Mon regard sur l’expatriation depuis la COVID

Retour définitif en France ou poursuivre son expatriation ? Cette question a dû traverser l’esprit de très nombreux (tous ?) expatriés.

La Covid nous nous atteint tous, d’une façon ou d’une autre. On a perdu nos privilèges, nos libertés, notre insouciance. Quand est-il alors des personnes expatriées, déjà isolées de leurs proches ?
La covid a rompu les liens fragiles qui germaient tranquillement, les opportunités d’intégration, si précieuses en terrain inconnu. Pour de nombreux expatriés, cette crise a déclenché un changement de vie. Et très souvent, c’est la santé mentale qui dépend d’un retour en France !

Les expatriés se sentent doublement isolés

On sort d’une année tellement difficile. On s’est senti (on se sent encore) complètement isolés. Nous sommes nombreux à travailler de la maison depuis le début de la pandémie… nous n’avons le droit de voir PERSONNE. À l’exception de l’été dernier, 6 personnes et 3 foyers maximum. Un répi de bien courte durée.

J’ai l’impression de sortir d’une année d’isolement, un peu abîmée. Le pire, c’est que je dis « sortir » par ce que l’année 2020 est terminée… Mais la réalité c’est qu’on se prépare sérieusement à vivre une deuxième année ainsi. Ou alors entre 6 et 10 mois de plus, pour le meilleur scénario. Car les règles ne cessent de se durcir et les frontières sont très loin de réouvrir. On espère tous que les choses s’adoucissent dans les mois à venir.
Mais commencer l’année ainsi, quand on avait tous le goût de l’espoir à la bouche, ça coupe l’herbe sous pied. Ça mine encore un peu. Soyons patients.

Je ne vais pas m’étaler sur les effets du confinement, je me confiais ici… On est bien chanceux d’avoir la santé, un travail. On est vraiment pas à plaindre… Mais être confiné si longtemps avec si peu de lien social, ça laisse des traces. Point final. Ta vision des choses change. Indéniablement, tu perds la saveur de ton expatriation. Tu perds la hauteur, la prise de recul. T’es cloisonné, collé à toi même. Chaque jour passe et se ressemble. tu dois garder le cap.

Tu te rattaches aux skypes avec ta famille, mais les voyant toujours réunis avec quelques restrictions, t’as l’impression d’être le dindon de la farce. Pourtant, c’est pas drôle non plus en France. Malgré tout, tu éprouves ce sentiment désagréable et à la longue fait peser la solitude.

Je pense que pour ces raisons, de nombreux expatriés ne sont tout simplement plus heureux loin des leurs. Plus rien ne balance l’éloignement familial. Des difficultés supplémentaires (perte d’emploi, décès, la difficulté des visas au Quebec, et autres) peuvent venir assombrir le tableau. Le retour au pays s’impose.

Bonne ou mauvaise décision, définitive ou temporaire…. Peu importe quand un changement s’impose.

Mon regard sur notre expatriation

Hooo oui, ce covid il nous joue des tours ! Il met notre santé mentale à rude épreuve. Il vient brouiller nos pensées…
Mais aujourd’hui, si je fais cet article, c’est pour vous partager du positif ! De l’espoir et beaucoup de gratitude.
Et si je le fais c’est parce que je suis passée par bien des phases difficiles.

Malgré toutes les difficultés, la vie finit toujours par me rappeler les choix que j’ai faits et me montre que je suis à la bonne place.

En quittant la France, on a suivi notre instinct et fait les concessions qui s’imposaient à nous. Aujourd’hui le Canada, si imparfait, me montre une fois de plus la terre d’opportunité qu’il est. Que tout est possible. Que si tu y crois, que tu y mets un peu du tiens, l’univers te répond. C’est le sentiment que j’ai depuis que je vis ici. Les choses suivent… je ne nage plus à contre courant. Si j’entreprends quelque chose on me donne 2 fois plus, on ne me dit pas de me taire.

Tout cela peut paraître bien abstrait. Mais notre vie familiale épanouie et nos vies professionnelles florissantes font notre bonheur. Peu importe la crise que nous vivons, les piliers de notre vie sont là, bien solides. Et même si cette crise est parfois très dure à surmonter, nous n’avons pour l’instant pas remis en cause notre vie ici. Car nous aurions bien trop à perdre.

Je continue de rêver, de réaliser le chemin parcouru. Je sais d’où je viens et chaque matin je suis dans ce monde idéal. La lumière du soleil, un manteau gris ou le blanc de la neige, le ciel bleu des journées glaciales, la forme des sapins derrière la fenêtre… C’est mon décor Canadien. Celui que je suis venue chercher. Celui que je chérie tant.

Ma famille, vous me manquez tant. Bien ici mais toujours déracinée de vous. On a besoin de se retrouver et cette déconnexion me fait mal. Mais voyons loin, voyons grand. On se retrouvera et il me tarde de partager la vie avec vous.
On va se retrouver. Et nos coeurs vont exploser. <3

Maudits-Pancakes.

Paysage enneigé

L’esprit de Noël et la magie des fêtes au Québec : traditions et activités

Vivons ensemble la magie des fêtes au Québec. Cette période de l’année est vraiment exceptionnelle ! Le confinement interminable nous empêche d’en profité pleinement et la neige est arrivée très tard cette année.
Mais la magie de cette période semble bien être plus forte que tout.

Retour sur notre fin d’année, en se concentrant sur le positif que la vie continue de nous offrir !

Activité : commencer l’hiver en chalet

Début Novembre, on décide de partir tous les trois en chalet. Une première pour nous, car les chalets sont habituellement partagés avec des amis, c’est un rassemblement et un grand moment de partage.
Ce chalet a tout de même été bien apprécié ! Ressourçant, au calme et en famille. On en avait besoin.
Besoin de sortir de chez nous étant en télétravail depuis Mars 2020.
On observe les premières gelées, l’hiver s’approche tout doucement.

Tradition des fêtes : la coupe du sapin de Noël

Début Décembre, comme chaque année, nous allons couper notre sapin dans une sapinière. Cette année à été la meilleure des expériences : la beauté de l’endroit et des sapins, les animations, les commodités et le rapport qualité prix.
On a donc découvert La Sapinière JLS près du Mont Saint-Hilaire.
Les années précédentes, nous nous étions rendus à la Ferme Quinn sur l’ïle-Perrot. , à l’Ouest de Montréal.
Une référence ici et une valeur sûre.

Les décorations de Noël

Après la coupe de notre sapin, on s’attaque donc à la décoration ! La maison devient plus chaleureuse, la magie de Noël s’installe et on attend impatiemment que l’extérieur devienne tout blanc… Il faudra attendre la nouvelle année pour avoir la première vraie bordée de neige. On a donc passé « un Noël vert » (sans neige). Ce n’est pas si rare au Québec. À ce qu’il parait cela peut se produire environ 1 fois tous les 5 ans.

En terme de décoration de Noël, c’est un bonheur de voir à quel point les habitants de notre quartier s’appliquent ! Le quartier est tout droit sorti d’un film… c’est simplement MAGIQUE. On ne loupe pas une occasion de se promener à pied pour voir les décorations.

Tradition des fêtes : le North Pole Breakfast

Le NORTH POLE BREAKFAST ! Qu’est-ce que c’est ? C’est un grand déjeuner pour accueillir notre « Elf on the Shell » (« l’Elf sur l’armoire ») dès le 1er Décembre. Je vous explique ce que ce petit Elf vient faire chez nous dans le paragraphe suivant.
On fait donc une belle tablée pour fêter l’arrivée de notre Elf et lui souhaiter la bienvenue. Et on déguste un bon brunch.

24 jours avec notre « Elf on the Shell »

Le voilà notre petit Elf. Selon la tradition il vient tout droit du Pôle Nord, envoyé par le Père Noël. Sa mission est de surveiller les enfants pendant le mois de Décembre, en attendant le passage du Père Noël.
Tu sais… un bon argument pour encourager le bon comportement de ton enfant 😉
Ses particularités ? Chaque nuit, il repart au Pôle Nord faire le compte rendu de la journée au Père Noël. Mais quand il est de retour, au petit matin, il fait quelques farces.
Chaque matin, notre fils découvre donc la bêtise de l’Elf.
La mission de l’enfant : donner un nom à son Elf et surtout, ne jamais le toucher ! Sinon il perdra sa magie. Un seul remède existe en cas d’accident : la cannelle !

Activité : balade avec un Alpaga

Une belle découverte cette année : se promener dans un bois avec un Alpaga. Nous sommes allés au Domaine Poissant, l’une des plus grosses fermes d’alpagas au Québec

Comment ça se passe ? On vous confie un Alpaga et vous faites une marche dans un petit boisé du domaine, au Mont St-Hilaire.
On peut prendre son temps, observer l’alpaga, le nourrir… ou lui raconter notre vie ! Il est très à l’écoute 😉

Belle surprise lors de la balade, nous avons rencontré le Père Noël en personne !

Activité : les plaisirs de la neige

Ha la neige ! Ça change tout ! Le paysage se transforme et c’est le moment de sortir profiter de belles balades, décentes en luge, faire des anges ou des bonhommes de neige… Je ne vous parle pas du ski, du patin, des raquettes etc. Dès que la neige est là, tout devient magique et les activités se multiplient. Surtout sans le covid, on est d’accord… Mais simplement mettre son nez dehors est dépaysant !

Cette année nos activités sont clairement restreintes à cause du Covid mais on ne manque pas d’imagination pour rendre ça le plus excitant possible !

Découvres notre premier hiver ici ! La ville de Québec en hiver, une balade en chien de traineau, un chalet avec des amis venus de France… Le bon vieux temps. 😉

J’espère que le voyage t’a plu. Le contexte actuel est difficile pour tout le monde mais on oublie pas qu’on reste chanceux, on a la santé, le travail et on vit notre rêve Nord-Américain. 🇨🇦

À bientôt.

Maudits-Pancakes.

Comment partir vivre au Canada et comment y rester ? Emploi, permis de travail… je vous dis tout !

Tu rêves de partir vivre au Canada, mais tu ne sais pas vraiment où commencer ? Je t’explique notre parcours en détails !
Comment trouver un emploi, un permis de travail ? Mais le plus important : une fois sur place, comment préserver ses droits et rester plus d’un ou deux ans sur le sol Canadien ?

Ci dessous je t’explique notre parcours. Celui d’un couple Français désirant s’installer au Canada et plus précisément Québec, en 2013.
Cet article pourrait ne pas concorder avec d’autres provinces du pays.

1- Se poser les bonnes questions

Bien sûr avant toute chose, je te recommande de partir pour les bonnes raisons. Pas pour fuir quelque chose ou faire comme quelqu’un. Tes motivations doivent t’être propres et sincères. Tu sais, ça doit venir de l’intérieur. Je te conseille mon article La vie est-elle si belle au Canada ? pour t’aider y voir plus clair.

C’est décidé ? Le Canada c’est pour toi, tu veux changer de vie ? Si tu veux partir dans la « sécurité », notamment si tu as des enfants ou simplement par confort, le mieux est de trouver un travail avant de partir (ce qui te permet d’avoir un permis de travail pour pouvoir résider au Canada).
Autrement, tu peux partir avec un permis comme le PVT (Permis Vacances travail), un peu plus souple, idéal pour les personnes qui souhaitent tenter l’aventure en travaillant mais aussi s’octroyer plusieurs mois de tourisme.

Donc, première chose à te demander : dans quel secteur je travail ? Le marché est-il porteur en Canada ou dans la province où je souhaite aller ?
En gros : est-ce qu’il y a de la job dans ma branche ? Quels sont les salaires moyens ?

Ça te donnera déjà quelques perspectives sur le niveau de vie auquel tu pourrais prétendre et s’il te sera facile ou non de trouver un emploi.

2- Trouver un travail

De notre côté, mon conjoint travaille dans l’informatique et on a décidé de partir seulement s’il trouvait un emploi.
Il a parcouru toutes les offres qu’il a pu trouver sur le web et postulé depuis la France. Il a aussi participé au salon de recrutement Parisien « Journées Québec » trois années de suite. Idéal pour rencontrer des recruteurs Québécois en personne !
Au fil du temps, ça lui a permis de se tisser un réseau. Il a « accroché » avec plusieurs employeurs et il a pu revenir vers eux au fils des années pour sonder leur besoin en recrutement et faire en sorte qu’on ne l’oublie pas. Bref, il a planté des graines un peu partout.

La vie a fait que malgré beaucoup de pistes sérieuses, aucune démarche n’a finalement réellement aboutie. Le projet a « dormis » quelques années sans être totalement oublié. On construit une maison dans le Nord de la France et nous devenons une petite famille.
Fin 2017, comme d’habitude mon mari relance un peu son réseau par curiosité. Les 23 décembre, 2 entreprises lui adressent une offre d’emploi. C’est notre chance. Et on a le luxe de choisir avec quelle entreprise on s’envolera…

3- Faire son visa de travail

Le meilleur scenario est donc de trouver un emploi et surtout un employeur prêt à t’accompagner dans les démarches pour faire ton permis de travail. Tu arrives au Canada avec ton permis, tu es attendu et tu as une source de revenue pendant ton installation.

Je t’explique un peu plus bas dans cet article le détail des permis que nous avons fait.


Ok, imaginons que tu as ton permis de travail en poche et que tu es arrivé au Canada, que faire à présent ? Tu sera bien occupé avec ton installation, la découverte de ton nouvel environnement, de nouveaux repères.
Peut-être un rêve qui se réalise… Mais avec un permis de travail temporaire, c’est un rêve a une durée limitée. Si tu sais déjà que tu aimerais rester plus que 2 ans ici, il va falloir anticiper !

En tant qu’expatriés, l’anticipation fait partie intégrante de notre vie ici. On a toujours en tête la date de fin de notre permis de travail. Et aussitôt qu’on entame un nouveau permis ici, la question est : et ensuite ? comment on fera ?

Rien n’est laissé au hasard ! Hors de question de se laisser prendre au dépourvu et de devoir quitter le pays par manque d’anticipation. Notre vie ici est bien trop précieuse à nos yeux pour laisser place à l’improvisation.


Du premier permis de travail temporaire à la résidence permanente : quel cheminement ?

1- Le permis de travail  » jeune professionnel »

Le premiers permis de travail que nous avons fait, notre porte d’entrée au Canada a été le Permis Jeune Professionnel.

La personne qui détient ce type de permis peut travailler uniquement pour cet employeur et pour la durée précisée, et, le cas échéant, à l’endroit indiqué sur le permis.
(source)

D’une durée de 24 mois, ce permis nous autorisait à résider et travailler au Québec pendant ce laps de temps. Mon mari devait strictement travailler pour son employeur. Moi, j’ai hérité d’un permis ouvert (je peux travailler pour qui je veux hormis le domaine des enfants et de la santé dans lesquels je ne suis pas qualifiée. Et ces domaines sont très réglementés).
Pour le permis ouvert, il faut faire la demande en arrivant au bureau d’immigration à l’aéroport. Mon fils, lui, a un permis visiteur, suffisant pour aller à la garderie ou à l’école.

On partait donc au Canada pour au moins 2 ans. Mais le temps passe vite et on savait déjà qu’on voudrait rester plus longtemps. Nous avons donc très rapidement pensé à faire notre demande de Résidence Permanente pour pouvoir rester sur le long terme.


2- Le Certificat de Sélection du Québec (via PEQ), première partie de la Résidence Permanente.

On se renseigne donc sur les démarches de la Résidence Permanente. Pour y accéder, la première partie est de se faire sélectionner par le Québec, grâce à la demande du Certificat de Sélection du Québec (CSQ).
L’immigration au Canada est régie par des cotas et chaque provinces communique les siens.

Nous avons donc lancé notre demande de CSQ le plus rapidement possible, soit après avoir cumulé 12 mois de travail à temps plein sur le sol Québecois. 1 an après notre arrivée.
Tu peux faire ta demande de CSQ via le Programme de l’expérience Québécoise (PEQ) qui est une version accélérée.
C’est l’avantage d’initier sa demande de Résidence Permanente en étant déjà au Québec. Tu es « déjà dans la course », si je puis dire. Et c’est démarches sont la suite logiques si tu veux prolonger tes droits ici.

En Juillet 2019 (après 1 ans de travail au Québec), nous lançons donc notre demande de CSQ via le PEQ. Il sera validé 20 jours ouvrés plus tard. À parti de là, nous avions 2 ans pour envoyer la seconde partie de notre demande de résidence permanente.

3- Finaliser la demande de résidence permanente

Pendant le traitement de notre demande de Certificat de Sélection du Québec (CSQ) nous remplissions déjà seconde partie de notre demande de Résidence Permanente, de façon à l’envoyer dès la réception de notre CSQ.
Je vous l’ai dit… anticipation 🙂
Vous n’êtes pas à quelques jours près, mais on aime que les choses soient bien ficelées pour ce genre de choses.

Le dossier de la demande de RP est assez conséquent, dans le sens où vous devrez fouiller dans le passé pour retrouver certains bulletins scolaires, adresses d’habitation, voyages réalisés etc, sur les 10 dernières années 😉
La listes des documents ici

4- Le permis de travail A75

Pour ne pas perdre le fil, petit résumé avant de continuer :
– Nous sommes arrivés en 2018 avec le permis Jeune professionnel valable jusqu’en 2020.
– Juillet 2019 nous obtenons notre CSQ et lançons notre demande de Résidence Permanente
– Cette année, en Juin 2020, notre permis de travail initial (jeune professionnel) est donc arrivé à échéance.

Le CSQ en poche n’est pas suffisant pour nous permettre de rester au Québec car ce n’est pas un permis de travail. Nous avons donc fait un nouveau permis de travail : le permis A75, avec le même employeur.
Ce permis est valable 2 ans. On a donc de la visibilité jusque juin 2022.
Mais il peut être renouvelé si nous ne recevons pas notre Résidence Permanente d’ici là.

Quelques complications : Avec la Covid, les délais de traitement ont doublés. Nous avions fait notre demande de permis A75 en mars 2020, 3 mois avant la date finale de notre permis Jeune Professionnel, pour le recevoir dans les temps. Malheureusement, nous avons été sous statut implicite pendant quelques mois, n’ayant pas reçu notre nouveau permis à temps.
Finalement, nous l’avons reçu au cours du mois de septembre. Par chance, nous avons pu maintenir notre couverture à l’Assurance sociale (RAMQ). Une exception grâce au contexte de la Covid ! Nous avons aussi gardé nos emplois. Certains se sont fait licencié à cause de cette crise ce qui les a contraint de quitter le pays. Plus d’employeur, plus de permis…

5- De la patience et de la détermination

À travers toutes ces démarches, il faut de la patience avant tout. Les délais de traitement comme la Résidence Permanente peuvent être longs et cela engendre beaucoup d’incertitude. On n’aime pas remettre en cause son droit de rester au Canada lorsqu’on y est bien.
Cette année a été particulièrement compliquée avec la Covid et tous les retards de traitement associés. Ce qui a mis beaucoup de personnes en difficulté.

Ces démarches représentent aussi beaucoup de tâches administratives : remplir de nombreux documents, en trouver des anciens qu’on pensait aux oubliettes, quelque part dans le greniers de nos parents ou à la poubelle. De la rigueur pour que toute cette paperasse soit conforme et présentée au bon moment… et bien sûr des coûts.

Les expatriés sont souvent perçus comme chanceux d’avoir accès à une vie différente et riche en découvertes mais ce n’est qu’un partie de l’iceberg. Bien sûr qu’on est chanceux et reconnaissants. Mais derrière, c’est un véritable projet de vie et un parcours qui demande des sacrifices, du courage et de la volonté. Car on a rien sans rien.

1 an et demi que notre demande de résidence permanente est envoyée, aucun accusé de réception reçu. De l’incertitude et la durée de notre permis de travail actuel qui diminue chaque mois. On croise les doigts !
Je vous expliquais ici la situation, celle qui concerne des milliers d’immigrants.

Tu be continued … 🙂

Permis de travail a75

Tout savoir sur le permis de travail fermé A75

Aujourd’hui je t’explique ce qu’est le permis de travail 75.
Particulièrement utile si tu souhaites obtenir ta Résidence Permanente, et que tu as reçu ton CSQ (Certificat de Sélection de Québec).
Une fois en poche, tu as 2 ans pour faire ta demande de Résidence Permanente. On sait tous que les délais sont très longs. Ils viennent d’ailleurs de passer de 22 mois à 26 mois à cause du contexte de la covid !

Ce permis de travail A75 te permet donc de rester au Québec et de travailler en attendant ta RP. Si tu n’as pas ton CSQ, tu peux pas avoir accès à ce permis.

Qu’est-ce que le permis de travail A75 ?

La première chose à savoir c’est qu’avec le permis fermé A75 tu seras directement rattaché à ton employeur. Tu es lié à lui pendant la durée de ton permis. Autrement dit, tu ne peux pas travailler pour une autre entreprise.

Quelles sont les conditions pour demander un permis de travail A75 ?

– Résider au Québec au moment de la demande.
– Avoir ton Certificat de Sélection du Québec (CSQ).
– Avoir un permis de travail encore valide au moment de la demande.
–  Trouver un employeur qui voudra t’accompagner dans les démarches

Comment faire sa demande de permis de travail fermé A75

Tout se passe sur le portail de l’immigration Canada, comme pour toute demande de permis de travail temporaire.
Ton employeur va lui aussi participer aux démarches :
Il doit se créer un compte sur le portail employeur du site du gouvernement pour soumettre son offre d’emploi en ligne et payer les frais (230$).

Ensuite, pour compléter ta demande, tu auras besoin des documents suivants :
– Le CSQ
– Ton passeport valide (attention si ton passeport se termine bientôt, ton permis de travail aura la même date d’expiration)
– Ton permis de travail actuel (encore valide)
– Une attestation d’emploi signée par ton employeur
– Le numéro d’offre émise sur le portail employeur
– La preuve de paiement de l’employeur

Comment valider ton permis de travail fermé A75?

Ton permis est validé ? Super, mais il va falloir l’activer.
Bien sûr, il va falloir payer. Mais je trouve ces coûts plutôt raisonnables comparé à la demande de Résidence Permanente par exemple. Mais c’est quand on cumule le tout, au fil des années, qu’on se rend compte de notre budget « immigration »…

Grossomodo, prévois 85$ pour tes données biométriques si tu ne les a pas déjà faites et 155$ pour le permis en question.

N’oublies pas de te rendre à l’une des douanes américaines pour activer ton permis mais tu peux aussi faire ta demande en ligne. Option plus confortable avec des enfants par exemple. Et si le renouvellement de ton permis n’es pas urgent.

À noter : tu peux rattacher ton(a) conjoint(e) et tes enfants à ce permis, en faisant une demande de permis ouvert.
Dans notre cas, mon mari détient le permis de travail fermé et mon permis ouvert me donne le droit de travailler pour n’importe quel employeur (hormis les domaines de la santé et de l’éducation où des examens sont nécessaires). Notre fils a un permis visiteur (touriste), suffisant pour qu’il puisse aller à la garderie ou à l’école. S’il arrivait à l’âge de 18 ans, on aurait dû lui faire une demande de permis d’étude.

Une fois validé, ce nouveau permis de travail sera de la même durée que ton CSQ. Car tu es censé recevoir ta Résidence Permanente à la fin de ce délais. Mais je t’explique ici à quel point la situations est critique en ce moment concernant les demandes de Résidence Permanente.

J’espère que cet article t’aura apporter des informations utiles. Prochainement je t’explique comment faire si tu perds ton emploi ou si tu souhaites changer d’employeur au cours de ce permis de travail fermé A75.
Mon conjoint vient de changer d’employeur et nous venons de faire cette démarche, non sans stress 😉

Maudits-Pancakes.

residence-permanente

Résidence permanente : des milliers d’immigrants sur un siège éjectable

Aujourd’hui un article au nom des milliers d’immigrants, comme nous, dans l’attente de leur résidence permanente. Depuis Juillet 2019, plus aucun accusé de réception n’est délivré et aucune communication officielle n’a vu le jour. Plus d’un an d’attente et de doute.

Le dossier est-il bien arrivé au bureau de l’immigration ? Est-il bien complet ? Ce sont des réponses qu’on souhaite avoir le plus rapidement possible (normalement communiqué en quelques semaines) car en attendant la procédure, le permis temporaire court… tout comme notre droit de travailler sur le sol Canadien.

L’anticipation est de rigueur lorsqu’on a un statut temporaire car il faut jongler avec les permis de travail et leur durée de validité limitée.

MEMO : 1. la Résidence Permanente (RP) vous autorise à travailler sur le territoire de manière permanente, non limitée dans le temps (en réalité pendant 5 ans, mais renouvelable).
2. Pour y accéder, vous devez avoir été sélectionné par le Québec et donc obtenir votre Certificat de Sélection du Québec (CSQ). Valable 24 mois, il vous permet de présenter votre demande de RP et d’attendre sa validation.
3. Le CSQ n’est pas un permis de travail, il fait donc un permis temporaire valide en parallèle pour pouvoir rester sur le territoire.

4. Le permis de travail autorise l’individu à travailler dans le pays en question, le visa, lui, est obligatoire pour l’entrée sur le territoire et dépend de votre pays d’origine.


La situation actuelle

Les demandes de résidence permanente sont étudiées à Ottawa, autrement dit, par la Canada. Le traitement est donc au niveau Fédéral (Canada) et non Provincial (Québec).
En revanche les seuils d’immigration sont fixés par le Québec. La Province annonce chaque année les quotas de migrants qu’elle est prête à accueillir.
Jusque là, pas de problème, on est d’accord.

Actuellement, Ottawa pointe du doigt les seuils d’immigration fixés par le Québec et les conséquences de la COVID-19.
En effet, les délais de traitement déjà très longs se rallongent, l’annonce des quotas se fait tarder, et le Covid n’a pas fait de bien à la situation existante. Les agents de l’immigration ont été placés en télétravail mais de trop nombreuses procédures sont encore au format papier. Dont la demande de Résidence Permanente. Clairement, le tournant numérique au sein des services immigration n’est pas amorcé.

Difficile à vivre pour nous les candidats

Ce manque de visibilité est tout simplement stressant et anxiogène. C’est notre vie sur le sol Canadien qui est en jeu, un projet de vie et de nombreux sacrifices réalisés pour arriver jusqu’ici.

Bon nombre d’entre nous sommes des travailleurs installés au Québec depuis plusieurs années, contribuent activement à l’économie du pays (impôts, achat immobilier, lancement d’un commerce, etc.).  
Nous avons déjà été sélectionnés par le gouvernement du Québec (demande de CSQ, obligatoire avant de déposer une demande de résidence permanente).
On joue donc le jeu, on suit les étapes et sommes arrivés au pied de l’objectif final. Celui d’accéder à la Résidence Permanente, mettant fin aux demandes de visas temporaires et autorisant la demande de citoyenneté le cas échéant.

On patiente donc depuis plus d’un an dans l’attente de cet accusé de réception, sans aucune certitude que le dossier soit connu des services de traitement et surtout s’il sera traité. Tic Tac, Tic Tac…

Nos pires craintes

Premièrement on ne sait pas quel sort nous attend.
Rappelez-vous, en 2018 c’est 18000 dossiers de demande d’immigration qui on été tout bonnement « jetés à la poubelle ». Des milliers de vies impactées et parfois brisées, en quelques secondes.
Le gouvernement est capable de le faire. Il peut recommencer.
Va-t-il se débarrasser de ces milliers de dossiers en attente, cumulant un retard de traitement monumental ?
On ne sait pas. Nous sommes sur un siège éjectable…

Choses à savoir :
– Le certificat de sélection du Québec (CSQ) est valable 24 mois et laisse le temps aux candidat d’envoyer leur résidence permanente et d’attendre son acception. Si la résidence permanente n’est pas validée avant ces 24 mois, le CSQ restera valable en attendant le décision finale. OUI, à condition d’avoir reçu un accusé de reception….

Déjà 16 mois écoulés. On attend.
– Le CSQ n’est pas un permis et ne vous autorise pas à travailler au Québec. Vous devez donc avoir un permis de travail valide en parallèle.

Les conséquences

Certains voient leur CSQ arriver à échéance, sans même avoir eu un accusé de réception de la RP.
Il faut donc refaire un CSQ mais aussi faire un nouveau visa de travail s’il arrive également à échéance, ce qui a été notre cas (pas toujours évident, ça nécessite de trouver un employeur prêt à vous accompagner. Encore beaucoup d’incertitude et de stress).

Mais le problème c’est qu’avec toute cette situation et les délais de traitement de permis rallongés à cause du covid, beaucoup de personnes sont tombés, comme nous, en statut implicite.
Cela signifie entre autre, la perte de la couverture sociale et l’interdiction de quitter le pays sous peine de ne pas pouvoir y rentrer au retour.
T’as pas intérêt à tomber sérieusement malade, te blesser et encore moins de rentrer au pays voir tes proches.
Au moins avec la Covid, ce dernier point est réglé…
(Fort heureusement la sécurité sociale, RAMQ, à prolongé sa couverture de 6 mois supplémentaires au vue de la situation actuelle).

Voici quelques exemples auxquels nous sommes confrontés :
– des délais passant de 16 à 30 mois d’attente,
– des frais allant jusqu’à 12 000 $ pour une famille de 4 personnes
– des frais de renouvellement de permis en attendant la RP
– supporter un 2ème passage de la visite médicale (valide qu’un an), encore une fois à nos frais.
– Coûts, précarité, status implicites


Que sait-on aujourd’hui ?

L’immigration (IRCC) met de l’avant les impacts de la COVID-19 et des facteurs externes, comme le manque d’accès aux documents papier. Au printemps, ils ont lancé un appel d’offres pour revoir leurs systèmes informatiques vieillissants avec la volonté de s’adapter aux nouvelles façons de travailler.

On entend les impacts de la Covid… Mais à un moment donné il faut que ça bouge. Les conséquences sont bien trop importantes. Des avocats en immigration couvrent l’affaire et on suppose que :

Depuis juillet 2019, le service immigration a tout simplement cessé de traiter les demandes des travailleurs qualifiés québécois, parce qu’il a atteint les seuils pour l’année, selon les seuils d’admission établis par la province du Québec.

Soit, si tel est le cas, on aimerait bien le savoir ! Je pense qu’au point où nous en sommes, nous avons simplement besoin d’être rassurés et d’avoir un minimum de visibilité. J’entends par là, au moins une communication officielle, même si tout n’est pas clarifié de leur côté. Une sortie du silence !
Les nouveaux seuils d’immigrations pour l’année viennent d’être communiqués récemment, on espère donc tous que cette annonce pourrait au moins débloquer quelque chose au sein de l’immigration qui aurait maintenant toutes les cartes en mains.

Existe-t-il un accord entre Québec et Ottawa pour ne pas traiter nos demandes, afin de vider l’inventaire de dossiers déjà en traitement? C’est LA grande question qu’on se pose.

Les éléments encourageants

 Le ministère fédéral de l’Immigration a mentionné mettre en œuvre un accusé de réception modifié. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni. On ne sait pas s’il aura la même valeur que le véritable accusé de réception.
S’il prouve que le dossier a été reçu, cela n’implique pas son traitement.

Une des grosses craintes est que les agents renvoient le dossier s’il n’est pas complet et nous devons tout recommencer de zéro. Cela va de l’absence d’un papier au manquement d’une signature.
On sait tous à quel point le dossier et les pièces à fournir peuvent être complexes et que nous avons passé de longues soirées de travail et de relecture.

Quelques sources au gouvernement on évoqué que dans une situation où le CSQ est expiré, ils ne retourneront pas les dossiers, même s’il est incomplet. Rien d’officiel, mais ça peut nous rassurer et nous éviter un retour à zéro.

Attendre 2 ans pour finalement se voir retourner un dossier incomplet, ce serait inconcevable !


Quels recours avons-nous ?

Des groupes Facebook ont vu le jour pour rassembler les informations et permettre d’échanger sur les situations personnelles de chacun et ô combien différentes des unes des autres…
Une réelle entre-aide lorsque des personnes se retrouvent dans des situations réellement difficiles ou précaires.

1. Groupes Facebook :
AR pour RP via TQQ
Où sont nos dossiers de Residences Permanentes – Québec?
Le Québec, c’est nous aussi

2. Des milliers de candidats ont soumis leur rétroaction auprès de l’immigration pour exiger des réponses :
Soumettre sa rétroaction.

3. Signer la pétition Près de 10 000 signataires à ce jour.

3. Vous pouvez contacter le député fédéral de votre circonscription qui saura avoir des informations sur votre dossier auprès de l’immigration. Mais beaucoup d’entre nous les ont contacté et ils ne pourront pas faire grand chose de plus. Au mieux, ils sauront récupérer votre numéro EXP, mais il ne s’avère pas plus utile pour la suite.

4. Si vous êtes mal pris à cause des délais de RP, contactez les agents de l’immigration (s’armer d’une grande patiente et de motivation !). Ils sont capables de vous aider dans vos démarches en cours (même s’ils ont tous des discours différents quant aux RP, ils savent vous aider sur toute autre démarche).

5. Définitivement, si votre situation est urgente et complexe, si possible faites appel à un avocat en immigration. Il vous évitera l’épluchage de milliers d’informations et témoignages différents sur les réseaux et vous donnera des réponses concrètes, professionnelles et personnalisées.

La situation prend de l’ampleur et nos actions commencent à porter leur fruit. Le sujet est enfin relayé par la presse, notamment sur Radio Canada et Le Devoir. Le 13 novembre à eu lieu une manifestations à Montréal pour nous faire entendre. Un événement relayé dans la presse et partagé par quelques politiciens. On commence à parler de nous !


J’espère que cet article pourra en aider certains. J’ai tenté de centraliser les informations relayées un peu partout sur le web, ainsi que les liens utiles pouvant vous aider. La situation n’a jamais autant fait parler d’elle jusqu’à aujourd’hui. Ça va bouger à un moment ou à un autre.
On lâche pas ! Courage à tous !

Soyez libre de commenter et partager vos informations. La situation est complexe, floue et je ne connais pas tout 😉 

Maudits-Pancakes.

Moodboard – Retour sur notre automne 2020 !

Bienvenue pour la découverte de notre automne 2020, sous forme de Moonboard !

Aparté -> [ Un moodboard qu’est ce que c’est ? Pour faire court c’est un ensemble d’images harmonieuses.
Pour créer une identité visuelle, réfléchir à l’ambiance de votre futur salon ou tout simplement pour le plaisir des yeux, créer un moodboard peut être très utile et inspirant. ]

J’adore rassembler les photos d’une saison ou d’un événement de façon à les figer dans le temps et entretenir de beaux souvenirs. C’est donc sous forme de moonboard que je reviens sur notre automne !
La meilleure façon de se rappeler à quel point il était quand même cool.
Car ces tableaux sont un concentré des meilleurs moments.
Un bon moyen de voir le verre à moitié plein lorsque tu es trop tourmenté par tes emotions et que tu ne profites pas de l’instant présent.


« C’est con le bonheur, c’est souvent après qu’on sait qu’il était là. »

L’arrivée de couleurs

On ne le dira jamais assez, les couleurs ont été magnifiques, comme chaque année !
Malgré le confinement annoncé le 1er octobre, on a pu :
– se balader dans les parc du quartier
– faire une randonnée au Mont Saint-Brunot à 10 minutes de la maison,
– préparer les décorations d’halloween
– manger des muffin et des soupes à la citrouille
– se préparer des Pumpkin latté aux épice d’automne
– ramasser les feuilles dans les jardin (x10).

Si le sujet t’intéresse tu peux d’ailleurs découvrir les 10 raisons d’aimer l’automne au Québec, ou notre petite virée à Mont-Tremblant lors de notre première année à Montréal.

Cueillette de pommes, pic-nic et rando

L’automne est installé, on profite donc de l’activité traditionnelle : la cueillette des pommes dans un verger.
Si tu veux découvrir notre première cueillette, c’est ici !

Le temps est doux, on sait que la saison est courte et que l’hiver arrivera vite alors on en profite pour faire un pic-nic dès que l’occasion se présente ! Un gros pull des petites bottes et le soleil sur les joues. Tout est parfait.

Ensuite, nous sommes allés à l’observatoire du Mont-Royale pour admirer la vue et ses couleurs. Ça faisait très longtemps et ce lieu rappelle toujours beaucoup de souvenirs. Notamment nos première photos de la ville, en tant que touristes… C’est maintenant un sortie à portée de main, près de chez nous.

L’arrivée de l’hiver

Changement de décor ! La dernière semaine d’octobre a clairement été marquée par la chute des températures.
Nous avons atteint les -10 degrés et les premières neiges sont arrivées. Rien que ça.

C’est tombé à pique pour notre weekend en chalet. Décor hivernal sur la lac gelé et weekend au coin du feu dans des bas de laine. Ouais, c’est ça qu’on aime ! L’hiver est donc annoncé.
Au moment où je vous parle nous somme surpris par l’été indien qui devrait durer 1 semaine.
Un beau contraste avec 18 degrés au thermomètre.
Par contre, la prochaine neige qui arrivera risque bien d’être définitive.
C’est la bonne, on va chausser nos grosses bottes dans quelques jours…

Quoi de beau sinon ?

En parallèle, il s’est passé beaucoup de chose chez nous…
– On a réaménagé un peu le sous-sol pour améliorer mon espace bureau.
– On a terminé les rénovations du garage.
– On a installé un poêle à gaz pour avoir bien chaud cet hiver.
– On a fêté nos 6 ans de mariage et nos 10 ans de rencontre.
– On a fêté un changement de job pour Monsieur.
– Je me lance dans un nouveau projet pro/perso.
– Et cerise sur le gâteau, on se lance dans un agrandissement de la maison.

Bon bin finalement on s’ennuie pas tant que ça !
Voilà pourquoi j’aime écrire, je me vide la tête, le meilleur en ressort et je vois plus clair.

Car quand les jours se suivent, qu’on ne peut pas voir ses amis, ni sa famille, qu’on travaille chaque jours depuis la maison, des fois on ne voit plus de bout du tunnel, n’est-ce pas ? Et on rumine.

Haut les coeurs ! On lâche pas, on garde le cap et on crée l’instant !
On crée notre vie, à notre image, chaque jour, quoi qu’il arrive…

Maudits-Pancakes.

Vis ma vie de maman expatriée

On se retrouve pour nouvel article dans le quel un bon nombre de mamans expat (ou non) se reconnaîtront !
En expatriation, on passe beaucoup de temps à culpabiliser vis à vis des choses qu’on a « enlevées » à nos enfants. À savoir : les proches, les amis et toutes les références qu’on a soi-même connues en étant enfant. Mais on oublie vite ce qu’on leur apporte et toute l’énergie qu’on déploie sans compter. Pour eux et la famille au complet.

Je vous livre (en partie !) comment je perçois mon rôle de maman et comment il est influencé par l’expatriation.
Avec en prime, quelques anecdotes ! Et du second degrés. 😉


1 – Maman guide touristique

Les débuts sont déstabilisants et euphoriques ! Et pour oublier la désorientation sous-jacente, je veux croquer la vie à pleine dent, vivre chaque jour à fond et découvrir tout ce qui m’entoure, très vite.


« Alors attention les yeux, voila le planning des 4 prochains weekends. On va se plonger dans la ville, visiter tous ses quartiers et découvrir toutes leurs particularités.
Sans oublier les incontournables : Le Mont-Royal, Le Vieux-Port, la Basilique Notre-Dame, la rue Sainte-Catherine, blablabla..
Et quand on aura besoin d’une pause, on en profitera pour goûter les spécialités : crèmes glacées, queues de castor, poutines etc..
Vous êtes contents ???
Julien : « He ouais tout ça ? ok, cool. »
Harry : « Ouinn »
Moi : « Ça va être formidable ! =D  »


2 – Maman guide GPS

Une semaine après notre arrivée au Québec, Julien a commencé son travail.
Pendant ce temps, pas le temps de niaiser. Il faut s’installer et repérer les lieux !
Organiser le quotidien, repérer les sites utiles, les indispensables, faire des démarches, sonner aux portes.
Avec mon petit Harry de 1 an sous le bras, je suis désorientée, déboussolée, mais je n’en laisse rien paraître pour prendre les choses en main et découvrir notre nouvel environnement.

Sans voiture au départ, on en a fait des pas !
Tellement de chemins explorés que le weekend je peux guider mon mari avec assurance !


« Crois moi sur parole chéri, il faut tourner à droite ! Je le sais, c’est ici que je me suis perdue avec Harry l’autre jour. Tu sais la fois où tu n’avais pas de nouvelles de moi et que je suis rentrée tard en prétextant qu’Harry avait besoin d’air frais. Je l’ai cherché mon chemin pendant toutes ces heures. Fais-moi confiance. C’est à droite. »


3- Maman cheffe de chantier

Quand Julien travaillait , j’ai vu intervenir quelques corps de métier à la maison. L’électricien, le technicien Internet, les livreurs de meubles, les déménageurs (salut les affaires de France venues par bateau !) etc… Et on connait tous ce genre d’intervention. Ça se passe à coup sûr : tel jour, entre 7h et… 18h. De quoi travailler sa patience et sa flexibilité !


« Ça y est, mon bébé dort enfin ! Ho mon dieu, j’espère que… Ding donnnng ! »


4 – Maman professeure d’Anglais

Bien qu’on parle majoritairement le Français au Québec, on attend bien plus souvent l’Anglais ici que dans notre cher pays natal. Pas question de manquer cette opportunité pour mon fils.

Je me remets sérieusement à niveau et je parle désormais Anglais à mon enfant. Par les consignes simples, les jeux, les livres. Même si la facilité de la langue natale est coriace.


« Harry please, could you give me ton bavoir s’il te plait ? « 
« Time to sleep my boy. Take your doudou and.. Harry dépécheuuuh ! »


5 – Maman égoïste

Parfois, entre tout cela, j’entre dans une phase très égocentriste. Elle est indispensable à mon épanouissement et me permet de me redécouvrir. Grossomodo : Je ne veux penser qu’à moi, me faire plaisir, profiter !


« Le doudou ? Attends chéri, je suis pleine introspection. D’ailleurs, demain il ne faudra pas compter sur moi, j’hésites entre une journée spa ou une rando en solo. Pff, je suis bête ! Je vais faire les deux ! »


6 – Maman auto-entrepreneure

Plus loin encore dans la quête de soi-même et comme tout est plus intense dans cette nouvelle vie, certaines passions deviennent évidentes et le lion qui est en moi veut conquérir le monde !


« Et ouais chéri, j’ai un projet à moi ! t’as vu ça ? Je pourrais compter sur toi ? Ça va me prendre du temps tout ça, je risque d’être un peu moins disponible. Mais on est une équipe pas vrai ?
À ce propos, t’as les outils pas loin ? J’ai réfléchi à l’aménagement de mon studio 🙂 »


7 – Maman psychologue

Haa l’expatriation, ça en soulève des questions. Il y a les miennes… et celles-des autres.
« Maman, pourquoi je peux pas aller chez mamie, pk elle est en France ?  »
Tu sens la culpabilité qui vient ? À ce moment là, pour ton fils, c’est complètement anodin mais toi t’as besoin de te justifier !


« Tu sais mon coeur, papi et mamie sont en France et nous maintenant on vit au Canada. C’est merveilleux parce qu’on se voit souvent dans le téléphone et quand on veut se voir en vrai on prend l’avion, c’est trop excitant ! Et quand on se voit on vit des moments forts. Et tu sais, le plus important, c’est qu’on s’aime très fort. Papi et mamie pensent toujours à toi, comme toi tu penses à eux. Et n’oublies jamais que… Héé regardes maman ! Ma crotte de nez ! »


8 – Maman prête à tout pour une nounou

Avec le recul, la plus grande difficulté en étant loin c’est de ne pas pouvoir compter sur l’aide de la famille. Impossible de se « décharger », souffler un peu ! Alors parfois, on implose, on aimerait se laisser un peu d’air, à tous les trois.

« Donc, si je compte le tarif de la nounou, le resto et le ciné, ça fait quoi… 250$ la soirée ? Additionné aux autres fois, je fais le calcul sur le mois ? Laisses tomber on sort, on verra plus tard. »


Le mot de la fin

Ce que je sais, c’est que toutes les mamans sont multi-caskets, qu’elles soient expatriées ou non.
La complexité de l’expatriation amène un lot de défis supplémentaires mais aussi de belles découvertes.
Des choses qui nous permettent d’évoluer et de se connaître un peu plus.

Là où tout est possible, on cherche l’équilibre entre le bonheur et la culpabilité de vivre l’expatriation. Pas toujours facile, mais je crois qu’on s’en sort quand même bien … Car on peut être heureux partout, du moment qu’on le décide.

Maudits-Pancakes.



Et comme la maternité est aussi complexe que merveilleuse, je te livre mes confessions de maman ici et j’aborde le sujet du « petit deuxième » par là.

Le système scolaire Québécois, comment ça marche ?

Le système scolaire Québécois…  un vaste sujet !
Le système scolaire Français est il mieux, moins bien ? Qui peut savoir ! Cela dépend de tellement de choses, de chaque personne et nos propres attentes.
Ce qu’on sait par contre c’est que ce sont des systèmes différents !
En tant que nouveaux arrivants, on se sent vite perdus ! On tente de comparer le système scolaire Québécois à celui qu’on a connu alors qu’ils ne sont pas comparables.
Alors, comment ça se passe ici l’école ? je tente de vous éclairer.

Cet article parlera concrètement des cursus scolaires mais je ne vais pas m’étendre sur les méthodes pédagogiques des deux systèmes qui est un bien plus vaste sujet.
Mais je vous en parlerais peut-être un jour, quand j’aurais plus de recul et de connaissances 🙂

Les différences majeures entre les systèmes scolaires Français et Québécois

Si on peut trouver un point commun entre la France et le Québec c’est celui-ci  : l’école est obligatoire de 6 à 16 ans.
Parallèlement, quelques différences notables :

– En France, l’école commence plus tôt qu’au Québec.
> Les enfants entrent en Maternelle dès l’âge de 3 ans alors que c’est à 5 ans que la maternelle commence au Québec. Si on veut comparer, les Québécois commencent avec la grande section (la Maternelle ne dure donc qu’une année, mais la maternelle dès 4 ans commence à se développer).
Que font-il les 2 années précédentes (petite et moyenne section) ? Ils sont tous simplement dans un mode de garde. Notre fils de 3 ans est par exemple dans une garderie.
Rassurez-vous, il apprend exactement les mêmes choses qu’il aurait appris en France au même âge.

Ce qu’on aime : sa “classe” est un groupe de 7 enfants pour 1 éducatrice.
Les échanges sont donc riches, individualisés et notre fils grandit déjà dans un environnement bilingue.

www.collegefrancais.ca

Les diplômes ne sont pas les mêmes et ne se déroullent pas la même année en France et au Québec
En France nous passons :
– le Brevet des collèges en 3ème. Au Québec, l’équivalent est le Diplôme d’Études secondaires.
– le Baccalauréat en fin de Terminale. Il n’a rien à voir avec le Baccalauréat au Québec, qui lui est l’équivalent de la Licence à l’Université.

Au Québec, à l’âge de 17-18 ans, les étudiants sont au “CÉGEP”, quand en France nous passons notre BAC.
C’est là qu’il doivent faire le choix entre une formation technique (qui permet d’avoir une formation valide dans un domaine choisi) ou une formation préparatoire à l’université. C’est donc à ce moment-là que l’étudiant doit choisir sa spécialisation. Alors qu’en France nous faisons ce choix pour le lycée dès la fin du collège, soit environ 3 ans plus tôt. Dur dur de s’orienter à 14-15 ans. 😉

www.collegefrancais.ca/

Comparer les deux système en un clin d’oeil

Rien de mieux qu’un petit tableau pour synthétiser. J’y ai mis mon coeur. 😉

Comparatif des systèmes scolaires Français et Québécois

Ce qu’on aime et qui nous semble différent de ce qu’on a connu en France

– J’aime le fait que mon enfant fasse ses apprentissages au sein de petits groupes d’élève et avec une éducatrice disponible.
– J’aime les nombreuses garderies et écoles bilingues et que l’anglais reste malgré tout présent dans les établissement “classiques”.
– La pédagogie tournée vers l’enfant. On met un point d’honneur sur le bien-être des élèves, la confiance en soi, l’aisance à l’oral, l’encouragement. Et la bienveillance des professeurs.
Les accompagnements mis en place pour les élèves en difficultés, en situation de handicap ou autres. Quand de trop nombreuses fois certains établissements Français envoient ces élèves vers des filières professionnelles qu’il n’auront pas choisies.
– Les très nombreuses options proposées par les écoles secondaires, il y en a pour tous les goûts ! De quoi choisir une école adaptée aux besoins, loisirs et envies de ton enfant.

www.collegefrancais.ca

Options, méthodes, structures, comment choisir une école adaptée à son enfant ?

Pour trouver ces écoles secondaires (collège pour comparer à la France), ça en fait des choix à faire !
Des options à décortiquer, des méthodes d’apprentissage à comparer, des localisation à prendre en compte. Sans oublier le choix du public/privé.
C’est déjà compliqué dans son propre pays, alors, quand on est expatrié et que les options  devant nous sont encore plus vastes, comment fait-on ?


Scool.ca l’outil indispensable pour les parents 

Mon amie Québécoise, Audrey Racine, a identifié le besoin de nombreux parents et a créé la plateforme SCOOL.CA. Un outils qui fait la différence et qui pourrait grandement nous aider en tant qu’expatriés :

“Que ce soit une école secondaire publique, privée ou internationale, régulière ou alternative, toute commission scolaire confondue ayant un programme de sports-études, une chorale ou un programme orienté sur les sciences, vous pourrez, en sauvant un maximum de temps, trouver la parfaite école secondaire à Montréal à partir de notre plateforme.”

Home page – scool.ca


Si tu es directement concerné par le choix d’une école secondaire, je t’invite donc à visiter la plateforme :
Très simple d’utilisation, tu peux affiner ta recherche par code postal ou à l’aide des nombreux filtres : langues, programmes, services, type d’école, installations, encadrement pédagogique, soutien professionnel, activités parascolaires, vie étudiante, status, aides financières, uniforme.
Tu peux consulter la fiche de chaque école et bientôt, un moteur de recherche sera intégré au site.

Carte de recherche interactive – scool.ca

Pour en savoir plus, consulte la rubrique “comment ça marche ? ”
ou rends-toi directement sur la “Carte de recherche
Si tu as besoins d’information complémentaire Contacte scool.ca
Si tu veux garder un oeil sur scool.ca car tu devras bientôt trouver une école, tu peux suivre la plateforme sur Facebook, Instagram ou Pinterest.

Sur les réseaux, scool.ca est une mine d’informations et de conseils pour les parents !  Et depuis quelques jours, tu peux écouter Scool le Balado ! Quoi de mieux que des témoignages et l’avis de professionnels pour aider ton enfant dans sa transition du primaire au secondaire ! 

Maudits-Pancakes.


Et comme le Québéc n’a pas que son système scolaire à offrir, tu seras peut-être intéressé par ces articles :
La vie est-elle si belle au Canada ?
10 raisons d’aimer l’automne au Québéc
Le voyage qui a changé ma vie

Le voyage qui a changé ma vie : notre expatriation

Je veux te parler de mon histoire. Plus qu’un voyage : un aller sans retour, le grand saut, le projet d’une vie. Le genre de chose pour laquelle il y a un avant et un après. Le genre de chose qui vous transforme.
Mon histoire est celle de notre expatriation au Québec, depuis la France.

L’origine de notre expatriation

Ce grand départ pour le Québec, c’était le rêve de notre couple, l’espoir d’une vie meilleure et la volonté de créer notre bonheur selon nos envies, nos valeurs et nos besoins.
En 2013, le Canada nous attire, même si on le connaît mal. On décide d’y passer 15 jours pour se faire une idée.
Et déjà dans notre esprit, on prospecte.
Pendant les 5 années suivantes, on essaiera de trouver un emploi Québécois depuis la France : on participe à des salons de recrutement, on crée notre réseau. On a de l’espoir mais aussi des déceptions.
Malgré tout, on avance : on se construit une jolie maison et nous devenons parents.
2018, c’est notre heure. Après 5 ans de recherches tantôt actives, tantôt en pause, c’est finalement lors d’une semaine de décembre que 2 employeurs proposent leur offre à mon conjoint.
6 mois plus tard, avec 3 grosses valises et notre fils de 1 an, on s’envole pour Montréal.
C’est le premier jour du reste de notre vie.

Comment l’expatriation a changé nos vies

Notre vie à changé par bien des aspects : pays, culture, environnement, climat, codes sociaux, coutumes, langage…
Je pourrais t’en dire bien davantage mais tu l’as compris:  l’expatriation c’est un lot de changements et beaucoup d’adaptation. Ça, c’est le côté “pratique” et “visuel” des choses.
Je t’invite à lire mon article Comment l’expatriation a chamboulé nos vies ? si tu veux aller plus loin.

Moi, je veux te parler de l’intérieur :
la remise en question de mes valeurs, mes croyances et ma perception du monde.
Je te parle des changements irrévocables que je vis et qui définissent déjà la personne que je serais demain.  

Expatriation : challenge, fierté, découverte et bonheur

J’ai évoqué brièvement tous les changements auxquels on peut faire face en intégrant un nouveau pays.
C’est pas toujours facile, mais c’est aussi ce que nous sommes venu chercher : de la nouveauté, du défis, le challenge de se réinventer, tout reconstruire.
Après 2 ans de vie au Québec, aussi “court” que ça puisse être et malgré les passages à vide, c’est incroyablement grisant ! OUI, on l’a fait !

Et quand je regarde en arrière, je me sens fière et reconnaissante de vivre chaque jour de plus ici.
Parce que non seulement on a tout quitté, mais c’est aussi un pari réussi.
Jamais je n’aurais cru en arriver là après 2 ans d’expatriation : un épanouissement familial et professionnel, une intégration réussie, de beaux et grands projets, nos objectifs de vie respectés. 
Ne sachant pas de quoi est fait l’avenir, je n’oublie jamais la chance que nous avons.
Une chance que nous avons construite, pour ne jamais avoir de regrets.

Manque, solitude, questionnements

Il m’arrive parfois d’être frappée par une lucidité soudaine, mêlée de culpabilité.
Tout à coup, mon esprit me remet face à mes choix : j’ai tout quitté ! 
Comment j’ai pu imposer ce choix à tous nos proches, empêcher mes parents de voir leur petit fils, priver mon enfant de liens irremplaçables et extraordinaires. Et tous ces petits cousins et cousines qu’il ne connaît pas vraiment et à côté de qui il aurait pu grandir.
Me voilà tiraillée entre mon pays natal : mes racines, ma famille, mes souvenirs, tout ce qui m’a construit. Et mon pays de d’adoption : celui du champ des possibles, de l’épanouissement et ou nos rêves deviennent réalité.

Voilà une facette de notre expatriation, celle véhiculée par l’éloignement avec la famille.
Car choisir de tout quitter n’est pas une chose facile.
Mais je me rappelle ensuite pourquoi nous sommes ici et la plus belle facette de notre expatriation refait surface.
Une vie meilleure, une société bienveillante et respectueuse, un pays ou on te donne la chance avant de douter de toi et où on te laisse vivre ta vie sereinement.
Est-ce que ces raisons justifient le fait de quitter les siens ? C’est la question que je préfère éviter de me poser. C’est douloureux, ça me fait me sentir égoïste et finalement je pense que personne n’est légitime pour y répondre et qu’il n’y  pas de réponse universelle.
Tout est une question de choix, incluant des conséquences. À nous de les assumer ensuite.

Soit tu t’accables sur ce sentiment qui t’empêchera d’avancer. Soit tu arrives à passer les vagues.

Maudits-Pancakes.

Alors, en attendant que mon fils devienne assez grand pour me questionner / me reprocher de l’avoir emmené loin de sa famille (et croyez moi qu’à 3 ans, les questions commencent déjà à voir le jour), j’accepte et j’apprivoise ces sentiments parfois douloureux.
Ça sera toujours ainsi dans les moments les plus difficiles. Et ça le sera certainement pour mon fils aussi, qui réalise chaque jour un peu plus que sommes loins des nôtres. Mais on ne cessera jamais d’en parler pour éviter que l’un de nous ne souffre en silence. Et on sera toujours plus armés pour passer ces passages à vide.


Ce grand voyage, qui pour moi n’en est pas un, mais plutôt notre nouvelle vie, me fait considérer autrement tous mes acquis. Mes croyances, mon rapport à la famille, mes priorités, ma vision du monde et de ma culture natale… Tout a changé.
Tout a changé mais je ne me suis jamais autant sentie moi même.


L’expatriation est une multitude de remises en question mais aussi le plus beau voyage vers la connaissance de soi. 

Maudits-pancakes


Un mot pour les futurs expatriés 

Tu penses t’expatrier et tu préfères tenter ta chance pour ne jamais avoir de regrets ? Tu as raison ! Et si ça ne fonctionne pas, alors tu seras le plus heureux de savoir que ta place est dans ton pays natal. Tu auras la fierté de l’avoir fait !
Si ça fonctionne, ça va être la meilleure expérience de ta vie ! Mais des regrets il y en a toujours. Car une fois dans ton pays d’adoption, tu n’as pas le regret de ne pas l’avoir fait, mais dans bien des cas, tu regretteras de ne pas avoir été là à certains moments, de ne pas avoir été présent pour les personnes qui comptent le plus pour toi.

Et c’est comme ça. Soit tu t’accables sur ce sentiment qui t’empêchera d’avancer. Soit tu arrives à passer les vagues.
Personnellement, je trouve la force de passer ces vagues dans tout ce que la vie me donne.
Et je ne le dirais jamais assez, tout est une question d’équilibre.
Je mets de la couleur à mon tableau noir pour qu’il se soit jamais que sombre. Mais plutôt une belles composition de mes nuances, avec au premier plan, les plus belles d’entre elles. 

Maudits-Pancakes.


À tout de suite sur les réseaux !


Tu en veux plus ?

Je t’invite à découvrir la façon dont on vit « notre retour annuel au pays« , ou encore, les « 10 raisons d’aimer l’automne au Québec« .
Enfin, si tu te demandes si « la vie est si belle au Canada ? » C’est par ici !



“ Cet article participe à l’événement inter-blogueurs “ le voyage qui a changé ma vie ” du blog d’une famille expatriée au Québec : Stalimapics. Je vous conseille cet article pour voir de sublimes paysages et leur transformation selon les saisons. Toute la beauté du Quebec ! ”

À toi, rescapé du confinement

Début mars, je fêtais les 3 ans de mon fils en chalet, entre amis, le temps d’un weekend.
De l’amour, du partage et… tant d’insouciance.

La suite, je ne l’ai pas vue venir. Personne ne l’a vue venir.
De retour au travail, on nous annonce la fermeture des écoles et milieux de garde. Le début d’une succession de fermetures strictes. Les gens qui se ruent dans les épiceries. Des pénuries de viandes, produits laitiers et de papier toilette… Nous voilà confinés. En pleine pandémie.

La « vie » s’est arrêtée ainsi que toute forme de légèreté et d’insouciance. La maison devient le lieu de travail mais aussi la garderie. 2 fonctions qu’il faut imbriquer aux débâcles de la vie de famille.
Chacun d’entre nous a dû jongler. S’adapter. Se recentrer sur l’essentiel, aussi.
Car il y a toujours une part de positif à prendre. Mais définitivement, c’est un choc. Brutal.
Cette pandémie et son confinement nous ramènent à notre condition de simple mortel et ça fait peur.
Nous sommes les mortels d’une époque aux rouages fous. Une course au « toujours plus » que notre planète ne peut suivre. Le retour de baton es tombé. 

Chamboulement et confrontation pendant le confinement

Ce confinement a enfermé la vie de chaque membre de la famille dans un seul et même endroit.
Une promiscuité méconnue fait son apparition, du jour au lendemain. Les parents veulent travailler lorsque les enfants veulent s’épanouir. L’un veut relaxer quand l’autre veut se concentrer.
Cette promiscuité de chaque instant vient se heurter à notre besoin individuel d’intimité. 

Ce confinement est venu surchargé le domicile familial, réveillant les petits compromis que chacun avait accepté pour la paix du ménage. L’organisation, les rôles, les horaires sont littéralement chamboulées.
Les émotions se heurtent, ne pouvant plus circuler dans la dynamique familiale qui était si bien rodée.

Ce confinement il nous met littéralement face à nos pensées, nos émotions et nos fragilités les plus profondes.
Forcés de ralentir, c’est l’occasion pour elles de sortir et de s’exprimer au grand jour.
Les écouter, les comprendre mais avant tout en prendre conscience. Sinon les subir.
Je n’ose imaginer l’impact que ce confinement a pu avoir sur la santé mentale des plus vulnérables, les plus tourmentés. Sans penser à la libération des pires démons : la violence conjugale et infantile, mais aussi les drogues, les troubles comportementaux et bien d’autres.
Ce confinement est clairement le moment d’écouter ses propres failles et des les apaiser.
Et c’est OK si on a besoin de se faire aider pour ça.  

Confinement et expatriation 

C’est certain, vivre le confinement à des kilomètres de ses proches ne rend pas la chose facile.
Pour l’expatrié, c’est prendre la distance en pleine face.
Anéantir la possibilité de visiter ses proches avant même que l’envie ne se pointe.
Les frontières sont fermées et retrouver tes proches n’est pas un voyage essentiel ces temps-ci, même si ça l’est pour toi. Visualiser de prochaines retrouvailles est impossible, l’avenir n’a jamais été si incertain.
Puis-je oser leur dire « à l’année prochaine » ?
La « deuxième vague » et un avenir sur fond de pandémies nous guette.

Un sentiment d’insécurité qui apparaît, le statut d’étranger qui se montre plus fort. Tu cherches tout à coup tes repaires identitaires. Mais t’as beau faire 10 fois le tour de ta maison confinée, c’est pas là que tu vas les trouver.

Expatrié confiné, à un moment ou à un autre tu as dû ressentir l’isolement et la perte de repères fondamentaux. Sûrement les pires ennemis quand on est loin… Mais je veux te dire que c’est correct.
Les pays se déconfinnent, mais a-t-on retrouvé la vie d’avant ? Certainement pas. On accuse encore le coup.
On essaie de s’adapter et construire de nouveaux repaires. De nouvelles armes pour vivre avec ce nouveau présent. 

Comme nous, beaucoup travaillent encore de la maison. Se rappelant chaque jour que c’est différent, pas comme avant. La longue traîne de ce confinement presque résolu, matérialisée par le port du masque et ces nouveaux gestes barrière quotidiens. Par cette liberté restreinte.

Accepter notre vulnérabilité pendant le confinement

Pandémie mondiale, éloignement social et familial, confinement, travail/enfants à la maison, chamboulements, pertes de repères, de rythmes., surcharge émotionnelle… Dois-je continuer la liste de ce que nous vivons ces derniers temps ? Ajouter à cela la pression des réseaux à faire son pain maison, acheter local, lancer de nouveaux projets personnels/professionnels etc… Je suis pour toutes ces idées ! Mais chaque chose en son temps… Peut-on se foutre la paix et juste encaisser ce qui se passe ? Ensuite on gérera.

Mon cas n’est pas le plus à plaindre pendant cette pandémie. Loin de là. Mais si comme moi tu as/as eu des moments plus durs, accepte-les, comprends-les. Réalises tout ce que tu vis. Et prends le temps qu’il faut.
J’ai le conseil facile… la première à ne plus y voir clair. Mais si j’écris tout ça, c’est que j’ai commencé à digérer beaucoup de choses.

Je t’invite à la méditation et la sérénité. Recentres-toi sur des petits bonheurs, des sensations qui sont à ta portée. On commence par là et promis, un nouveau souffle vient. Quand tu seras prêt, tu sauras te réinventer dans ce nouveau présent. Libre à toi de soulever des montagnes… ou pas, après tout ! 🙂

Un pas de plus vers la connaissance de soi ou l’art du bonheur dans un monde incertain. Je nous souhaite juste de savoir être heureux. Peu importe comment ce drôle de monde tourne… L’instant présent et ton TOI ne te feront jamais faux bon. Alors chéri-les.