Résidence permanente : des milliers d’immigrants sur un siège éjectable

Aujourd’hui un article au nom des milliers d’immigrants, comme nous, dans l’attente de leur résidence permanente. Depuis Juillet 2019, plus aucun accusé de réception n’est délivré et aucune communication officielle n’a vu le jour. Plus d’un an d’attente et de doute.

Le dossier est-il bien arrivé au bureau de l’immigration ? Est-il bien complet ? Ce sont des réponses qu’on souhaite avoir le plus rapidement possible (normalement communiqué en quelques semaines) car en attendant la procédure, le permis temporaire court… tout comme notre droit de travailler sur le sol Canadien.

L’anticipation est de rigueur lorsqu’on a un statut temporaire car il faut jongler avec les permis de travail et leur durée de validité limitée.

MEMO : 1. la Résidence Permanente (RP) vous autorise à travailler sur le territoire de manière permanente, non limitée dans le temps (en réalité pendant 5 ans, mais renouvelable).
2. Pour y accéder, vous devez avoir été sélectionné par le Québec et donc obtenir votre Certificat de Sélection du Québec (CSQ). Valable 24 mois, il vous permet de présenter votre demande de RP et d’attendre sa validation.
3. Le CSQ n’est pas un permis de travail, il fait donc un permis temporaire valide en parallèle pour pouvoir rester sur le territoire.

4. Le permis de travail autorise l’individu à travailler dans le pays en question, le visa, lui, est obligatoire pour l’entrée sur le territoire et dépend de votre pays d’origine.


La situation actuelle

Les demandes de résidence permanente sont étudiées à Ottawa, autrement dit, par la Canada. Le traitement est donc au niveau Fédéral (Canada) et non Provincial (Québec).
En revanche les seuils d’immigration sont fixés par le Québec. La Province annonce chaque année les quotas de migrants qu’elle est prête à accueillir.
Jusque là, pas de problème, on est d’accord.

Actuellement, Ottawa pointe du doigt les seuils d’immigration fixés par le Québec et les conséquences de la COVID-19.
En effet, les délais de traitement déjà très longs se rallongent, l’annonce des quotas se fait tarder, et le Covid n’a pas fait de bien à la situation existante. Les agents de l’immigration ont été placés en télétravail mais de trop nombreuses procédures sont encore au format papier. Dont la demande de Résidence Permanente. Clairement, le tournant numérique au sein des services immigration n’est pas amorcé.

Difficile à vivre pour nous les candidats

Ce manque de visibilité est tout simplement stressant et anxiogène. C’est notre vie sur le sol Canadien qui est en jeu, un projet de vie et de nombreux sacrifices réalisés pour arriver jusqu’ici.

Bon nombre d’entre nous sommes des travailleurs installés au Québec depuis plusieurs années, contribuent activement à l’économie du pays (impôts, achat immobilier, lancement d’un commerce, etc.).  
Nous avons déjà été sélectionnés par le gouvernement du Québec (demande de CSQ, obligatoire avant de déposer une demande de résidence permanente).
On joue donc le jeu, on suit les étapes et sommes arrivés au pied de l’objectif final. Celui d’accéder à la Résidence Permanente, mettant fin aux demandes de visas temporaires et autorisant la demande de citoyenneté le cas échéant.

On patiente donc depuis plus d’un an dans l’attente de cet accusé de réception, sans aucune certitude que le dossier soit connu des services de traitement et surtout s’il sera traité. Tic Tac, Tic Tac…

Nos pires craintes

Premièrement on ne sait pas quel sort nous attend.
Rappelez-vous, en 2018 c’est 18000 dossiers de demande d’immigration qui on été tout bonnement « jetés à la poubelle ». Des milliers de vies impactées et parfois brisées, en quelques secondes.
Le gouvernement est capable de le faire. Il peut recommencer.
Va-t-il se débarrasser de ces milliers de dossiers en attente, cumulant un retard de traitement monumental ?
On ne sait pas. Nous sommes sur un siège éjectable…

Choses à savoir :
– Le certificat de sélection du Québec (CSQ) est valable 24 mois et laisse le temps aux candidat d’envoyer leur résidence permanente et d’attendre son acception. Si la résidence permanente n’est pas validée avant ces 24 mois, le CSQ restera valable en attendant le décision finale. OUI, à condition d’avoir reçu un accusé de reception….

Déjà 16 mois écoulés. On attend.
– Le CSQ n’est pas un permis et ne vous autorise pas à travailler au Québec. Vous devez donc avoir un permis de travail valide en parallèle.

Les conséquences

Certains voient leur CSQ arriver à échéance, sans même avoir eu un accusé de réception de la RP.
Il faut donc refaire un CSQ mais aussi faire un nouveau visa de travail s’il arrive également à échéance, ce qui a été notre cas (pas toujours évident, ça nécessite de trouver un employeur prêt à vous accompagner. Encore beaucoup d’incertitude et de stress).

Mais le problème c’est qu’avec toute cette situation et les délais de traitement de permis rallongés à cause du covid, beaucoup de personnes sont tombés, comme nous, en statut implicite.
Cela signifie entre autre, la perte de la couverture sociale et l’interdiction de quitter le pays sous peine de ne pas pouvoir y rentrer au retour.
T’as pas intérêt à tomber sérieusement malade, te blesser et encore moins de rentrer au pays voir tes proches.
Au moins avec la Covid, ce dernier point est réglé…
(Fort heureusement la sécurité sociale, RAMQ, à prolongé sa couverture de 6 mois supplémentaires au vue de la situation actuelle).

Voici quelques exemples auxquels nous sommes confrontés :
– des délais passant de 16 à 30 mois d’attente,
– des frais allant jusqu’à 12 000 $ pour une famille de 4 personnes
– des frais de renouvellement de permis en attendant la RP
– supporter un 2ème passage de la visite médicale (valide qu’un an), encore une fois à nos frais.
– Coûts, précarité, status implicites


Que sait-on aujourd’hui ?

L’immigration (IRCC) met de l’avant les impacts de la COVID-19 et des facteurs externes, comme le manque d’accès aux documents papier. Au printemps, ils ont lancé un appel d’offres pour revoir leurs systèmes informatiques vieillissants avec la volonté de s’adapter aux nouvelles façons de travailler.

On entend les impacts de la Covid… Mais à un moment donné il faut que ça bouge. Les conséquences sont bien trop importantes. Des avocats en immigration couvrent l’affaire et on suppose que :

Depuis juillet 2019, le service immigration a tout simplement cessé de traiter les demandes des travailleurs qualifiés québécois, parce qu’il a atteint les seuils pour l’année, selon les seuils d’admission établis par la province du Québec.

Soit, si tel est le cas, on aimerait bien le savoir ! Je pense qu’au point où nous en sommes, nous avons simplement besoin d’être rassurés et d’avoir un minimum de visibilité. J’entends par là, au moins une communication officielle, même si tout n’est pas clarifié de leur côté. Une sortie du silence !
Les nouveaux seuils d’immigrations pour l’année viennent d’être communiqués récemment, on espère donc tous que cette annonce pourrait au moins débloquer quelque chose au sein de l’immigration qui aurait maintenant toutes les cartes en mains.

Existe-t-il un accord entre Québec et Ottawa pour ne pas traiter nos demandes, afin de vider l’inventaire de dossiers déjà en traitement? C’est LA grande question qu’on se pose.

Les éléments encourageants

 Le ministère fédéral de l’Immigration a mentionné mettre en œuvre un accusé de réception modifié. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni. On ne sait pas s’il aura la même valeur que le véritable accusé de réception.
S’il prouve que le dossier a été reçu, cela n’implique pas son traitement.

Une des grosses craintes est que les agents renvoient le dossier s’il n’est pas complet et nous devons tout recommencer de zéro. Cela va de l’absence d’un papier au manquement d’une signature.
On sait tous à quel point le dossier et les pièces à fournir peuvent être complexes et que nous avons passé de longues soirées de travail et de relecture.

Quelques sources au gouvernement on évoqué que dans une situation où le CSQ est expiré, ils ne retourneront pas les dossiers, même s’il est incomplet. Rien d’officiel, mais ça peut nous rassurer et nous éviter un retour à zéro.

Attendre 2 ans pour finalement se voir retourner un dossier incomplet, ce serait inconcevable !


Quels recours avons-nous ?

Des groupes Facebook ont vu le jour pour rassembler les informations et permettre d’échanger sur les situations personnelles de chacun et ô combien différentes des unes des autres…
Une réelle entre-aide lorsque des personnes se retrouvent dans des situations réellement difficiles ou précaires.

1. Groupes Facebook :
AR pour RP via TQQ
Où sont nos dossiers de Residences Permanentes – Québec?
Le Québec, c’est nous aussi

2. Des milliers de candidats ont soumis leur rétroaction auprès de l’immigration pour exiger des réponses :
Soumettre sa rétroaction.

3. Signer la pétition Près de 10 000 signataires à ce jour.

3. Vous pouvez contacter le député fédéral de votre circonscription qui saura avoir des informations sur votre dossier auprès de l’immigration. Mais beaucoup d’entre nous les ont contacté et ils ne pourront pas faire grand chose de plus. Au mieux, ils sauront récupérer votre numéro EXP, mais il ne s’avère pas plus utile pour la suite.

4. Si vous êtes mal pris à cause des délais de RP, contactez les agents de l’immigration (s’armer d’une grande patiente et de motivation !). Ils sont capables de vous aider dans vos démarches en cours (même s’ils ont tous des discours différents quant aux RP, ils savent vous aider sur toute autre démarche).

5. Définitivement, si votre situation est urgente et complexe, si possible faites appel à un avocat en immigration. Il vous évitera l’épluchage de milliers d’informations et témoignages différents sur les réseaux et vous donnera des réponses concrètes, professionnelles et personnalisées.

La situation prend de l’ampleur et nos actions commencent à porter leur fruit. Le sujet est enfin relayé par la presse, notamment sur Radio Canada et Le Devoir. Le 13 novembre à eu lieu une manifestations à Montréal pour nous faire entendre. Un événement relayé dans la presse et partagé par quelques politiciens. On commence à parler de nous !


J’espère que cet article pourra en aider certains. J’ai tenté de centraliser les informations relayées un peu partout sur le web, ainsi que les liens utiles pouvant vous aider. La situation n’a jamais autant fait parler d’elle jusqu’à aujourd’hui. Ça va bouger à un moment ou à un autre.
On lâche pas ! Courage à tous !

Soyez libre de commenter et partager vos informations. La situation est complexe, floue et je ne connais pas tout 😉 

Maudits-Pancakes.

Moodboard – Retour sur notre automne 2020 !

Bienvenue pour la découverte de notre automne 2020, sous forme de Moonboard !

Aparté -> [ Un moodboard qu’est ce que c’est ? Pour faire court c’est un ensemble d’images harmonieuses.
Pour créer une identité visuelle, réfléchir à l’ambiance de votre futur salon ou tout simplement pour le plaisir des yeux, créer un moodboard peut être très utile et inspirant. ]

J’adore rassembler les photos d’une saison ou d’un événement de façon à les figer dans le temps et entretenir de beaux souvenirs. C’est donc sous forme de moonboard que je reviens sur notre automne !
La meilleure façon de se rappeler à quel point il était quand même cool.
Car ces tableaux sont un concentré des meilleurs moments.
Un bon moyen de voir le verre à moitié plein lorsque tu es trop tourmenté par tes emotions et que tu ne profites pas de l’instant présent.


« C’est con le bonheur, c’est souvent après qu’on sait qu’il était là. »

L’arrivée de couleurs

On ne le dira jamais assez, les couleurs ont été magnifiques, comme chaque année !
Malgré le confinement annoncé le 1er octobre, on a pu :
– se balader dans les parc du quartier
– faire une randonnée au Mont Saint-Brunot à 10 minutes de la maison,
– préparer les décorations d’halloween
– manger des muffin et des soupes à la citrouille
– se préparer des Pumpkin latté aux épice d’automne
– ramasser les feuilles dans les jardin (x10).

Si le sujet t’intéresse tu peux d’ailleurs découvrir les 10 raisons d’aimer l’automne au Québec, ou notre petite virée à Mont-Tremblant lors de notre première année à Montréal.

Cueillette de pommes, pic-nic et rando

L’automne est installé, on profite donc de l’activité traditionnelle : la cueillette des pommes dans un verger.
Si tu veux découvrir notre première cueillette, c’est ici !

Le temps est doux, on sait que la saison est courte et que l’hiver arrivera vite alors on en profite pour faire un pic-nic dès que l’occasion se présente ! Un gros pull des petites bottes et le soleil sur les joues. Tout est parfait.

Ensuite, nous sommes allés à l’observatoire du Mont-Royale pour admirer la vue et ses couleurs. Ça faisait très longtemps et ce lieu rappelle toujours beaucoup de souvenirs. Notamment nos première photos de la ville, en tant que touristes… C’est maintenant un sortie à portée de main, près de chez nous.

L’arrivée de l’hiver

Changement de décor ! La dernière semaine d’octobre a clairement été marquée par la chute des températures.
Nous avons atteint les -10 degrés et les premières neiges sont arrivées. Rien que ça.

C’est tombé à pique pour notre weekend en chalet. Décor hivernal sur la lac gelé et weekend au coin du feu dans des bas de laine. Ouais, c’est ça qu’on aime ! L’hiver est donc annoncé.
Au moment où je vous parle nous somme surpris par l’été indien qui devrait durer 1 semaine.
Un beau contraste avec 18 degrés au thermomètre.
Par contre, la prochaine neige qui arrivera risque bien d’être définitive.
C’est la bonne, on va chausser nos grosses bottes dans quelques jours…

Quoi de beau sinon ?

En parallèle, il s’est passé beaucoup de chose chez nous…
– On a réaménagé un peu le sous-sol pour améliorer mon espace bureau.
– On a terminé les rénovations du garage.
– On a installé un poêle à gaz pour avoir bien chaud cet hiver.
– On a fêté nos 6 ans de mariage et nos 10 ans de rencontre.
– On a fêté un changement de job pour Monsieur.
– Je me lance dans un nouveau projet pro/perso.
– Et cerise sur le gâteau, on se lance dans un agrandissement de la maison.

Bon bin finalement on s’ennuie pas tant que ça !
Voilà pourquoi j’aime écrire, je me vide la tête, le meilleur en ressort et je vois plus clair.

Car quand les jours se suivent, qu’on ne peut pas voir ses amis, ni sa famille, qu’on travaille chaque jours depuis la maison, des fois on ne voit plus de bout du tunnel, n’est-ce pas ? Et on rumine.

Haut les coeurs ! On lâche pas, on garde le cap et on crée l’instant !
On crée notre vie, à notre image, chaque jour, quoi qu’il arrive…

Maudits-Pancakes.

Vis ma vie de maman expatriée

On se retrouve pour nouvel article dans le quel un bon nombre de mamans expat (ou non) se reconnaîtront !
En expatriation, on passe beaucoup de temps à culpabiliser vis à vis des choses qu’on a « enlevées » à nos enfants. À savoir : les proches, les amis et toutes les références qu’on a soi-même connues en étant enfant. Mais on oublie vite ce qu’on leur apporte et toute l’énergie qu’on déploie sans compter. Pour eux et la famille au complet.

Je vous livre (en partie !) comment je perçois mon rôle de maman et comment il est influencé par l’expatriation.
Avec en prime, quelques anecdotes ! Et du second degrés. 😉


1 – Je suis guide touristique

Les débuts sont déstabilisants et euphoriques ! Et pour oublier la désorientation sous-jacente, je veux croquer la vie à pleine dent, vivre chaque jour à fond et découvrir tout ce qui m’entoure, très vite.


« Alors attention les yeux, voila le planning des 4 prochains weekends. On va se plonger dans la ville, visiter tous ses quartiers et découvrir toutes leurs particularités.
Sans oublier les incontournables : Le Mont-Royal, Le Vieux-Port, la Basilique Notre-Dame, la rue Sainte-Catherine, blablabla..
Et quand on aura besoin d’une pause, on en profitera pour goûter les spécialités : crèmes glacées, queues de castor, poutines etc..
Vous êtes contents ???
Julien : « He ouais tout ça ? ok, cool. »
Harry : « Ouinn »
Moi : « Ça va être formidable ! =D  »


2 – Je suis le guide GPS

Une semaine après notre arrivée au Québec, Julien a commencé son travail.
Pendant ce temps, pas le temps de niaiser. Il faut s’installer et repérer les lieux !
Organiser le quotidien, repérer les sites utiles, les indispensables, faire des démarches, sonner aux portes.
Avec mon petit Harry de 1 an sous le bras, je suis désorientée, déboussolée, mais je n’en laisse rien paraître pour prendre les choses en main et découvrir notre nouvel environnement.

Sans voiture au départ, on en a fait des pas !
Tellement de chemins explorés que le weekend je peux guider mon mari avec assurance !


« Crois moi sur parole chéri, il faut tourner à droite ! Je le sais, c’est ici que je me suis perdue avec Harry l’autre jour. Tu sais la fois où tu n’avais pas de nouvelles de moi et que je suis rentrée tard en prétextant qu’Harry avait besoin d’air frais. Je l’ai cherché mon chemin pendant toutes ces heures. Fais-moi confiance. C’est à droite. »


3- Je suis cheffe de chantier

Quand Julien travaillait , j’ai vu intervenir quelques corps de métier à la maison. L’électricien, le technicien Internet, les livreurs de meubles, les déménageurs (salut les affaires de France venues par bateau !) etc… Et on connait tous ce genre d’intervention. Ça se passe à coup sûr : tel jour, entre 7h et… 18h. De quoi travailler sa patience et sa flexibilité !


« Ça y est, mon bébé dort enfin ! Ho mon dieu, j’espère que… Ding donnnng ! »


4 – Je suis professeure d’Anglais

Bien qu’on parle majoritairement le Français au Québec, on attend bien plus souvent l’Anglais ici que dans notre cher pays natal. Pas question de manquer cette opportunité pour mon fils.

Je me remets sérieusement à niveau et je parle désormais Anglais à mon enfant. Par les consignes simples, les jeux, les livres. Même si la facilité de la langue natale est coriace.


« Harry please, could you give me ton bavoir s’il te plait ? « 
« Time to sleep my boy. Take your doudou and.. Harry dépécheuuuh ! »


5 – Je suis égoïste

Parfois, entre tout cela, j’entre dans une phase très égocentriste. Elle est indispensable à mon épanouissement et me permet de me redécouvrir. Grossomodo : Je ne veux penser qu’à moi, me faire plaisir, profiter !


« Le doudou ? Attends chéri, je suis pleine introspection. D’ailleurs, demain il ne faudra pas compter sur moi, j’hésites entre une journée spa ou une rando en solo. Pff, je suis bête ! Je vais faire les deux ! »


6 – Je suis auto-entrepreneuse

Plus loin encore dans la quête de soi-même et comme tout est plus intense dans cette nouvelle vie, certaines passions deviennent évidentes et le lion qui est en moi veut conquérir le monde !


« Et ouais chéri, j’ai un projet à moi ! t’as vu ça ? Je pourrais compter sur toi ? Ça va me prendre du temps tout ça, je risque d’être un peu moins disponible. Mais on est une équipe pas vrai ?
À ce propos, t’as les outils pas loin ? J’ai réfléchi à l’aménagement de mon studio 🙂 »


7 – Je suis psychologue

Haa l’expatriation, ça en soulève des questions. Il y a les miennes… et celles-des autres.
« Maman, pourquoi je peux pas aller chez mamie, pk elle est en France ?  »
Tu sens la culpabilité qui vient ? À ce moment là, pour ton fils, c’est complètement anodin mais toi t’as besoin de te justifier !


« Tu sais mon coeur, papi et mamie sont en France et nous maintenant on vit au Canada. C’est merveilleux parce qu’on se voit souvent dans le téléphone et quand on veut se voir en vrai on prend l’avion, c’est trop excitant ! Et quand on se voit on vit des moments forts. Et tu sais, le plus important, c’est qu’on s’aime très fort. Papi et mamie pensent toujours à toi, comme toi tu penses à eux. Et n’oublies jamais que… Héé regardes maman ! Ma crotte de nez ! »


8 – Je suis prête à tout pour une nounou

Avec le recul, la plus grande difficulté en étant loin c’est de ne pas pouvoir compter sur l’aide de la famille. Impossible de se « décharger », souffler un peu ! Alors parfois, on implose, on aimerait se laisser un peu d’air, à tous les trois.

« Donc, si je compte le tarif de la nounou, le resto et le ciné, ça fait quoi… 250$ la soirée ? Additionné aux autres fois, je fais le calcul sur le mois ? Laisses tomber on sort, on verra plus tard. »


Le mot de la fin

Ce que je sais, c’est que toutes les mamans sont multi-caskets, qu’elles soient expatriées ou non.
La complexité de l’expatriation amène un lot de défis supplémentaires mais aussi de belles découvertes.
Des choses qui nous permettent d’évoluer et de se connaître un peu plus.

Là où tout est possible, on cherche l’équilibre entre le bonheur et la culpabilité de vivre l’expatriation. Pas toujours facile, mais je crois qu’on s’en sort quand même bien … Car on peut être heureux partout, du moment qu’on le décide.

Maudits-Pancakes.



Et comme la maternité est aussi complexe que merveilleuse, je te livre mes confessions de maman ici et j’aborde le sujet du « petit deuxième » par là.

Le système scolaire Québécois, comment ça marche ?

Le système scolaire Québécois…  un vaste sujet !
Le système scolaire Français est il mieux, moins bien ? Qui peut savoir ! Cela dépend de tellement de choses, de chaque personne et nos propres attentes.
Ce qu’on sait par contre c’est que ce sont des systèmes différents !
En tant que nouveaux arrivants, on se sent vite perdus ! On tente de comparer le système scolaire Québécois à celui qu’on a connu alors qu’ils ne sont pas comparables.
Alors, comment ça se passe ici l’école ? je tente de vous éclairer.

Cet article parlera concrètement des cursus scolaires mais je ne vais pas m’étendre sur les méthodes pédagogiques des deux systèmes qui est un bien plus vaste sujet.
Mais je vous en parlerais peut-être un jour, quand j’aurais plus de recul et de connaissances 🙂

Les différences majeures entre les systèmes scolaires Français et Québécois

Si on peut trouver un point commun entre la France et le Québec c’est celui-ci  : l’école est obligatoire de 6 à 16 ans.
Parallèlement, quelques différences notables :

– En France, l’école commence plus tôt qu’au Québec.
> Les enfants entrent en Maternelle dès l’âge de 3 ans alors que c’est à 5 ans que la maternelle commence au Québec. Si on veut comparer, les Québécois commencent avec la grande section (la Maternelle ne dure donc qu’une année, mais la maternelle dès 4 ans commence à se développer).
Que font-il les 2 années précédentes (petite et moyenne section) ? Ils sont tous simplement dans un mode de garde. Notre fils de 3 ans est par exemple dans une garderie.
Rassurez-vous, il apprend exactement les mêmes choses qu’il aurait appris en France au même âge.

Ce qu’on aime : sa “classe” est un groupe de 7 enfants pour 1 éducatrice.
Les échanges sont donc riches, individualisés et notre fils grandit déjà dans un environnement bilingue.

www.collegefrancais.ca

Les diplômes ne sont pas les mêmes et ne se déroullent pas la même année en France et au Québec
En France nous passons :
– le Brevet des collèges en 3ème. Au Québec, l’équivalent est le Diplôme d’Études secondaires.
– le Baccalauréat en fin de Terminale. Il n’a rien à voir avec le Baccalauréat au Québec, qui lui est l’équivalent de la Licence à l’Université.

Au Québec, à l’âge de 17-18 ans, les étudiants sont au “CÉGEP”, quand en France nous passons notre BAC.
C’est là qu’il doivent faire le choix entre une formation technique (qui permet d’avoir une formation valide dans un domaine choisi) ou une formation préparatoire à l’université. C’est donc à ce moment-là que l’étudiant doit choisir sa spécialisation. Alors qu’en France nous faisons ce choix pour le lycée dès la fin du collège, soit environ 3 ans plus tôt. Dur dur de s’orienter à 14-15 ans. 😉

www.collegefrancais.ca/

Comparer les deux système en un clin d’oeil

Rien de mieux qu’un petit tableau pour synthétiser. J’y ai mis mon coeur. 😉

Comparatif des systèmes scolaires Français et Québécois

Ce qu’on aime et qui nous semble différent de ce qu’on a connu en France

– J’aime le fait que mon enfant fasse ses apprentissages au sein de petits groupes d’élève et avec une éducatrice disponible.
– J’aime les nombreuses garderies et écoles bilingues et que l’anglais reste malgré tout présent dans les établissement “classiques”.
– La pédagogie tournée vers l’enfant. On met un point d’honneur sur le bien-être des élèves, la confiance en soi, l’aisance à l’oral, l’encouragement. Et la bienveillance des professeurs.
Les accompagnements mis en place pour les élèves en difficultés, en situation de handicap ou autres. Quand de trop nombreuses fois certains établissements Français envoient ces élèves vers des filières professionnelles qu’il n’auront pas choisies.
– Les très nombreuses options proposées par les écoles secondaires, il y en a pour tous les goûts ! De quoi choisir une école adaptée aux besoins, loisirs et envies de ton enfant.

www.collegefrancais.ca

Options, méthodes, structures, comment choisir une école adaptée à son enfant ?

Pour trouver ces écoles secondaires (collège pour comparer à la France), ça en fait des choix à faire !
Des options à décortiquer, des méthodes d’apprentissage à comparer, des localisation à prendre en compte. Sans oublier le choix du public/privé.
C’est déjà compliqué dans son propre pays, alors, quand on est expatrié et que les options  devant nous sont encore plus vastes, comment fait-on ?


Scool.ca l’outil indispensable pour les parents 

Mon amie Québécoise, Audrey Racine, a identifié le besoin de nombreux parents et a créé la plateforme SCOOL.CA. Un outils qui fait la différence et qui pourrait grandement nous aider en tant qu’expatriés :

“Que ce soit une école secondaire publique, privée ou internationale, régulière ou alternative, toute commission scolaire confondue ayant un programme de sports-études, une chorale ou un programme orienté sur les sciences, vous pourrez, en sauvant un maximum de temps, trouver la parfaite école secondaire à Montréal à partir de notre plateforme.”

Home page – scool.ca


Si tu es directement concerné par le choix d’une école secondaire, je t’invite donc à visiter la plateforme :
Très simple d’utilisation, tu peux affiner ta recherche par code postal ou à l’aide des nombreux filtres : langues, programmes, services, type d’école, installations, encadrement pédagogique, soutien professionnel, activités parascolaires, vie étudiante, status, aides financières, uniforme.
Tu peux consulter la fiche de chaque école et bientôt, un moteur de recherche sera intégré au site.

Carte de recherche interactive – scool.ca

Pour en savoir plus, consulte la rubrique “comment ça marche ? ”
ou rends-toi directement sur la “Carte de recherche
Si tu as besoins d’information complémentaire Contacte scool.ca
Si tu veux garder un oeil sur scool.ca car tu devras bientôt trouver une école, tu peux suivre la plateforme sur Facebook, Instagram ou Pinterest.

Sur les réseaux, scool.ca est une mine d’informations et de conseils pour les parents !  Et depuis quelques jours, tu peux écouter Scool le Balado ! Quoi de mieux que des témoignages et l’avis de professionnels pour aider ton enfant dans sa transition du primaire au secondaire ! 

Maudits-Pancakes.


Et comme le Québéc n’a pas que son système scolaire à offrir, tu seras peut-être intéressé par ces articles :
La vie est-elle si belle au Canada ?
10 raisons d’aimer l’automne au Québéc
Le voyage qui a changé ma vie

Le voyage qui a changé ma vie

Je veux te parler de mon histoire. Plus qu’un voyage : un aller sans retour, le grand saut, le projet d’une vie. Le genre de chose pour laquelle il y a un avant et un après. Le genre de chose qui vous transforme.
Mon histoire est celle de notre expatriation au Québec, depuis la France.

Rétrospective

Ce grand départ pour le Québec, c’était le rêve de notre couple, l’espoir d’une vie meilleure et la volonté de créer notre bonheur selon nos envies, nos valeurs et nos besoins.
En 2013, le Canada nous attire, même si on le connaît mal. On décide d’y passer 15 jours pour se faire une idée.
Et déjà dans notre esprit, on prospecte.
Pendant les 5 années suivantes, on essaiera de trouver un emploi Québécois depuis la France : on participe à des salons de recrutement, on crée notre réseau. On a de l’espoir mais aussi des déceptions.
Malgré tout, on avance : on se construit une jolie maison et nous devenons parents.
2018, c’est notre heure. Après 5 ans de recherches tantôt actives, tantôt en pause, c’est finalement lors d’une semaine de décembre que 2 employeurs proposent leur offre à mon conjoint.
6 mois plus tard, avec 3 grosses valises et notre fils de 1 an, on s’envole pour Montréal.
C’est le premier jour du reste de notre vie.

Comment l’expatriation a changé nos vies

Notre vie à changé par bien des aspects : pays, culture, environnement, climat, codes sociaux, coutumes, langage…
Je pourrais t’en dire bien davantage mais tu l’as compris:  l’expatriation c’est un lot de changements et beaucoup d’adaptation. Ça, c’est le côté “pratique” et “visuel” des choses.
Je t’invite à lire mon article Comment l’expatriation a chamboulé nos vies ? si tu veux aller plus loin.

Moi, je veux te parler de l’intérieur :
la remise en question de mes valeurs, mes croyances et ma perception du monde.
Je te parle des changements irrévocables que je vis et qui définissent déjà la personne que je serais demain.  

Challenge, fierté, découverte et bonheur

J’ai évoqué brièvement tous les changements auxquels on peut faire face en intégrant un nouveau pays.
C’est pas toujours facile, mais c’est aussi ce que nous sommes venu chercher : de la nouveauté, du défis, le challenge de se réinventer, tout reconstruire.
Après 2 ans de vie au Québec, aussi “court” que ça puisse être et malgré les passages à vide, c’est incroyablement grisant ! OUI, on l’a fait !

Et quand je regarde en arrière, je me sens fière et reconnaissante de vivre chaque jour de plus ici.
Parce que non seulement on a tout quitté, mais c’est aussi un pari réussi.
Jamais je n’aurais cru en arriver là après 2 ans d’expatriation : un épanouissement familial et professionnel, une intégration réussie, de beaux et grands projets, nos objectifs de vie respectés. 
Ne sachant pas de quoi est fait l’avenir, je n’oublie jamais la chance que nous avons.
Une chance que nous avons construite, pour ne jamais avoir de regrets.

Manque, solitude, questionnements

Il m’arrive parfois d’être frappée par une lucidité soudaine, mêlée de culpabilité.
Tout à coup, mon esprit me remet face à mes choix : j’ai tout quitté ! 
Comment j’ai pu imposer ce choix à tous nos proches, empêcher mes parents de voir leur petit fils, priver mon enfant de liens irremplaçables et extraordinaires. Et tous ces petits cousins et cousines qu’il ne connaît pas vraiment et à côté de qui il aurait pu grandir.
Me voilà tiraillée entre mon pays natal : mes racines, ma famille, mes souvenirs, tout ce qui m’a construit. Et mon pays de d’adoption : celui du champ des possibles, de l’épanouissement et ou nos rêves deviennent réalité.

Voilà une facette de notre expatriation, celle véhiculée par l’éloignement avec la famille.
Car choisir de tout quitter n’est pas une chose facile.
Mais je me rappelle ensuite pourquoi nous sommes ici et la plus belle facette de notre expatriation refait surface.
Une vie meilleure, une société bienveillante et respectueuse, un pays ou on te donne la chance avant de douter de toi et ou on te laisse vivre ta vie sereinement.
Est-ce que ces raisons justifient le fait de quitter les siens ? C’est la question que je préfère éviter de me poser. C’est douloureux, ça me fait me sentir égoïste et finalement je pense que personne n’est légitime pour y répondre et qu’il n’y  pas de réponse universelle.
Tout est une question de choix, incluant des conséquences. À nous de les assumer ensuite.

Soit tu t’accables sur ce sentiment qui t’empêchera d’avancer. Soit tu arrives à passer les vagues.

Maudits-Pancakes.

Alors, en attendant que mon fils devienne assez grand pour me questionner / me reprocher de l’avoir emmené loin de sa famille (et croyez moi qu’à 3 ans, les questions commencent déjà à voir le jour), j’accepte et j’apprivoise ces sentiments parfois douloureux.
Ça sera toujours ainsi dans les moments les plus difficiles. Et ça le sera certainement pour mon fils aussi, qui réalise chaque jour un peu plus que sommes loins des nôtres. Mais on ne cessera jamais d’en parler pour éviter que l’un de nous ne souffre en silence. Et on sera toujours plus armés pour passer ces passages à vide.


Ce grand voyage, qui pour moi n’en est pas un, mais plutôt notre nouvelle vie, me fait considérer autrement tous mes acquis. Mes croyances, mon rapport à la famille, mes priorités, ma vision du monde et de ma culture natale… Tout a changé.
Tout a changé mais je ne me suis jamais autant sentie moi même.


L’expatriation est une multitude de remises en question mais aussi le plus beau voyage vers la connaissance de soi. 

Maudits-pancakes


Futur expat ? 

Tu pense à t’expatrier ? Tu rêves de nouvelles aventures et tu préfères tenter ta chance pour ne jamais avoir de regrets ? Tu as raison ! Et si ça ne fonctionne pas, alors tu seras le plus heureux de savoir que ta place est dans ton pays natal. Tu auras la fierté de l’avoir fait !
Si ça fonctionne, ça va être la meilleure expérience de ta vie ! Mais des regrets il y en a toujours. Car une fois dans ton pays d’adoption, tu n’as pas le regret de ne pas l’avoir fait, mais dans bien des cas, tu regretteras de ne pas avoir été là à certains moments, de ne pas avoir été présent pour les personnes qui comptent le plus pour toi.

Et c’est comme ça. Soit tu t’accables sur ce sentiment qui t’empêchera d’avancer. Soit tu arrives à passer les vagues.
Personnellement, je trouve la force de passer ces vagues dans tout ce que la vie me donne.
Et je ne le dirais jamais assez, tout est une question d’équilibre.
Je mets de la couleur à mon tableau noir pour qu’il se soit jamais que sombre. Mais plutôt une belles composition de mes nuances, avec au premier plan, les plus belles d’entre elles. 

Maudits-Pancakes.


À tout de suite sur les réseaux !


Tu en veux plus ?

Je t’invite à découvrir la façon dont on vit « notre retour annuel au pays« , ou encore, les « 10 raisons d’aimer l’automne au Québec« .
Enfin, si tu te demandes si « la vie est si belle au Canada ? » C’est par ici !



“ Cet article participe à l’événement inter-blogueurs “ le voyage qui a changé ma vie ” du blog d’une famille expatriée au Québec : Stalimapics. Je vous conseille cet article pour voir de sublimes paysages et leur transformation selon les saisons. Toute la beauté du Quebec ! ”

À toi, rescapé du confinement

Début mars, je fêtais les 3 ans de mon fils en chalet, entre amis, le temps d’un weekend.
De l’amour, du partage et… tant d’insouciance.

La suite, je ne l’ai pas vue venir. Personne ne l’a vue venir.
De retour au travail, on nous annonce la fermeture des écoles et milieux de garde. Le début d’une succession de fermetures strictes. Les gens qui se ruent dans les épiceries. Des pénuries de viandes, produits laitiers et de papier toilette… Nous voilà confinés. En pleine pandémie.

La « vie » s’est arrêtée ainsi que toute forme de légèreté et d’insouciance. La maison devient le lieu de travail mais aussi la garderie. 2 fonctions qu’il faut imbriquer aux débâcles de la vie de famille.
Chacun d’entre nous a dû jongler. S’adapter. Se recentrer sur l’essentiel, aussi.
Car il y a toujours une part de positif à prendre. Mais définitivement, c’est un choc. Brutal.
Cette pandémie et son confinement nous ramènent à notre condition de simple mortel et ça fait peur.
Nous sommes les mortels d’une époque aux rouages fous. Une course au « toujours plus » que notre planète ne peut suivre. Le retour de baton es tombé. 

Chamboulement et confrontation

Ce confinement a enfermé la vie de chaque membre de la famille dans un seul et même endroit.
Une promiscuité méconnue fait son apparition, du jour au lendemain. Les parents veulent travailler lorsque les enfants veulent s’épanouir. L’un veut relaxer quand l’autre veut se concentrer.
Cette promiscuité de chaque instant vient se heurter à notre besoin individuel d’intimité. 

Ce confinement est venu surchargé le domicile familial, réveillant les petits compromis que chacun avait accepté pour la paix du ménage. L’organisation, les rôles, les horaires sont littéralement chamboulées.
Les émotions se heurtent, ne pouvant plus circuler dans la dynamique familiale qui était si bien rodée.

Ce confinement il nous met littéralement face à nos pensées, nos émotions et nos fragilités les plus profondes.
Forcés de ralentir, c’est l’occasion pour elles de sortir et de s’exprimer au grand jour.
Les écouter, les comprendre mais avant tout en prendre conscience. Sinon les subir.
Je n’ose imaginer l’impact que ce confinement a pu avoir sur la santé mentale des plus vulnérables, les plus tourmentés. Sans penser à la libération des pires démons : la violence conjugale et infantile, mais aussi les drogues, les troubles comportementaux et bien d’autres.
Ce confinement est clairement le moment d’écouter ses propres failles et des les apaiser.
Et c’est OK si on a besoin de se faire aider pour ça.  

Confinement et expatriation 

C’est certain, vivre le confinement à des kilomètres de ses proches ne rend pas la chose facile.
Pour l’expatrié, c’est prendre la distance en pleine face.
Anéantir la possibilité de visiter ses proches avant même que l’envie ne se pointe.
Les frontières sont fermées et retrouver tes proches n’est pas un voyage essentiel ces temps-ci, même si ça l’est pour toi. Visualiser de prochaines retrouvailles est impossible, l’avenir n’a jamais été si incertain.
Puis-je oser leur dire « à l’année prochaine » ?
La « deuxième vague » et un avenir sur fond de pandémies nous guette.

Un sentiment d’insécurité qui apparaît, le statut d’étranger qui se montre plus fort. Tu cherches tout à coup tes repaires identitaires. Mais t’as beau faire 10 fois le tour de ta maison confinée, c’est pas là que tu vas les trouver.

Expatrié confiné, à un moment ou à un autre tu as dû ressentir l’isolement et la perte de repères fondamentaux. Sûrement les pires ennemis quand on est loin… Mais je veux te dire que c’est correct.
Les pays se déconfinnent, mais a-t-on retrouvé la vie d’avant ? Certainement pas. On accuse encore le coup.
On essaie de s’adapter et construire de nouveaux repaires. De nouvelles armes pour vivre avec ce nouveau présent. 

Comme nous, beaucoup travaillent encore de la maison. Se rappelant chaque jour que c’est différent, pas comme avant. La longue traîne de ce confinement presque résolu, matérialisée par le port du masque et ces nouveaux gestes barrière quotidiens. Par cette liberté restreinte.

On est humains

Pandémie mondiale, éloignement social et familial, confinement, travail/enfants à la maison, chamboulements, pertes de repères, de rythmes., surcharge émotionnelle… Dois-je continuer la liste de ce que nous vivons ces derniers temps ? Ajouter à cela la pression des réseaux à faire son pain maison, acheter local, lancer de nouveaux projets personnels/professionnels etc… Je suis pour toutes ces idées ! Mais chaque chose en son temps… Peut-on se foutre la paix et juste encaisser ce qui se passe ? Ensuite on gérera.

Mon cas n’est pas le plus à plaindre pendant cette pandémie. Loin de là. Mais si comme moi tu as/as eu des moments plus durs, accepte-les, comprends-les. Réalises tout ce que tu vis. Et prends le temps qu’il faut.
J’ai le conseil facile… la première à ne plus y voir clair. Mais si j’écris tout ça, c’est que j’ai commencé à digérer beaucoup de choses.

Je t’invite à la méditation et la sérénité. Recentres-toi sur des petits bonheurs, des sensations qui sont à ta portée. On commence par là et promis, un nouveau souffle vient. Quand tu seras prêt, tu sauras te réinventer dans ce nouveau présent. Libre à toi de soulever des montagnes… ou pas, après tout ! 🙂

Un pas de plus vers la connaissance de soi ou l’art du bonheur dans un monde incertain. Je nous souhaite juste de savoir être heureux. Peu importe comment ce drôle de monde tourne… L’instant présent et ton TOI ne te feront jamais faux bon. Alors chéri-les.  

Comment vit-on la crise du Covid ?

Au Québec, les enfants dessinent des arcs en ciel pour transmettre des ondes positives

La situation au Quebec

Comme partout, le coronavirus envahit le Canada.
Début avril on comptait plus de 21 000 cas de Covid-19 et un peu plus de 509 décès.
Le Québec est particulièrement touché. En mars dernier, on nous annonçait la fermeture des écoles et toute entreprise non essentielle.

On a le sentiment que la crise est plutôt bien gérée.
Le gouvernement a pris des directives anticipées par rapport à d’autres pays.
Il a eu la « chance » de pouvoir observer la situation dans le monde et donc être réactif dès les premiers cas recensés dans le pays. Le nombre de malades augmente de jour à jour, ce qui s’explique aussi par les environ 4 000 dépistages quotidiens opérés par le Québec.
Mais en parallèle, la courbe de la propagation du virus est aplatie et le nombre de décès est contenu malgré un nombre de malades deux fois plus élevé qu’en Ontario. 
Les hôpitaux ne sont pas submergés, mais, comme dans de nombreux pays, la situation des CHSLD (residences pour seniors) est critique.

Chaque jour, à 13h, on écoute la conférence de presse du Premier ministre Mr Legault. Il communique les chiffres mis à jour et les décisions/directives en cours. Puis, quelques questions/réponses avec les journalistes.
C’est transparent, factuel, efficace. Et non anxiogène comme regarder les shows d’information en boucle.
C’est notre rendez-vous quotidien pendant le confinement. Notre lien avec la réalité extérieure. Celui qui nous tient en allène, comme si on espérait chaque jour de meilleures nouvelles .

@Émilie Nadeau via François Legault  Dr Arouda (Directeur de la Santé publique), Mr Legault (1er ministre du Quebec), Mme McCann (ministre de la Santé et des Services sociaux)

Anticipation, organisation et respect

Ici, il n’y a pas la police dans les rues ni d’attestation à présenter pour justifier nos sorties.
J’ai l’impression que la grande majorité de la population respecte la distance de sécurité de 2 mètres et ne sort que pour faire son épicerie. Au supermarché, l’organisation est de rigueur. On nous donne une lingette/du gel pour se nettoyer les mains à l’entrée, les caddies sont désinfectés. Un parcours fléché est mis en place dans le magasin pour maintenir un sens unique de circulation. Pas question de faire 10 milles allers-retours. À la caisse, les paiements en cash sont interdits et un plexiglas nous sépare des employés.
Il y aura toujours des personnes inconscientes qui ne respectent pas les précautions de rigueur.
Mais c’est bon de voir le respect et le civisme des Quebecois. Comme toujours 🙂

Nos travails, la garderie, nos visas

Qu’est ce que ça donne pour nous au quotidien ?
On a la chance de préserver nos emplois et de pouvoir travailler à temps plein, depuis la maison.
En travaillant dans le domaine des médias/technologies, le confinement de la population représente pour nos jobs de vraies opportunités tant celle-ci est disponible et connectée.
Evidemment, ce n’est pas facile tous les jours puisqu’on doit être un minimum disponible pour Harry dont la garderie est fermée. Comme tous les établissements scolaires et milieux de garde.
On s’adapte, on jongle, on trouve une routine !

Concernant nos démarches liées à notre immigration :
Nos visas actuels prennent fin en juin prochain, soit dans 2 mois !
Exactement à l’annonce du confinement en mars dernier, nous avons lancé les démarches en ligne pour notre nouveau visa. La procédure se poursuit, mais nous devons fournir des empreintes biométriques et toutes les agences d’immigration accréditées pour le faire son fermées. On est donc en gros STAND BY. Nuls doutes que la situation ne sera pas rétablie avant la fin de notre visa, nous devrions donc tomber dans un « statut implicite » qui nous permet tout de même de rester sur le territoire en attendant la réponse de notre dossier en cours. En revanche, si nous quittons le territoire, nous ne pourrions pas rentrer au Quebec au retour. Les avions se faisant plutôt rares, ce n’est pas un problème pour l’instant !

Et le moral dans tout ça ?

Forcément, quand du jour au lendemain tu apprends que tu vas travailler de la maison avec ta famille et que la garderie de ton fils est fermée, c’est la panique à bord. Puis, tu comprends que c’est nécessaire.
Tu te crées de nouveaux repères et les bons jours te montrent que tu sais t’adapter et que c’est possible !

Malgré la phase d’adaptation en dent de scie, je considère ce confinement comme un cadeau… (si on oublie tout le négatif qui en est la cause bien sûr).
Plus de temps, de partage en famille, un souffle, un regard nouveau sur le quotidien qu’on menait, revoir ses priorités, le sens des choses… Oui, de ce point de vue c’est un précieux cadeau !

Je vous expliquais mes difficultés de mamans (expatriée) ici.
Ce confinement est arrivé comme une petite bouée, venue me sortir de mes détresses existentielles.
Si tu m’avais dit que rester confinés à trois et se couper de tout lien social allait en fait enlever une grande solitude de mon coeur, je ne l’aurais pas cru !
Bien sûr on se sent seuls, et nos familles nous manquent particulièrement pendant cette période de crise. Mais j’ai retrouvé mon cocon, mon noyau, nous trois. Et c’est ce qu’il y a de plus important, la condition sinéquanone à mon bonheur en étant loin de tout.
Et vous savez comment ça marche, ça débloque ensuite beaucoup de choses.
Je me sens moins seule, plus disponible, plus patiente avec mon enfant.
Ça ne veut pas dire que je ne m’arrache pas les cheveux quand mon fils m’interrompt sans cesse quand je suis hyper concentrée dans mon travail ! hahaha 😉

Le mot de la fin

On avance, un jour à la fois. On pense à tous ces gens qui vivent de tristes situations, dont les projets de vie sont tombés à l’eau, dont les emplois ce son arrêtés, ceux qui ont perdu des proches, de près ou de loin. Ceux qui combattent/ont combattu le virus. Ceux qui sont en première ligne.

C’est moche, cette crise du covid-19. Et heureusement, dans toute situation, il y a du positif et des leçons à en tirer. Alors espérons que ce soit aussi un changement bénéfique pour notre civilisation, pour notre planète. Que ça puisse nous permettre de revoir les priorités et le sens de nos vies. Est-ce qu’un monde meilleur serait possible pour cet après Covid ? On pourra toujours en douter, mais on ne peut cesser d’y croire.
Comme on dit ici, ÇA VA BIEN ALLER.

Notre été 2019

Un petit moment que je n’ai pas écrit ici… Il faut dire que les derniers mois n’ont pas été de tout repos !
Nouvelle maison, nouvelle ville, nouveau boulot, nouvelle garderie, nouveau tout quoi !
Mais aussi la visite de la famille et les plaisirs de l’été pendant cette grande phase d’adaptation pour toute la famille. Sans oublier nos démarches liées à l’immigration.

Alors quelles sont les nouvelles ? Retour sur l’été 2019 !

Visas  : où en sommes-nous ?

Cet été, nous avons envoyé une première demande liée à la résidence permanente. Nous avons déjà eu la réponse positive ce qui nous a permis d’envoyer la deuxième partie de la demande tout récemment.
Cette fois il faut s’armer de patience car nous aurons la réponse d’ici 2 ans minimum. Faire des sacrifices car les démarches sont très coûteuses et faire un nouveau visa temporaire pendant ce long délai de traitement.

 

Un nouveau chez nous

 

Ça y est ! Nous sommes chez nous !
En banlieue de Montréal et propriétaires de notre maison coup de coeur.
Le quartier est magnifique comme chacune des maisons voisines, sans exception ! Nous sommes situés à 100m d’un grand parc vert que je traverse en vélo chaque jour pour aller chercher Harry à la garderie. Pourrais-je rêver mieux ? Certainement pas ! Je vis dans ma série préférée, à Wisteria Lane ! 😉

  

 

  

 

Campings et Chalets avec la famille

Nous avons reçu de la famille tout l’été. Pas toujours évident quand on travaille et qu’on déballe les cartons !
Mais nous avons essayé de profiter d’eux un maximum pendant les weekends.
Cela nous a permis de tester les Campings Québecois. Pratique très répandue de la culture locale !
Moi qui n’était pas très fan de camping en France, j’ai découvert tout autre chose !
Rien n’est comparable. L’ambiance, les feux de bois le soir, les paysages… Une super découverte !

 

En Mauricie et au Parc National Jacques-Cartier

  

 

Saint-Donat près du Mont-Tremblant

  

 

Les Laurentides entre amis

Une fois la famille partie, heureusement les amis sont là.
On partage un petit weekend au vert, à seulement 1h30 de Montréal !
C’est incroyable comme chaque chalet est unique…
C’est toujours de belles surprises et des découvertes. Chaque chalet à ses particularités et sa petite part de magie.

 

  

 

Soirée sur les toits de Montréal

Après toute cette verdure, on apprécie encore plus les soirées citadines !
Une bien jolie soirée dans un loft privé au vingtième étage pour une occasion spéciale.
Montréal, encore plus belle depuis cette terrasse, en apesanteur…

 

 

 

Le « moins bon »

Avec tout ça, l’été est passé à une vitesse folle !
Ça n’a pas toujours été évident de concilier tous ces événements et l’adaptation à notre nouvelle vie mais on retrouve à présent des repères et chacun a pris possession de ses nouvelles habitudes (car un petit garçon de 2 ans sait te rappeler quand le chamboulement est un peu trop intense…). Tout est maintenant bien rodé. On est vraiment bien !

De mon côté j’attends avec impatience la visite de mes parents début novembre (depuis 11 mois ! ).
L’attente se fait parfois longue et nous avons loupé des événements qui nous tenaient à coeur.
C’est pas toujours évident à vivre. Mais comme on dit, « c’est le jeu ma pauvre Lucette »…

 

La suite

On entre clairement dans l’automne. Passé le 1er septembre ça a été radical : le vent frais est arrivé, on voit les jours raccourcir et la pluie se fait un peu plus fréquente. Où es-tu été Indien ?
Les magasins créent déjà l’engouement pour Halloween et on a hâte de découvrir notre quartier transformé ! Vous savez à quel point on joue le jeu ici ! Et on compte bien suivre le mouvement ! 🙂
Que notre maison devienne un manoir hanté !

L’automne va amener son lot d’activités : cueillette de pommes, visite de vignobles et cidreries, balade au coeur des couleurs de l’automne, soupes de butternut, découpage de citrouilles… Pour mon plus grand bonheur !
On va ensuite très vite penser à Noël et on espère de tout coeur pouvoir rentrer près de nos proches pour les fêtes…

 

To be continued…
Maudit-Pancakes.

 

1 an à Montréal : le bilan

Et voilà, une année de passée. Une année folle, c’est certain !
Un année ressourçante et de chamboulement. Une année pour se réinventer, s’adapter.
Une année où nous avons ouvert le champ des possibles, provoqué de nouvelles aventures mais aussi de nouvelles opportunités, dans tous les domaines.
Une année unique et certainement la plus riche de notre vie jusqu’à aujourd’hui. Une année après laquelle on se dit, on a bien fait. On a bien fait car la vie ici nous semble plus belle. Tout n’est pas rose, les « bas » n’ont jamais été si durs. Mais les « hauts » n’ont jamais été si merveilleux. Et vous le savez, tout est une question d’équilibre…

 

Une année à toute vitesse

C’est fou comme cette année est passée vite. Comme l’impression d’avoir vécu plusieurs années en une seule !
La découverte, l’adaptation, le travail, la vie de famille, les sorties, les rencontres, les nouvelles habitudes, les skypes avec la famille, les saisons, le climat extrême, les doutes, la nostalgie et tout le reste.

En chiffres et pour le fun, notre première année au Canada c’est :

5 weekends en chalet / 7 jaccuzis / 2 sessions de lancers de haches / 1 sapin coupé / 1 cueillette de pomme / 2 vignobles / 3 games de hockey / 1 balade en chien de traîneau / 1 cabane à sucre / 1 permis bateau / 8 parcs pour enfants / 4 braderies / 5 concerts et festivals / 8 poutines / 50 bagels / 400 cappuccinos / 50 brunchs / 10kg de smoked meat / 1 jour à Toronto (pro) / 1 jour  à Mont tremblant / 3 jours à Quebec / 4 jours à Boston / 8 jours au Mexique / 7 jours en Californie (pro) / 10 jours en France / 13 visiteurs / -30 degrés en hiver / +47 en été

 

 

 

Une année pas si loin des proches

Nous sommes « loin » c’est indéniable. Le contact physique peut manquer et nous loupons beaucoup de choses…
Mais si je me concentre sur les moments magiques que nous avons vécu avec les personnes qui nous ont rendu visite, la sensation est tout autre. Quelle chance d’accueillir autant de famille et amis en cette première année !
Le bonheur se partage et ces moments furent une vraie bouffée d’oxygène.

Leur départ est toujours amer. Ça rappelle la richesse de nos liens et minimise ceux qui nous satisfaisaient ici.
Une petite piqure de rappel quand on pensait gérer plutôt bien la distance. Et puis ça passe…
Recevoir ses proches ou rentrer en France est toujours heureux ! Mais c’est toujours un chamboulement intérieur qui nous confronte à nos choix, nos sacrifices, nos deux vies différentes.
Ce qui pourrait nous valoir de sembler « ailleurs » à vos côtés. Mais nous sommes simplement « désorientés ».

  

 

 

Et puis cette sensation que la vie nous tend les bras…

Le mois dernier, nous avons décidé d’acheter une maison.
Nous avons eu la bonne surprise de pouvoir investir malgré notre statut temporaire sur le sol Canadien. La décision était prise ! 3 visites et c’est le coup de coeur… suivi de 3 semaines intenses en démarches mais surtout en incertitudes.

Fait-on une erreur ? Voulons-nous vraiment nous éloigner de Montréal qu’on aime tant, augmenter nos temps de trajet mais aussi nos frais ? Tout ce qu’on ne voulait pas… et pourtant !

On a pris le risque… Le risque de perdre tout ce qu’on était venus chercher ici, notamment une place plus importante pour la vie de famille au quotidien. Pourquoi tout remettre en question quand on est bien ?
Je peux vous dire aujourd’hui que ne pas écouter nos craintes m’effrayait et j’avais envie de nous secouer pour avoir le courage de tout arrêter et faire une croix sur « la maison de nos rêves ». Car elle ne permettrait pas forcément notre bonheur au quotidien à cause desa situation. On ne lâche rien, on valide le projet.

Les semaines suivantes, tout s’enchaine. Le prêt est validé, on trouve les locataires qui reprendront notre bail actuel, une nouvelle garderie tout à côté et… une entreprise à 15 minutes de la maison me contacte pour me proposer un très beau challenge. C’est la cerise sur le gâteau !

Nous allons vivre dans un cadre idéal et toutes les conditions se sont rapidement réunies pour que nous puissions en profiter. Ça n’a pas été de tout repos de réorganiser à nouveau notre vie et entamer un gros projet comme celui-ci. Il va falloir adopter de nouvelles habitudes, s’investir dans un nouveau travail, encore… Mais ça en vaudra la peine !

En arrivant, nous avons posé nos valises là où cela nous semblait idéal pour découvrir Montréal et y prendre nos marques. Désormais, on a la sensation d’accéder à ce qui nous correspond vraiment et certainement d’améliorer encore notre quotidien.

  

 

Se rappeler que tout n’est pas acquis

Notre sommes immigrés et c’est un fait. Notre visa actuel prendra fin à l’été 2020 et au delà, nous ne pourrons plus rester légalement sur le sol Canadien. Nous devons dès à présent anticiper les choses pour prolonger nos droits. Nous venons de débuter des démarches longues et coûteuses. Et même si au vu de notre situation celles-ci devraient aboutir, nous ne sommes jamais sûrs de rien.

Le gouvernement Québécois vient d’adopter un projet de loi visant à accroitre la prospérité économique et mieux répondre aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes.
Cela a valu la suppression d’environ 18 000 dossiers de candidats à l’immigration, jugés comme n’étant plus conformes aux attentes du marché. Soit le sort de 50 000 personnes remis en cause. Des personnes en attente depuis 1, 2 ans ou plus pour entrer sur le territoire. Des personnes qui à l’inverse vont être forcées de quitter le territoire. Des personnes près du but et donc le rêve vient de partir en fumée. Des personnes forcées de recommencer des démarches de plusieurs années à zéro.

Tout n’est pas gagné. Ce genre de nouvelles nous rappelle à quel point il est important de profiter du moment présent. De ce côté là on s’en sort bien puisqu’on vient d’investir dans une maison malgré l’incertitude de pouvoir rester ici. On prend des risques, mais on crée la chance aussi… Tout est question de point de vue n’est-ce pas ?

  

 

Le bilan

Pour résumer, quel est notre bilan après 1 an à Montréal ?
Nous avons la sensation d’avoir fait le bon choix et sommes certains du positif qu’apporte le Quebec dans notre vie. L’équilibre familial et professionnel est là, notre niveau de vie est supérieur et nous avons les moyens et le temps d’en profiter. C’est cette qualité de vie que nous voulons offrir à nos enfants. Et si on peut évoluer dans un milieu où la tolérance et l’optimisme font parti du quotidien, c’est encore mieux.

Pourquoi ça fonctionne ?
Je dirais que la situation économique du pays fait beaucoup. Nos professions sont en forte demande. Les salaires sont attractifs et nous sommes sur un marché d’employés : les employeurs fidélisent car la main d’oeuvre se fait rare. Le contact avec les entreprises et le climat du marché du travail sont donc différents de ce qu’on a pu connaitre.
Au delà de ça, il y a notre coup de coeur pour le Québec et sa culture bien sûr. Sans oublier ses paysages.
Nous sommes sur un terrain d’opportunités, où les langues et à la mobilité sont accessibles. Et puis, on se sent en sécurité au quotidien. Ça fait la différence.

 

Ça fonctionne aussi pour toutes ces particularités qui font parti de notre quotidien et que nous aimons : 
– Convertir des Celcius en Fahrenheit avant de mettre le four en route.
– Mais aussi des pouces en cm pour connaitre les mesures d’un meuble.
– La file pour rentrer dans les transports et respecter parfaitement les feux piétonniers (civilité !).
– Toujours avoir un siège libre dans les transports quand nous sommes en famille.
– Avoir l’aide d’inconnus pour divertir Harry quand on a le droit à une petite « crise » en public.
– Voir notre énorme frigo à moitié plein, même si nous revenons de l’épicerie.
– Croiser des écureuils ou des ratons laveurs dans le jardin. Voir des lucioles les soirs d’été.
– Acheter du lait « 2% » et non du demi-écrémé.
– Conduire une automatique et profiter du V6 sur les routes Canadiennes et Américaines.
– Partir en Chalet comme on irait voir la mer dans le Nord de la France. Mais bien plus souvent !
– Avoir accès à toutes les cuisines du monde, un peu partout.
– Aller chercher de l’alcool à la SAQ (Société des Alcools du Québec) et les produits d’hygiène en pharmacie (pas au supermarché).
– Sentir ses poils de nez geler en hiver. Ainsi que les cils et les cheveux qui dépassent de la tuque (bonnet).
– Adopter le traditionnel Brunch le Dimanche.
– Sentir la weed mais aussi le barbecue à chaque coin de rue. Pas si pire…
– Profiter des « spéciaux » au magasin et non des « promos ».
– Trouver systématiquement un festival ou un événement où aller.
– Recevoir son salaire toutes les 2 semaines.
– Tutoyer et ne plus se méfier de tout le monde.
– Passer de 10 à 35 degrés dans la même journée.
– Ou de -25 à 3 degrés du jour au lendemain.
– Et tant d’autres choses… !

 

Alors on va continuer de vivre cette aventure, profiter de la bienveillance Québécoise, des paysages Canadiens et du climat extrême ! On va entretenir le bonheur d’être ici, notre soif de découverte et la volonté de nous accomplir sur tous les plans. On continue notre chemin et au bout d’un an, on a déjà l’impression d’avoir vécu une belle évolution. Et c’est vraiment très enrichissant.

 

To be continued…
On vous embrasse.
Maudits-Pancakes.

 

Comment se passe notre premier hiver ?

Le premier hiver… le fameux… on y est !
Et c’est drôlement bin l’fun !

Alors que jusqu’ici des épisodes froids et neigeux alternaient avec des températures positives et de la pluie, on peut dire en ce mois de janvier qu’on rentre bel et bien au coeur de l’hiver.
Depuis que les fêtes sont passées, le thermomètre ne se promène plus entre 5 et -15 degrés mais bien entre -10 et -30 degrés.
C’est bien mieux comme ça, car la neige tient, il ne pleut plus, et les journées les plus froides nous offrent un ciel bleu magnifique et un grand soleil. Et ça, même s’il fait frette, c’est bon pour le moral !!

Avec l’arrivée de l’hiver nous avons fait beaucoup de découvertes.
Alors voici en images les petits plaisirs comme les grandes découvertes de ces derniers mois.

 

Les premières neiges et les décorations de Noël dans le quartier

Comme pour Halloween, les habitants de notre quartier n’ont pas lésiné sur les moyens en ce qui concerne les décorations de Noël. À intérieur comme à l’extérieur !
Pour la petite anecdote, le lendemain d’Halloween, certains habitants commençaient déjà à les installer !
Ici, on ne cherche pas où est la maison décorée mais plutôt celle qui ne l’est pas.
Quand je rentre à la maison, que j’entends craquer la neige sous mes pas et que je peux admirer toutes ces lumières, c’est réconfortant. 🙂 Quelques secondes furtives de magie. Et un petit spectacle en prime pour Harry.

 

 

 

Le dynamisme de Montréal sous les températures négatives

La ville de Montréal ne va certainement pas hiberner pendant l’hiver bien au contraire.
Les animations sont nombreuses, en tout temps !
Montréal en Lumière, la nuit blanche, l’igloofest, la fête des neiges et bien d’autres…  Nous n’avons pas forcément l’occasion d’en profiter avec le rythme du quotidien et nos contraintes de jeunes parents, mais on a pu voir un bel aperçu 🙂

 

  

 

Choisir son sapin de noël, le couper, puis le décorer

Une activité que nous avons adorée et que nous renouvellerons l’année prochaine sans aucun doute !
Ç’est toujours une belle activité familiale qui donne encore un peu plus de magie à la période de Noël.

 
 

  

 

Combiner weekend en chalet et balade en chiens de traineau

L’incontournable weekend en chalet, mais cette fois-ci, avec nos amis venus de France !
On était vraiment ravis de pouvoir enfin partager les joies du chalet avec nos proches ! Après tant de photos envoyées par téléphone, c’est bien de le vivre ensemble.
Pour profiter pleinement de ce temps précieux nous avons organisé une balade en chiens de traineau, une jolie découverte ! Émouvante même, pour ma part.

La visite de nos amis nous a clairement évité le gros coup de blues après nos vacances en France ! C’était (très) fatiguant, certes, mais on a pu prolonger un peu ce temps de fêtes et ces moments uniques. Alors on aime !

  

  

 

Quebec sous la neige et son esprit de Noël

Ha Québec.. Plus je te rends visite et plus je t’aime. 
Sous le soleil, avec tes feuilles orangées et maintenant ton manteau blanc et ton esprit de Noël… C’est comme si je te redécouvrais à chaque fois.
C’est ça que j’aime au Québec. Les saisons sont tellement marquées que tu peux découvrir plusieurs fois un même endroit, comme pour la première fois.

 

 

 

 

 

Les festivités avec la Gang

Loin de nos familles, on aime se rassembler et c’était vraiment chaleureux de fêter Noël tous ensemble !
Noël au Quebec a son charme, alors on espère qu’un jour on aura la chance de pouvoir accueillir notre famille pour l’occasion ! À bon entendeur 😉

 

Finalement, l’hiver ne fait que commencer… même si nous avons eu de beaux épisodes neigeux depuis le mois de novembre. Cette fois-ci, la neige va tenir, s’accumuler et le thermomètre pourrait descendre encore !
Nous allons profiter des prochains weekends pour faire d’autres activités comme les glissades sur tube, de la luge, aller patiner, skier… et le prochain chalet est déjà dans le calendrier. De quoi s’occuper jusqu’en avril !

Avril ?? je réalise tout à coup que l’hiver sera peut-être effectivement long 😉