 milliards d’hommes sur Terre. Chaque seconde, nous sommes 5 de plus.

5 de plus… 5 de plus… 5 de plus… Dans quatre jours, nous serons 1 million de plus


Yann Arthus-Bertand

EN ENVIRON 50 ANS, ON A DÉJÀ DÉTRUIT 70% DU VIVANT SUR TERRE

70% du vivant, détruit par nos activités. « Nous sommes en train de supprimer tout ce qui n’est pas humain sur cette Terre »
Trêve de mot, mais des exemples concrets :

La Californie loue des abeilles chaque année

La Californie produit 80% de la production mondiale d’amandes. Cela nécessite non seulement une irrigation colossale (comme c’est la cas pour la culture des avocats au Mexique et toutes nos agricultures massives) mais, accrochez vous bien : la Californie n’a pas assez d’abeilles pour permettre une telle production. Chaque année, elle loue des abeilles venues par camions, pour polloniser ces champs gigantesques. Avec les quantités de pesticides déployés, vous imaginez bien que la plupart ne survivront pas.
Mais ce n’est pas grave, on en louera d’autres l’année prochaine…

Dubaï, la ville du désert, exporte le sable Australien pour construire sa ville

Vous connaissez Dubaï et ses buildings gigantesques ? Quand la ville a voulu construire « The World », elle a importé 500 millions de tonnes de sable d’Australie. « Ironique », pour une ville du désert. Une démesure parmi tant d’autres. On construit, sans cesse. Parce qu’on se multiplie et qu’on en veut toujours plus. C’est comme si on dépendait de cette croissance infinie, mais en définitive, n’est-ce pas elle qui dépend de nous ? On est les seuls à pouvoir la ralentir.

Des immeubles pour élever des cochons

On a tous entendu parler des scandales liés aux abattoirs et la façon dont nous traitons les animaux. Comme des citrons à presser mais ô grand jamais comme des êtres VIVANTS.

Est-ce qu’on parle des élevages de cochons en Chine ? Avez-vous déjà vu ces beaux immeubles blancs, tout propres, mais si sales à l’intérieur. Des ferme-immeubles, de l’agriculture hors sol ! Des milliers de cochons, qui ne verront même jamais la lumière du jour… Comment ça peut être réel ?

La façon dont nous exploitons les animaux n’est pas sans conséquences, regardez la pandémie actuelle.
On pourrait s’attendre à des pandémies de ce type tous les dix ans selon les experts. Voilà vers quoi on se dirige.

« En déforestant, capturant et vendant des animaux sauvages, l’Homme a créé le cocktail parfait pour l’émergence de nouvelles pandémies. Le VIH, Ebola, la grippe aviaire et maintenant la COVID-19. Toutes ces pandémies proviennent de virus présents dans les animaux sauvages et qui se sont adaptés à l’homme« .

Yann Arthus-Bertrand

L’élevage en général est responsable d’au moins 14 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. « La souffrance animale est là, les vaches vont à l’abattoir au bout de 3 ou 4 ans alors qu’elles peuvent vivent jusqu’à 20 ans ».

ON PUISE LES RESSOURCES DE LA TERRE, SANS LIMITES

La découverte des énergies fossiles

Il y a 50 ans, on a découvert les énergies fossiles. Une nouvelle ressource qu’on va surexploiter et qui va changer notre condition sur terre.
Alors, oui, c’est fabuleux et on ne va pas se plaindre de pouvoir rouler en voiture, chauffer nos maisons, prendre l’avion etc…
Sauf qu’au lieu de l’utiliser modérément on a flambé ! Et comme on est toujours plus nombreux, que les énergies fossiles sont la richesse du monde et les lobbys toujours plus forts, on flambe et on flambe encore.
On a construit des machines de guerre, inimaginables il y a quelques années, pour puiser dans les entrailles de la terre.

Les énergies renouvelables n’ont rien remplacé

Tout n’est pas négatif et ces 10 dernières années on a vu arriver des énergies renouvelables : des champs de panneaux solaires et d’éoliennes ont fleuri ! On pourrait se dire que les choses changent ! Le problème c’est que JAMAIS ça n’a remplacé une partie de nos énergies fossiles pour les faire diminuer… Elles s’y sont tout simplement ajoutées.

Écosystème en danger

La biodiversité, les mécanismes naturels qui nos rendent la vie possible sur la terre sont en train de mourir. Notre fameux effet de serre, celui qui permet de maintenir la température idéale pour nous sur terre, se surchauffe. 1 ou 2 degrés supplémentaires ça change quoi pour nous ? Rien ? Pensez à la fièvre, 4 degrés de plus et on meurt.

Les effets sont dramatiques et le seront de plus en plus. Fonte des glaciers, fonte du Permafrost, ce sol gelé dont les gazes rejetés sont bien pires que le CO2, sans oublier les virus inconnus qu’il contient. Une véritable réaction en chaine amorcée…

Les réfugiés climatiques ne vont cesser de croitre et on doit s’attendre à des flux migratoires considérables dans les année à venir.

LES FINANCES DOMINENT LA TERRE ET LE VIVANT

Vous comprenez bien que tout est lié et que nous sommes au coeur de tout ! Surpopulation, agriculture de masse, surconsommation, fin des ressources, dérèglement de notre écosystème, dérèglement climatique, mort du vivant, alimentation industrielle, pandémies, mortalité.

Nos systèmes financiers, les banques, enrichissent les acteurs et lobbys qui participent à tout ça. Notre économie mondiale va à l’encontre d’une vie durable sur terre.

« il ne peut pas y avoir de croissance infinie, dans un monde limité »

Yann ARTHUS-BERTRAND

QU’EST-CE QU’ON PEUT FAIRE ?

Le vivant s’éteint mais nous ne pourrons pas continuer à vivre sans lui…
Les conséquences, directes ou indirectes ne cessent de s’intensifier.
L’été dernier, la Californie a été ravagée par des incendies gigantesques. C’est « au moins 300 000 personnes qui ont dû fuir les feux en Californie, ce sont des réfugiés climatiques. » Ces flux migratoires ne vont cesser de s’intensifier.

Pour éviter que nos vies ressemblent à ces images dignes d’une fiction, il y a des actions simples. Elles peuvent paraître insuffisantes mais elles sont pourtant fondamentales. Si on s’y met TOUS, on peut espérer changer un peu les choses…

Avant tout, on doit arrêter de penser à notre confort immédiat (quand on a connu que lui…) et réduire au maximum notre empreinte carbone.


– Arrêter, limiter considérablement la consommation de viandes industrielles
– Consommer le plus possible bio, local, de saison
– Privilégier autant que possible les transports durables vélo, les transports en communs.
– Limiter la consommation d’eau
– Recycler et limiter ses déchets
– Investir dans des compagnies respectueuses de l’environnement
– Se mobiliser ! pour changer l’inaction politique
– Et certainement bien d’autres…

Essayons, faisons-le !

« Agir rend heureux »

Il y a encore 1 million de choses dont j’aurais pu parler… et tout autant dont je n’ai pas connaissance.

Je veux partager les infos qui me semblent essentielles au plus grand nombre et vous encourager à regarder ce film Legacy de Yann Arthus-Bertrand que je trouve incroyablement juste.

Agissons tous à notre échelle, selon nos possibilités. Mais agissons.

Maudits-Pancakes.

Sources et ressources :

Abeilles et amandiers de Californie

Les abeilles au secours des Amandes

Importation de sable Australien à Dubaï

Élevage de cochons en Chine

Le Permafrost et la situation actuelle :

Entretien GoodPlanet

Agir au quotidien

Good Planet Mag

Mon regard sur l’expatriation depuis la COVID

Retour définitif en France ou poursuivre son expatriation ? Cette question a dû traverser l’esprit de très nombreux (tous ?) expatriés.

La Covid nous nous atteint tous, d’une façon ou d’une autre. On a perdu nos privilèges, nos libertés, notre insouciance. Quand est-il alors des personnes expatriées, déjà isolées de leurs proches ?
La covid a rompu les liens fragiles qui germaient tranquillement, les opportunités d’intégration, si précieuses en terrain inconnu. Pour de nombreux expatriés, cette crise a déclenché un changement de vie. Et très souvent, c’est la santé mentale qui dépend d’un retour en France !

Les expatriés se sentent doublement isolés

On sort d’une année tellement difficile. On s’est senti (on se sent encore) complètement isolés. Nous sommes nombreux à travailler de la maison depuis le début de la pandémie… nous n’avons le droit de voir PERSONNE. À l’exception de l’été dernier, 6 personnes et 3 foyers maximum. Un répi de bien courte durée.

J’ai l’impression de sortir d’une année d’isolement, un peu abîmée. Le pire, c’est que je dis « sortir » par ce que l’année 2020 est terminée… Mais la réalité c’est qu’on se prépare sérieusement à vivre une deuxième année ainsi. Ou alors entre 6 et 10 mois de plus, pour le meilleur scénario. Car les règles ne cessent de se durcir et les frontières sont très loin de réouvrir. On espère tous que les choses s’adoucissent dans les mois à venir.
Mais commencer l’année ainsi, quand on avait tous le goût de l’espoir à la bouche, ça coupe l’herbe sous pied. Ça mine encore un peu. Soyons patients.

Je ne vais pas m’étaler sur les effets du confinement, je me confiais ici… On est bien chanceux d’avoir la santé, un travail. On est vraiment pas à plaindre… Mais être confiné si longtemps avec si peu de lien social, ça laisse des traces. Point final. Ta vision des choses change. Indéniablement, tu perds la saveur de ton expatriation. Tu perds la hauteur, la prise de recul. T’es cloisonné, collé à toi même. Chaque jour passe et se ressemble. tu dois garder le cap.

Tu te rattaches aux skypes avec ta famille, mais les voyant toujours réunis avec quelques restrictions, t’as l’impression d’être le dindon de la farce. Pourtant, c’est pas drôle non plus en France. Malgré tout, tu éprouves ce sentiment désagréable et à la longue fait peser la solitude.

Je pense que pour ces raisons, de nombreux expatriés ne sont tout simplement plus heureux loin des leurs. Plus rien ne balance l’éloignement familial. Des difficultés supplémentaires (perte d’emploi, décès, la difficulté des visas au Quebec, et autres) peuvent venir assombrir le tableau. Le retour au pays s’impose.

Bonne ou mauvaise décision, définitive ou temporaire…. Peu importe quand un changement s’impose.

Mon regard sur notre expatriation

Hooo oui, ce covid il nous joue des tours ! Il met notre santé mentale à rude épreuve. Il vient brouiller nos pensées…
Mais aujourd’hui, si je fais cet article, c’est pour vous partager du positif ! De l’espoir et beaucoup de gratitude.
Et si je le fais c’est parce que je suis passée par bien des phases difficiles.

Malgré toutes les difficultés, la vie finit toujours par me rappeler les choix que j’ai faits et me montre que je suis à la bonne place.

En quittant la France, on a suivi notre instinct et fait les concessions qui s’imposaient à nous. Aujourd’hui le Canada, si imparfait, me montre une fois de plus la terre d’opportunité qu’il est. Que tout est possible. Que si tu y crois, que tu y mets un peu du tiens, l’univers te répond. C’est le sentiment que j’ai depuis que je vis ici. Les choses suivent… je ne nage plus à contre courant. Si j’entreprends quelque chose on me donne 2 fois plus, on ne me dit pas de me taire.

Tout cela peut paraître bien abstrait. Mais notre vie familiale épanouie et nos vies professionnelles florissantes font notre bonheur. Peu importe la crise que nous vivons, les piliers de notre vie sont là, bien solides. Et même si cette crise est parfois très dure à surmonter, nous n’avons pour l’instant pas remis en cause notre vie ici. Car nous aurions bien trop à perdre.

Je continue de rêver, de réaliser le chemin parcouru. Je sais d’où je viens et chaque matin je suis dans ce monde idéal. La lumière du soleil, un manteau gris ou le blanc de la neige, le ciel bleu des journées glaciales, la forme des sapins derrière la fenêtre… C’est mon décor Canadien. Celui que je suis venue chercher. Celui que je chérie tant.

Ma famille, vous me manquez tant. Bien ici mais toujours déracinée de vous. On a besoin de se retrouver et cette déconnexion me fait mal. Mais voyons loin, voyons grand. On se retrouvera et il me tarde de partager la vie avec vous.
On va se retrouver. Et nos coeurs vont exploser. <3

Maudits-Pancakes.

Paysage enneigé

L’esprit de Noël et la magie des fêtes au Québec : traditions et activités

Vivons ensemble la magie des fêtes au Québec. Cette période de l’année est vraiment exceptionnelle ! Le confinement interminable nous empêche d’en profité pleinement et la neige est arrivée très tard cette année.
Mais la magie de cette période semble bien être plus forte que tout.

Retour sur notre fin d’année, en se concentrant sur le positif que la vie continue de nous offrir !

Activité : commencer l’hiver en chalet

Début Novembre, on décide de partir tous les trois en chalet. Une première pour nous, car les chalets sont habituellement partagés avec des amis, c’est un rassemblement et un grand moment de partage.
Ce chalet a tout de même été bien apprécié ! Ressourçant, au calme et en famille. On en avait besoin.
Besoin de sortir de chez nous étant en télétravail depuis Mars 2020.
On observe les premières gelées, l’hiver s’approche tout doucement.

Tradition des fêtes : la coupe du sapin de Noël

Début Décembre, comme chaque année, nous allons couper notre sapin dans une sapinière. Cette année à été la meilleure des expériences : la beauté de l’endroit et des sapins, les animations, les commodités et le rapport qualité prix.
On a donc découvert La Sapinière JLS près du Mont Saint-Hilaire.
Les années précédentes, nous nous étions rendus à la Ferme Quinn sur l’ïle-Perrot. , à l’Ouest de Montréal.
Une référence ici et une valeur sûre.

Les décorations de Noël

Après la coupe de notre sapin, on s’attaque donc à la décoration ! La maison devient plus chaleureuse, la magie de Noël s’installe et on attend impatiemment que l’extérieur devienne tout blanc… Il faudra attendre la nouvelle année pour avoir la première vraie bordée de neige. On a donc passé « un Noël vert » (sans neige). Ce n’est pas si rare au Québec. À ce qu’il parait cela peut se produire environ 1 fois tous les 5 ans.

En terme de décoration de Noël, c’est un bonheur de voir à quel point les habitants de notre quartier s’appliquent ! Le quartier est tout droit sorti d’un film… c’est simplement MAGIQUE. On ne loupe pas une occasion de se promener à pied pour voir les décorations.

Tradition des fêtes : le North Pole Breakfast

Le NORTH POLE BREAKFAST ! Qu’est-ce que c’est ? C’est un grand déjeuner pour accueillir notre « Elf on the Shell » (« l’Elf sur l’armoire ») dès le 1er Décembre. Je vous explique ce que ce petit Elf vient faire chez nous dans le paragraphe suivant.
On fait donc une belle tablée pour fêter l’arrivée de notre Elf et lui souhaiter la bienvenue. Et on déguste un bon brunch.

24 jours avec notre « Elf on the Shell »

Le voilà notre petit Elf. Selon la tradition il vient tout droit du Pôle Nord, envoyé par le Père Noël. Sa mission est de surveiller les enfants pendant le mois de Décembre, en attendant le passage du Père Noël.
Tu sais… un bon argument pour encourager le bon comportement de ton enfant 😉
Ses particularités ? Chaque nuit, il repart au Pôle Nord faire le compte rendu de la journée au Père Noël. Mais quand il est de retour, au petit matin, il fait quelques farces.
Chaque matin, notre fils découvre donc la bêtise de l’Elf.
La mission de l’enfant : donner un nom à son Elf et surtout, ne jamais le toucher ! Sinon il perdra sa magie. Un seul remède existe en cas d’accident : la cannelle !

Activité : balade avec un Alpaga

Une belle découverte cette année : se promener dans un bois avec un Alpaga. Nous sommes allés au Domaine Poissant, l’une des plus grosses fermes d’alpagas au Québec

Comment ça se passe ? On vous confie un Alpaga et vous faites une marche dans un petit boisé du domaine, au Mont St-Hilaire.
On peut prendre son temps, observer l’alpaga, le nourrir… ou lui raconter notre vie ! Il est très à l’écoute 😉

Belle surprise lors de la balade, nous avons rencontré le Père Noël en personne !

Activité : les plaisirs de la neige

Ha la neige ! Ça change tout ! Le paysage se transforme et c’est le moment de sortir profiter de belles balades, décentes en luge, faire des anges ou des bonhommes de neige… Je ne vous parle pas du ski, du patin, des raquettes etc. Dès que la neige est là, tout devient magique et les activités se multiplient. Surtout sans le covid, on est d’accord… Mais simplement mettre son nez dehors est dépaysant !

Cette année nos activités sont clairement restreintes à cause du Covid mais on ne manque pas d’imagination pour rendre ça le plus excitant possible !

Découvres notre premier hiver ici ! La ville de Québec en hiver, une balade en chien de traineau, un chalet avec des amis venus de France… Le bon vieux temps. 😉

J’espère que le voyage t’a plu. Le contexte actuel est difficile pour tout le monde mais on oublie pas qu’on reste chanceux, on a la santé, le travail et on vit notre rêve Nord-Américain. 🇨🇦

À bientôt.

Maudits-Pancakes.

Comment partir vivre au Canada et comment y rester ? Emploi, permis de travail… je vous dis tout !

Tu rêves de partir vivre au Canada, mais tu ne sais pas vraiment où commencer ? Je t’explique notre parcours en détails !
Comment trouver un emploi, un permis de travail ? Mais le plus important : une fois sur place, comment préserver ses droits et rester plus d’un ou deux ans sur le sol Canadien ?

Ci dessous je t’explique notre parcours. Celui d’un couple Français désirant s’installer au Canada et plus précisément Québec, en 2013.
Cet article pourrait ne pas concorder avec d’autres provinces du pays.

1- Se poser les bonnes questions

Bien sûr avant toute chose, je te recommande de partir pour les bonnes raisons. Pas pour fuir quelque chose ou faire comme quelqu’un. Tes motivations doivent t’être propres et sincères. Tu sais, ça doit venir de l’intérieur. Je te conseille mon article La vie est-elle si belle au Canada ? pour t’aider y voir plus clair.

C’est décidé ? Le Canada c’est pour toi, tu veux changer de vie ? Si tu veux partir dans la « sécurité », notamment si tu as des enfants ou simplement par confort, le mieux est de trouver un travail avant de partir (ce qui te permet d’avoir un permis de travail pour pouvoir résider au Canada).
Autrement, tu peux partir avec un permis comme le PVT (Permis Vacances travail), un peu plus souple, idéal pour les personnes qui souhaitent tenter l’aventure en travaillant mais aussi s’octroyer plusieurs mois de tourisme.

Donc, première chose à te demander : dans quel secteur je travail ? Le marché est-il porteur en Canada ou dans la province où je souhaite aller ?
En gros : est-ce qu’il y a de la job dans ma branche ? Quels sont les salaires moyens ?

Ça te donnera déjà quelques perspectives sur le niveau de vie auquel tu pourrais prétendre et s’il te sera facile ou non de trouver un emploi.

2- Trouver un travail

De notre côté, mon conjoint travaille dans l’informatique et on a décidé de partir seulement s’il trouvait un emploi.
Il a parcouru toutes les offres qu’il a pu trouver sur le web et postulé depuis la France. Il a aussi participé au salon de recrutement Parisien « Journées Québec » trois années de suite. Idéal pour rencontrer des recruteurs Québécois en personne !
Au fil du temps, ça lui a permis de se tisser un réseau. Il a « accroché » avec plusieurs employeurs et il a pu revenir vers eux au fils des années pour sonder leur besoin en recrutement et faire en sorte qu’on ne l’oublie pas. Bref, il a planté des graines un peu partout.

La vie a fait que malgré beaucoup de pistes sérieuses, aucune démarche n’a finalement réellement aboutie. Le projet a « dormis » quelques années sans être totalement oublié. On construit une maison dans le Nord de la France et nous devenons une petite famille.
Fin 2017, comme d’habitude mon mari relance un peu son réseau par curiosité. Les 23 décembre, 2 entreprises lui adressent une offre d’emploi. C’est notre chance. Et on a le luxe de choisir avec quelle entreprise on s’envolera…

3- Faire son visa de travail

Le meilleur scenario est donc de trouver un emploi et surtout un employeur prêt à t’accompagner dans les démarches pour faire ton permis de travail. Tu arrives au Canada avec ton permis, tu es attendu et tu as une source de revenue pendant ton installation.

Je t’explique un peu plus bas dans cet article le détail des permis que nous avons fait.


Ok, imaginons que tu as ton permis de travail en poche et que tu es arrivé au Canada, que faire à présent ? Tu sera bien occupé avec ton installation, la découverte de ton nouvel environnement, de nouveaux repères.
Peut-être un rêve qui se réalise… Mais avec un permis de travail temporaire, c’est un rêve a une durée limitée. Si tu sais déjà que tu aimerais rester plus que 2 ans ici, il va falloir anticiper !

En tant qu’expatriés, l’anticipation fait partie intégrante de notre vie ici. On a toujours en tête la date de fin de notre permis de travail. Et aussitôt qu’on entame un nouveau permis ici, la question est : et ensuite ? comment on fera ?

Rien n’est laissé au hasard ! Hors de question de se laisser prendre au dépourvu et de devoir quitter le pays par manque d’anticipation. Notre vie ici est bien trop précieuse à nos yeux pour laisser place à l’improvisation.


Du premier permis de travail temporaire à la résidence permanente : quel cheminement ?

1- Le permis de travail  » jeune professionnel »

Le premiers permis de travail que nous avons fait, notre porte d’entrée au Canada a été le Permis Jeune Professionnel.

La personne qui détient ce type de permis peut travailler uniquement pour cet employeur et pour la durée précisée, et, le cas échéant, à l’endroit indiqué sur le permis.
(source)

D’une durée de 24 mois, ce permis nous autorisait à résider et travailler au Québec pendant ce laps de temps. Mon mari devait strictement travailler pour son employeur. Moi, j’ai hérité d’un permis ouvert (je peux travailler pour qui je veux hormis le domaine des enfants et de la santé dans lesquels je ne suis pas qualifiée. Et ces domaines sont très réglementés).
Pour le permis ouvert, il faut faire la demande en arrivant au bureau d’immigration à l’aéroport. Mon fils, lui, a un permis visiteur, suffisant pour aller à la garderie ou à l’école.

On partait donc au Canada pour au moins 2 ans. Mais le temps passe vite et on savait déjà qu’on voudrait rester plus longtemps. Nous avons donc très rapidement pensé à faire notre demande de Résidence Permanente pour pouvoir rester sur le long terme.


2- Le Certificat de Sélection du Québec (via PEQ), première partie de la Résidence Permanente.

On se renseigne donc sur les démarches de la Résidence Permanente. Pour y accéder, la première partie est de se faire sélectionner par le Québec, grâce à la demande du Certificat de Sélection du Québec (CSQ).
L’immigration au Canada est régie par des cotas et chaque provinces communique les siens.

Nous avons donc lancé notre demande de CSQ le plus rapidement possible, soit après avoir cumulé 12 mois de travail à temps plein sur le sol Québecois. 1 an après notre arrivée.
Tu peux faire ta demande de CSQ via le Programme de l’expérience Québécoise (PEQ) qui est une version accélérée.
C’est l’avantage d’initier sa demande de Résidence Permanente en étant déjà au Québec. Tu es « déjà dans la course », si je puis dire. Et c’est démarches sont la suite logiques si tu veux prolonger tes droits ici.

En Juillet 2019 (après 1 ans de travail au Québec), nous lançons donc notre demande de CSQ via le PEQ. Il sera validé 20 jours ouvrés plus tard. À parti de là, nous avions 2 ans pour envoyer la seconde partie de notre demande de résidence permanente.

3- Finaliser la demande de résidence permanente

Pendant le traitement de notre demande de Certificat de Sélection du Québec (CSQ) nous remplissions déjà seconde partie de notre demande de Résidence Permanente, de façon à l’envoyer dès la réception de notre CSQ.
Je vous l’ai dit… anticipation 🙂
Vous n’êtes pas à quelques jours près, mais on aime que les choses soient bien ficelées pour ce genre de choses.

Le dossier de la demande de RP est assez conséquent, dans le sens où vous devrez fouiller dans le passé pour retrouver certains bulletins scolaires, adresses d’habitation, voyages réalisés etc, sur les 10 dernières années 😉
La listes des documents ici

4- Le permis de travail A75

Pour ne pas perdre le fil, petit résumé avant de continuer :
– Nous sommes arrivés en 2018 avec le permis Jeune professionnel valable jusqu’en 2020.
– Juillet 2019 nous obtenons notre CSQ et lançons notre demande de Résidence Permanente
– Cette année, en Juin 2020, notre permis de travail initial (jeune professionnel) est donc arrivé à échéance.

Le CSQ en poche n’est pas suffisant pour nous permettre de rester au Québec car ce n’est pas un permis de travail. Nous avons donc fait un nouveau permis de travail : le permis A75, avec le même employeur.
Ce permis est valable 2 ans. On a donc de la visibilité jusque juin 2022.
Mais il peut être renouvelé si nous ne recevons pas notre Résidence Permanente d’ici là.

Quelques complications : Avec la Covid, les délais de traitement ont doublés. Nous avions fait notre demande de permis A75 en mars 2020, 3 mois avant la date finale de notre permis Jeune Professionnel, pour le recevoir dans les temps. Malheureusement, nous avons été sous statut implicite pendant quelques mois, n’ayant pas reçu notre nouveau permis à temps.
Finalement, nous l’avons reçu au cours du mois de septembre. Par chance, nous avons pu maintenir notre couverture à l’Assurance sociale (RAMQ). Une exception grâce au contexte de la Covid ! Nous avons aussi gardé nos emplois. Certains se sont fait licencié à cause de cette crise ce qui les a contraint de quitter le pays. Plus d’employeur, plus de permis…

5- De la patience et de la détermination

À travers toutes ces démarches, il faut de la patience avant tout. Les délais de traitement comme la Résidence Permanente peuvent être longs et cela engendre beaucoup d’incertitude. On n’aime pas remettre en cause son droit de rester au Canada lorsqu’on y est bien.
Cette année a été particulièrement compliquée avec la Covid et tous les retards de traitement associés. Ce qui a mis beaucoup de personnes en difficulté.

Ces démarches représentent aussi beaucoup de tâches administratives : remplir de nombreux documents, en trouver des anciens qu’on pensait aux oubliettes, quelque part dans le greniers de nos parents ou à la poubelle. De la rigueur pour que toute cette paperasse soit conforme et présentée au bon moment… et bien sûr des coûts.

Les expatriés sont souvent perçus comme chanceux d’avoir accès à une vie différente et riche en découvertes mais ce n’est qu’un partie de l’iceberg. Bien sûr qu’on est chanceux et reconnaissants. Mais derrière, c’est un véritable projet de vie et un parcours qui demande des sacrifices, du courage et de la volonté. Car on a rien sans rien.

1 an et demi que notre demande de résidence permanente est envoyée, aucun accusé de réception reçu. De l’incertitude et la durée de notre permis de travail actuel qui diminue chaque mois. On croise les doigts !
Je vous expliquais ici la situation, celle qui concerne des milliers d’immigrants.

Tu be continued … 🙂

Permis de travail a75

Tout savoir sur le permis de travail fermé A75

Aujourd’hui je t’explique ce qu’est le permis de travail 75.
Particulièrement utile si tu souhaites obtenir ta Résidence Permanente, et que tu as reçu ton CSQ (Certificat de Sélection de Québec).
Une fois en poche, tu as 2 ans pour faire ta demande de Résidence Permanente. On sait tous que les délais sont très longs. Ils viennent d’ailleurs de passer de 22 mois à 26 mois à cause du contexte de la covid !

Ce permis de travail A75 te permet donc de rester au Québec et de travailler en attendant ta RP. Si tu n’as pas ton CSQ, tu peux pas avoir accès à ce permis.

Qu’est-ce que le permis de travail A75 ?

La première chose à savoir c’est qu’avec le permis fermé A75 tu seras directement rattaché à ton employeur. Tu es lié à lui pendant la durée de ton permis. Autrement dit, tu ne peux pas travailler pour une autre entreprise.

Quelles sont les conditions pour demander un permis de travail A75 ?

– Résider au Québec au moment de la demande.
– Avoir ton Certificat de Sélection du Québec (CSQ).
– Avoir un permis de travail encore valide au moment de la demande.
–  Trouver un employeur qui voudra t’accompagner dans les démarches

Comment faire sa demande de permis de travail fermé A75

Tout se passe sur le portail de l’immigration Canada, comme pour toute demande de permis de travail temporaire.
Ton employeur va lui aussi participer aux démarches :
Il doit se créer un compte sur le portail employeur du site du gouvernement pour soumettre son offre d’emploi en ligne et payer les frais (230$).

Ensuite, pour compléter ta demande, tu auras besoin des documents suivants :
– Le CSQ
– Ton passeport valide (attention si ton passeport se termine bientôt, ton permis de travail aura la même date d’expiration)
– Ton permis de travail actuel (encore valide)
– Une attestation d’emploi signée par ton employeur
– Le numéro d’offre émise sur le portail employeur
– La preuve de paiement de l’employeur

Comment valider ton permis de travail fermé A75?

Ton permis est validé ? Super, mais il va falloir l’activer.
Bien sûr, il va falloir payer. Mais je trouve ces coûts plutôt raisonnables comparé à la demande de Résidence Permanente par exemple. Mais c’est quand on cumule le tout, au fil des années, qu’on se rend compte de notre budget « immigration »…

Grossomodo, prévois 85$ pour tes données biométriques si tu ne les a pas déjà faites et 155$ pour le permis en question.

N’oublies pas de te rendre à l’une des douanes américaines pour activer ton permis mais tu peux aussi faire ta demande en ligne. Option plus confortable avec des enfants par exemple. Et si le renouvellement de ton permis n’es pas urgent.

À noter : tu peux rattacher ton(a) conjoint(e) et tes enfants à ce permis, en faisant une demande de permis ouvert.
Dans notre cas, mon mari détient le permis de travail fermé et mon permis ouvert me donne le droit de travailler pour n’importe quel employeur (hormis les domaines de la santé et de l’éducation où des examens sont nécessaires). Notre fils a un permis visiteur (touriste), suffisant pour qu’il puisse aller à la garderie ou à l’école. S’il arrivait à l’âge de 18 ans, on aurait dû lui faire une demande de permis d’étude.

Une fois validé, ce nouveau permis de travail sera de la même durée que ton CSQ. Car tu es censé recevoir ta Résidence Permanente à la fin de ce délais. Mais je t’explique ici à quel point la situations est critique en ce moment concernant les demandes de Résidence Permanente.

J’espère que cet article t’aura apporter des informations utiles. Prochainement je t’explique comment faire si tu perds ton emploi ou si tu souhaites changer d’employeur au cours de ce permis de travail fermé A75.
Mon conjoint vient de changer d’employeur et nous venons de faire cette démarche, non sans stress 😉

Maudits-Pancakes.

residence-permanente

Résidence permanente : des milliers d’immigrants sur un siège éjectable

Aujourd’hui un article au nom des milliers d’immigrants, comme nous, dans l’attente de leur résidence permanente. Depuis Juillet 2019, plus aucun accusé de réception n’est délivré et aucune communication officielle n’a vu le jour. Plus d’un an d’attente et de doute.

Le dossier est-il bien arrivé au bureau de l’immigration ? Est-il bien complet ? Ce sont des réponses qu’on souhaite avoir le plus rapidement possible (normalement communiqué en quelques semaines) car en attendant la procédure, le permis temporaire court… tout comme notre droit de travailler sur le sol Canadien.

L’anticipation est de rigueur lorsqu’on a un statut temporaire car il faut jongler avec les permis de travail et leur durée de validité limitée.

MEMO : 1. la Résidence Permanente (RP) vous autorise à travailler sur le territoire de manière permanente, non limitée dans le temps (en réalité pendant 5 ans, mais renouvelable).
2. Pour y accéder, vous devez avoir été sélectionné par le Québec et donc obtenir votre Certificat de Sélection du Québec (CSQ). Valable 24 mois, il vous permet de présenter votre demande de RP et d’attendre sa validation.
3. Le CSQ n’est pas un permis de travail, il fait donc un permis temporaire valide en parallèle pour pouvoir rester sur le territoire.

4. Le permis de travail autorise l’individu à travailler dans le pays en question, le visa, lui, est obligatoire pour l’entrée sur le territoire et dépend de votre pays d’origine.


La situation actuelle

Les demandes de résidence permanente sont étudiées à Ottawa, autrement dit, par la Canada. Le traitement est donc au niveau Fédéral (Canada) et non Provincial (Québec).
En revanche les seuils d’immigration sont fixés par le Québec. La Province annonce chaque année les quotas de migrants qu’elle est prête à accueillir.
Jusque là, pas de problème, on est d’accord.

Actuellement, Ottawa pointe du doigt les seuils d’immigration fixés par le Québec et les conséquences de la COVID-19.
En effet, les délais de traitement déjà très longs se rallongent, l’annonce des quotas se fait tarder, et le Covid n’a pas fait de bien à la situation existante. Les agents de l’immigration ont été placés en télétravail mais de trop nombreuses procédures sont encore au format papier. Dont la demande de Résidence Permanente. Clairement, le tournant numérique au sein des services immigration n’est pas amorcé.

Difficile à vivre pour nous les candidats

Ce manque de visibilité est tout simplement stressant et anxiogène. C’est notre vie sur le sol Canadien qui est en jeu, un projet de vie et de nombreux sacrifices réalisés pour arriver jusqu’ici.

Bon nombre d’entre nous sommes des travailleurs installés au Québec depuis plusieurs années, contribuent activement à l’économie du pays (impôts, achat immobilier, lancement d’un commerce, etc.).  
Nous avons déjà été sélectionnés par le gouvernement du Québec (demande de CSQ, obligatoire avant de déposer une demande de résidence permanente).
On joue donc le jeu, on suit les étapes et sommes arrivés au pied de l’objectif final. Celui d’accéder à la Résidence Permanente, mettant fin aux demandes de visas temporaires et autorisant la demande de citoyenneté le cas échéant.

On patiente donc depuis plus d’un an dans l’attente de cet accusé de réception, sans aucune certitude que le dossier soit connu des services de traitement et surtout s’il sera traité. Tic Tac, Tic Tac…

Nos pires craintes

Premièrement on ne sait pas quel sort nous attend.
Rappelez-vous, en 2018 c’est 18000 dossiers de demande d’immigration qui on été tout bonnement « jetés à la poubelle ». Des milliers de vies impactées et parfois brisées, en quelques secondes.
Le gouvernement est capable de le faire. Il peut recommencer.
Va-t-il se débarrasser de ces milliers de dossiers en attente, cumulant un retard de traitement monumental ?
On ne sait pas. Nous sommes sur un siège éjectable…

Choses à savoir :
– Le certificat de sélection du Québec (CSQ) est valable 24 mois et laisse le temps aux candidat d’envoyer leur résidence permanente et d’attendre son acception. Si la résidence permanente n’est pas validée avant ces 24 mois, le CSQ restera valable en attendant le décision finale. OUI, à condition d’avoir reçu un accusé de reception….

Déjà 16 mois écoulés. On attend.
– Le CSQ n’est pas un permis et ne vous autorise pas à travailler au Québec. Vous devez donc avoir un permis de travail valide en parallèle.

Les conséquences

Certains voient leur CSQ arriver à échéance, sans même avoir eu un accusé de réception de la RP.
Il faut donc refaire un CSQ mais aussi faire un nouveau visa de travail s’il arrive également à échéance, ce qui a été notre cas (pas toujours évident, ça nécessite de trouver un employeur prêt à vous accompagner. Encore beaucoup d’incertitude et de stress).

Mais le problème c’est qu’avec toute cette situation et les délais de traitement de permis rallongés à cause du covid, beaucoup de personnes sont tombés, comme nous, en statut implicite.
Cela signifie entre autre, la perte de la couverture sociale et l’interdiction de quitter le pays sous peine de ne pas pouvoir y rentrer au retour.
T’as pas intérêt à tomber sérieusement malade, te blesser et encore moins de rentrer au pays voir tes proches.
Au moins avec la Covid, ce dernier point est réglé…
(Fort heureusement la sécurité sociale, RAMQ, à prolongé sa couverture de 6 mois supplémentaires au vue de la situation actuelle).

Voici quelques exemples auxquels nous sommes confrontés :
– des délais passant de 16 à 30 mois d’attente,
– des frais allant jusqu’à 12 000 $ pour une famille de 4 personnes
– des frais de renouvellement de permis en attendant la RP
– supporter un 2ème passage de la visite médicale (valide qu’un an), encore une fois à nos frais.
– Coûts, précarité, status implicites


Que sait-on aujourd’hui ?

L’immigration (IRCC) met de l’avant les impacts de la COVID-19 et des facteurs externes, comme le manque d’accès aux documents papier. Au printemps, ils ont lancé un appel d’offres pour revoir leurs systèmes informatiques vieillissants avec la volonté de s’adapter aux nouvelles façons de travailler.

On entend les impacts de la Covid… Mais à un moment donné il faut que ça bouge. Les conséquences sont bien trop importantes. Des avocats en immigration couvrent l’affaire et on suppose que :

Depuis juillet 2019, le service immigration a tout simplement cessé de traiter les demandes des travailleurs qualifiés québécois, parce qu’il a atteint les seuils pour l’année, selon les seuils d’admission établis par la province du Québec.

Soit, si tel est le cas, on aimerait bien le savoir ! Je pense qu’au point où nous en sommes, nous avons simplement besoin d’être rassurés et d’avoir un minimum de visibilité. J’entends par là, au moins une communication officielle, même si tout n’est pas clarifié de leur côté. Une sortie du silence !
Les nouveaux seuils d’immigrations pour l’année viennent d’être communiqués récemment, on espère donc tous que cette annonce pourrait au moins débloquer quelque chose au sein de l’immigration qui aurait maintenant toutes les cartes en mains.

Existe-t-il un accord entre Québec et Ottawa pour ne pas traiter nos demandes, afin de vider l’inventaire de dossiers déjà en traitement? C’est LA grande question qu’on se pose.

Les éléments encourageants

 Le ministère fédéral de l’Immigration a mentionné mettre en œuvre un accusé de réception modifié. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni. On ne sait pas s’il aura la même valeur que le véritable accusé de réception.
S’il prouve que le dossier a été reçu, cela n’implique pas son traitement.

Une des grosses craintes est que les agents renvoient le dossier s’il n’est pas complet et nous devons tout recommencer de zéro. Cela va de l’absence d’un papier au manquement d’une signature.
On sait tous à quel point le dossier et les pièces à fournir peuvent être complexes et que nous avons passé de longues soirées de travail et de relecture.

Quelques sources au gouvernement on évoqué que dans une situation où le CSQ est expiré, ils ne retourneront pas les dossiers, même s’il est incomplet. Rien d’officiel, mais ça peut nous rassurer et nous éviter un retour à zéro.

Attendre 2 ans pour finalement se voir retourner un dossier incomplet, ce serait inconcevable !


Quels recours avons-nous ?

Des groupes Facebook ont vu le jour pour rassembler les informations et permettre d’échanger sur les situations personnelles de chacun et ô combien différentes des unes des autres…
Une réelle entre-aide lorsque des personnes se retrouvent dans des situations réellement difficiles ou précaires.

1. Groupes Facebook :
AR pour RP via TQQ
Où sont nos dossiers de Residences Permanentes – Québec?
Le Québec, c’est nous aussi

2. Des milliers de candidats ont soumis leur rétroaction auprès de l’immigration pour exiger des réponses :
Soumettre sa rétroaction.

3. Signer la pétition Près de 10 000 signataires à ce jour.

3. Vous pouvez contacter le député fédéral de votre circonscription qui saura avoir des informations sur votre dossier auprès de l’immigration. Mais beaucoup d’entre nous les ont contacté et ils ne pourront pas faire grand chose de plus. Au mieux, ils sauront récupérer votre numéro EXP, mais il ne s’avère pas plus utile pour la suite.

4. Si vous êtes mal pris à cause des délais de RP, contactez les agents de l’immigration (s’armer d’une grande patiente et de motivation !). Ils sont capables de vous aider dans vos démarches en cours (même s’ils ont tous des discours différents quant aux RP, ils savent vous aider sur toute autre démarche).

5. Définitivement, si votre situation est urgente et complexe, si possible faites appel à un avocat en immigration. Il vous évitera l’épluchage de milliers d’informations et témoignages différents sur les réseaux et vous donnera des réponses concrètes, professionnelles et personnalisées.

La situation prend de l’ampleur et nos actions commencent à porter leur fruit. Le sujet est enfin relayé par la presse, notamment sur Radio Canada et Le Devoir. Le 13 novembre à eu lieu une manifestations à Montréal pour nous faire entendre. Un événement relayé dans la presse et partagé par quelques politiciens. On commence à parler de nous !


J’espère que cet article pourra en aider certains. J’ai tenté de centraliser les informations relayées un peu partout sur le web, ainsi que les liens utiles pouvant vous aider. La situation n’a jamais autant fait parler d’elle jusqu’à aujourd’hui. Ça va bouger à un moment ou à un autre.
On lâche pas ! Courage à tous !

Soyez libre de commenter et partager vos informations. La situation est complexe, floue et je ne connais pas tout 😉 

Maudits-Pancakes.

Le meilleur des coulants au chocolat

Prêt pour un coulant au chocolat décadent ?
Tu vas adorer. En plus, c’est simple et très rapide !

Ingrédients

  • 100 g de chocolat fondu
  • 100 g de beurre
  • 100 g de sucre en poudre
  • 3 œufs
  • 50 g de farine de blé

Préparation

  • Mélangez le beurre et le chocolat fondus
  • Ajouter le sucre, les œufs, puis mélangez
  • Ajoutez la farine, puis mélangez.
  • Versez la préparation dans des moules beurrés.
  • Enfourner et cuire 7-10 minutes à 200°C.

Boule de glace, crème anglaise, framboises, à vous de choisir votre accompagnement ! Ou de prendre un 2ème coulant 😉

Si tu essais cette recette, s’il te plait, dis-moi ce que tu en as pensé !

Tu veux plus de recettes sucrées ? C’est pas ici
Un penchant pour la banane, le sirop d’érable ou le carrot cake ?
Sinon, rendez-vous dans la rubrique FOOD !

À bientôt.

Maudits-Pancakes.

Moodboard – Retour sur notre automne 2020 !

Bienvenue pour la découverte de notre automne 2020, sous forme de Moonboard !

Aparté -> [ Un moodboard qu’est ce que c’est ? Pour faire court c’est un ensemble d’images harmonieuses.
Pour créer une identité visuelle, réfléchir à l’ambiance de votre futur salon ou tout simplement pour le plaisir des yeux, créer un moodboard peut être très utile et inspirant. ]

J’adore rassembler les photos d’une saison ou d’un événement de façon à les figer dans le temps et entretenir de beaux souvenirs. C’est donc sous forme de moonboard que je reviens sur notre automne !
La meilleure façon de se rappeler à quel point il était quand même cool.
Car ces tableaux sont un concentré des meilleurs moments.
Un bon moyen de voir le verre à moitié plein lorsque tu es trop tourmenté par tes emotions et que tu ne profites pas de l’instant présent.


« C’est con le bonheur, c’est souvent après qu’on sait qu’il était là. »

L’arrivée de couleurs

On ne le dira jamais assez, les couleurs ont été magnifiques, comme chaque année !
Malgré le confinement annoncé le 1er octobre, on a pu :
– se balader dans les parc du quartier
– faire une randonnée au Mont Saint-Brunot à 10 minutes de la maison,
– préparer les décorations d’halloween
– manger des muffin et des soupes à la citrouille
– se préparer des Pumpkin latté aux épice d’automne
– ramasser les feuilles dans les jardin (x10).

Si le sujet t’intéresse tu peux d’ailleurs découvrir les 10 raisons d’aimer l’automne au Québec, ou notre petite virée à Mont-Tremblant lors de notre première année à Montréal.

Cueillette de pommes, pic-nic et rando

L’automne est installé, on profite donc de l’activité traditionnelle : la cueillette des pommes dans un verger.
Si tu veux découvrir notre première cueillette, c’est ici !

Le temps est doux, on sait que la saison est courte et que l’hiver arrivera vite alors on en profite pour faire un pic-nic dès que l’occasion se présente ! Un gros pull des petites bottes et le soleil sur les joues. Tout est parfait.

Ensuite, nous sommes allés à l’observatoire du Mont-Royale pour admirer la vue et ses couleurs. Ça faisait très longtemps et ce lieu rappelle toujours beaucoup de souvenirs. Notamment nos première photos de la ville, en tant que touristes… C’est maintenant un sortie à portée de main, près de chez nous.

L’arrivée de l’hiver

Changement de décor ! La dernière semaine d’octobre a clairement été marquée par la chute des températures.
Nous avons atteint les -10 degrés et les premières neiges sont arrivées. Rien que ça.

C’est tombé à pique pour notre weekend en chalet. Décor hivernal sur la lac gelé et weekend au coin du feu dans des bas de laine. Ouais, c’est ça qu’on aime ! L’hiver est donc annoncé.
Au moment où je vous parle nous somme surpris par l’été indien qui devrait durer 1 semaine.
Un beau contraste avec 18 degrés au thermomètre.
Par contre, la prochaine neige qui arrivera risque bien d’être définitive.
C’est la bonne, on va chausser nos grosses bottes dans quelques jours…

Quoi de beau sinon ?

En parallèle, il s’est passé beaucoup de chose chez nous…
– On a réaménagé un peu le sous-sol pour améliorer mon espace bureau.
– On a terminé les rénovations du garage.
– On a installé un poêle à gaz pour avoir bien chaud cet hiver.
– On a fêté nos 6 ans de mariage et nos 10 ans de rencontre.
– On a fêté un changement de job pour Monsieur.
– Je me lance dans un nouveau projet pro/perso.
– Et cerise sur le gâteau, on se lance dans un agrandissement de la maison.

Bon bin finalement on s’ennuie pas tant que ça !
Voilà pourquoi j’aime écrire, je me vide la tête, le meilleur en ressort et je vois plus clair.

Car quand les jours se suivent, qu’on ne peut pas voir ses amis, ni sa famille, qu’on travaille chaque jours depuis la maison, des fois on ne voit plus de bout du tunnel, n’est-ce pas ? Et on rumine.

Haut les coeurs ! On lâche pas, on garde le cap et on crée l’instant !
On crée notre vie, à notre image, chaque jour, quoi qu’il arrive…

Maudits-Pancakes.

Salade automnale de tofu et pois-chiches grillés

Salade tofu pois-chice

J’adore me préparer une belle et gourmande salade composée !
Voilà une parfaite recette pour la saison automnale.
Réalisée en totale improvisation sur la pause du lunch, avec les restes de la veille.
M’étant régalée, je me dois de vous la partager 😉

Je n’ai pas de quantité précise à vous partager.
Amusez-vous, faites à votre goût et à votre faim !

Dégustez la salade froide ou chaude, à vous de voir.


Ingrédients

  • Tofu
  • 1 boite de Pois-chiches en conserve
  • Salade
  • Quinoa
  • Huile d’olive
  • Jus de citron
  • Cannelle
  • Paprika
  • Sirop d’érable
  • Sauce soja (facultatif)

Préparation

  • Faite cuire votre Quinoa, puis rincez-le à l’eau froide, ou gardez-le chaud.
  • Mélangez vos pois-chiche avec de l’huile d’olive (2 cas), du sirop d’érable (1 cas), de la cannelle et du paprika.
  • Faites griller les pois-chiches sur une plaque de cuisson environ 20 minutes à 250 degrés. Ils doivent être croustillants.
  • Faites revenir votre tofu, découpé en cube, à la poêle selon vos préférence.
    Je le fais cuire dans de la sauce soja et je ne peux plus m’en passer !

Dressage

  • Recouvrez le fond de votre assiette avec le Quinoa cuit
  • Ajouter la salade par dessus
  • Disposez les cubes cubes de tofu
  • Ajoutez les pois-chiches
  • Arrosez le tout d’un jus de citron

Et c’est prêt !
C’est bon, c’est généreux et croustillant !

Si tu veux plus de recette je te dirige vers la catégorie FOOD de ce blog.
Tu peux découvrir la section Une journée dans mon assiette.
Ou encore parcourir les recettes sucrées et salées.

Maudits-Pancakes.

Vis ma vie de maman expatriée

On se retrouve pour nouvel article dans le quel un bon nombre de mamans expat (ou non) se reconnaîtront !
En expatriation, on passe beaucoup de temps à culpabiliser vis à vis des choses qu’on a « enlevées » à nos enfants. À savoir : les proches, les amis et toutes les références qu’on a soi-même connues en étant enfant. Mais on oublie vite ce qu’on leur apporte et toute l’énergie qu’on déploie sans compter. Pour eux et la famille au complet.

Je vous livre (en partie !) comment je perçois mon rôle de maman et comment il est influencé par l’expatriation.
Avec en prime, quelques anecdotes ! Et du second degrés. 😉


1 – Maman guide touristique

Les débuts sont déstabilisants et euphoriques ! Et pour oublier la désorientation sous-jacente, je veux croquer la vie à pleine dent, vivre chaque jour à fond et découvrir tout ce qui m’entoure, très vite.


« Alors attention les yeux, voila le planning des 4 prochains weekends. On va se plonger dans la ville, visiter tous ses quartiers et découvrir toutes leurs particularités.
Sans oublier les incontournables : Le Mont-Royal, Le Vieux-Port, la Basilique Notre-Dame, la rue Sainte-Catherine, blablabla..
Et quand on aura besoin d’une pause, on en profitera pour goûter les spécialités : crèmes glacées, queues de castor, poutines etc..
Vous êtes contents ???
Julien : « He ouais tout ça ? ok, cool. »
Harry : « Ouinn »
Moi : « Ça va être formidable ! =D  »


2 – Maman guide GPS

Une semaine après notre arrivée au Québec, Julien a commencé son travail.
Pendant ce temps, pas le temps de niaiser. Il faut s’installer et repérer les lieux !
Organiser le quotidien, repérer les sites utiles, les indispensables, faire des démarches, sonner aux portes.
Avec mon petit Harry de 1 an sous le bras, je suis désorientée, déboussolée, mais je n’en laisse rien paraître pour prendre les choses en main et découvrir notre nouvel environnement.

Sans voiture au départ, on en a fait des pas !
Tellement de chemins explorés que le weekend je peux guider mon mari avec assurance !


« Crois moi sur parole chéri, il faut tourner à droite ! Je le sais, c’est ici que je me suis perdue avec Harry l’autre jour. Tu sais la fois où tu n’avais pas de nouvelles de moi et que je suis rentrée tard en prétextant qu’Harry avait besoin d’air frais. Je l’ai cherché mon chemin pendant toutes ces heures. Fais-moi confiance. C’est à droite. »


3- Maman cheffe de chantier

Quand Julien travaillait , j’ai vu intervenir quelques corps de métier à la maison. L’électricien, le technicien Internet, les livreurs de meubles, les déménageurs (salut les affaires de France venues par bateau !) etc… Et on connait tous ce genre d’intervention. Ça se passe à coup sûr : tel jour, entre 7h et… 18h. De quoi travailler sa patience et sa flexibilité !


« Ça y est, mon bébé dort enfin ! Ho mon dieu, j’espère que… Ding donnnng ! »


4 – Maman professeure d’Anglais

Bien qu’on parle majoritairement le Français au Québec, on attend bien plus souvent l’Anglais ici que dans notre cher pays natal. Pas question de manquer cette opportunité pour mon fils.

Je me remets sérieusement à niveau et je parle désormais Anglais à mon enfant. Par les consignes simples, les jeux, les livres. Même si la facilité de la langue natale est coriace.


« Harry please, could you give me ton bavoir s’il te plait ? « 
« Time to sleep my boy. Take your doudou and.. Harry dépécheuuuh ! »


5 – Maman égoïste

Parfois, entre tout cela, j’entre dans une phase très égocentriste. Elle est indispensable à mon épanouissement et me permet de me redécouvrir. Grossomodo : Je ne veux penser qu’à moi, me faire plaisir, profiter !


« Le doudou ? Attends chéri, je suis pleine introspection. D’ailleurs, demain il ne faudra pas compter sur moi, j’hésites entre une journée spa ou une rando en solo. Pff, je suis bête ! Je vais faire les deux ! »


6 – Maman auto-entrepreneure

Plus loin encore dans la quête de soi-même et comme tout est plus intense dans cette nouvelle vie, certaines passions deviennent évidentes et le lion qui est en moi veut conquérir le monde !


« Et ouais chéri, j’ai un projet à moi ! t’as vu ça ? Je pourrais compter sur toi ? Ça va me prendre du temps tout ça, je risque d’être un peu moins disponible. Mais on est une équipe pas vrai ?
À ce propos, t’as les outils pas loin ? J’ai réfléchi à l’aménagement de mon studio 🙂 »


7 – Maman psychologue

Haa l’expatriation, ça en soulève des questions. Il y a les miennes… et celles-des autres.
« Maman, pourquoi je peux pas aller chez mamie, pk elle est en France ?  »
Tu sens la culpabilité qui vient ? À ce moment là, pour ton fils, c’est complètement anodin mais toi t’as besoin de te justifier !


« Tu sais mon coeur, papi et mamie sont en France et nous maintenant on vit au Canada. C’est merveilleux parce qu’on se voit souvent dans le téléphone et quand on veut se voir en vrai on prend l’avion, c’est trop excitant ! Et quand on se voit on vit des moments forts. Et tu sais, le plus important, c’est qu’on s’aime très fort. Papi et mamie pensent toujours à toi, comme toi tu penses à eux. Et n’oublies jamais que… Héé regardes maman ! Ma crotte de nez ! »


8 – Maman prête à tout pour une nounou

Avec le recul, la plus grande difficulté en étant loin c’est de ne pas pouvoir compter sur l’aide de la famille. Impossible de se « décharger », souffler un peu ! Alors parfois, on implose, on aimerait se laisser un peu d’air, à tous les trois.

« Donc, si je compte le tarif de la nounou, le resto et le ciné, ça fait quoi… 250$ la soirée ? Additionné aux autres fois, je fais le calcul sur le mois ? Laisses tomber on sort, on verra plus tard. »


Le mot de la fin

Ce que je sais, c’est que toutes les mamans sont multi-caskets, qu’elles soient expatriées ou non.
La complexité de l’expatriation amène un lot de défis supplémentaires mais aussi de belles découvertes.
Des choses qui nous permettent d’évoluer et de se connaître un peu plus.

Là où tout est possible, on cherche l’équilibre entre le bonheur et la culpabilité de vivre l’expatriation. Pas toujours facile, mais je crois qu’on s’en sort quand même bien … Car on peut être heureux partout, du moment qu’on le décide.

Maudits-Pancakes.



Et comme la maternité est aussi complexe que merveilleuse, je te livre mes confessions de maman ici et j’aborde le sujet du « petit deuxième » par là.