1 an à Montréal : le bilan

Et voilà, une année de passée. Une année folle, c’est certain !
Un année ressourçante et de chamboulement. Une année pour se réinventer, s’adapter.
Une année où nous avons ouvert le champ des possibles, provoqué de nouvelles aventures mais aussi de nouvelles opportunités, dans tous les domaines.
Une année unique et certainement la plus riche de notre vie jusqu’à aujourd’hui. Une année après laquelle on se dit, on a bien fait. On a bien fait car la vie ici nous semble plus belle. Tout n’est pas rose, les « bas » n’ont jamais été si durs. Mais les « hauts » n’ont jamais été si merveilleux. Et vous le savez, tout est une question d’équilibre…

 

Une année à toute vitesse

C’est fou comme cette année est passée vite. Comme l’impression d’avoir vécu plusieurs années en une seule !
La découverte, l’adaptation, le travail, la vie de famille, les sorties, les rencontres, les nouvelles habitudes, les skypes avec la famille, les saisons, le climat extrême, les doutes, la nostalgie et tout le reste.

En chiffres et pour le fun, notre première année au Canada c’est :

5 weekends en chalet / 7 jaccuzis / 2 sessions de lancers de haches / 1 sapin coupé / 1 cueillette de pomme / 2 vignobles / 3 games de hockey / 1 balade en chien de traîneau / 1 cabane à sucre / 1 permis bateau / 8 parcs pour enfants / 4 braderies / 5 concerts et festivals / 8 poutines / 50 bagels / 400 cappuccinos / 50 brunchs / 10kg de smoked meat / 1 jour à Toronto (pro) / 1 jour  à Mont tremblant / 3 jours à Quebec / 4 jours à Boston / 8 jours au Mexique / 7 jours en Californie (pro) / 10 jours en France / 13 visiteurs / -30 degrés en hiver / +47 en été

 

 

 

Une année pas si loin des proches

Nous sommes « loin » c’est indéniable. Le contact physique peut manquer et nous loupons beaucoup de choses…
Mais si je me concentre sur les moments magiques que nous avons vécu avec les personnes qui nous ont rendu visite, la sensation est tout autre. Quelle chance d’accueillir autant de famille et amis en cette première année !
Le bonheur se partage et ces moments furent une vraie bouffée d’oxygène.

Leur départ est toujours amer. Ça rappelle la richesse de nos liens et minimise ceux qui nous satisfaisaient ici.
Une petite piqure de rappel quand on pensait gérer plutôt bien la distance. Et puis ça passe…
Recevoir ses proches ou rentrer en France est toujours heureux ! Mais c’est toujours un chamboulement intérieur qui nous confronte à nos choix, nos sacrifices, nos deux vies différentes.
Ce qui pourrait nous valoir de sembler « ailleurs » à vos côtés. Mais nous sommes simplement « désorientés ».

  

 

 

Et puis cette sensation que la vie nous tend les bras…

Le mois dernier, nous avons décidé d’acheter une maison.
Nous avons eu la bonne surprise de pouvoir investir malgré notre statut temporaire sur le sol Canadien. La décision était prise ! 3 visites et c’est le coup de coeur… suivi de 3 semaines intenses en démarches mais surtout en incertitudes.

Fait-on une erreur ? Voulons-nous vraiment nous éloigner de Montréal qu’on aime tant, augmenter nos temps de trajet mais aussi nos frais ? Tout ce qu’on ne voulait pas… et pourtant !

On a pris le risque… Le risque de perdre tout ce qu’on était venus chercher ici, notamment une place plus importante pour la vie de famille au quotidien. Pourquoi tout remettre en question quand on est bien ?
Je peux vous dire aujourd’hui que ne pas écouter nos craintes m’effrayait et j’avais envie de nous secouer pour avoir le courage de tout arrêter et faire une croix sur « la maison de nos rêves ». Car elle ne permettrait pas forcément notre bonheur au quotidien à cause desa situation. On ne lâche rien, on valide le projet.

Les semaines suivantes, tout s’enchaine. Le prêt est validé, on trouve les locataires qui reprendront notre bail actuel, une nouvelle garderie tout à côté et… une entreprise à 15 minutes de la maison me contacte pour me proposer un très beau challenge. C’est la cerise sur le gâteau !

Nous allons vivre dans un cadre idéal et toutes les conditions se sont rapidement réunies pour que nous puissions en profiter. Ça n’a pas été de tout repos de réorganiser à nouveau notre vie et entamer un gros projet comme celui-ci. Il va falloir adopter de nouvelles habitudes, s’investir dans un nouveau travail, encore… Mais ça en vaudra la peine !

En arrivant, nous avons posé nos valises là où cela nous semblait idéal pour découvrir Montréal et y prendre nos marques. Désormais, on a la sensation d’accéder à ce qui nous correspond vraiment et certainement d’améliorer encore notre quotidien.

  

 

Se rappeler que tout n’est pas acquis

Notre sommes immigrés et c’est un fait. Notre visa actuel prendra fin à l’été 2020 et au delà, nous ne pourrons plus rester légalement sur le sol Canadien. Nous devons dès à présent anticiper les choses pour prolonger nos droits. Nous venons de débuter des démarches longues et coûteuses. Et même si au vu de notre situation celles-ci devraient aboutir, nous ne sommes jamais sûrs de rien.

Le gouvernement Québécois vient d’adopter un projet de loi visant à accroitre la prospérité économique et mieux répondre aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes.
Cela a valu la suppression d’environ 18 000 dossiers de candidats à l’immigration, jugés comme n’étant plus conformes aux attentes du marché. Soit le sort de 50 000 personnes remis en cause. Des personnes en attente depuis 1, 2 ans ou plus pour entrer sur le territoire. Des personnes qui à l’inverse vont être forcées de quitter le territoire. Des personnes près du but et donc le rêve vient de partir en fumée. Des personnes forcées de recommencer des démarches de plusieurs années à zéro.

Tout n’est pas gagné. Ce genre de nouvelles nous rappelle à quel point il est important de profiter du moment présent. De ce côté là on s’en sort bien puisqu’on vient d’investir dans une maison malgré l’incertitude de pouvoir rester ici. On prend des risques, mais on crée la chance aussi… Tout est question de point de vue n’est-ce pas ?

  

 

Le bilan

Pour résumer, quel est notre bilan après 1 an à Montréal ?
Nous avons la sensation d’avoir fait le bon choix et sommes certains du positif qu’apporte le Quebec dans notre vie. L’équilibre familial et professionnel est là, notre niveau de vie est supérieur et nous avons les moyens et le temps d’en profiter. C’est cette qualité de vie que nous voulons offrir à nos enfants. Et si on peut évoluer dans un milieu où la tolérance et l’optimisme font parti du quotidien, c’est encore mieux.

Pourquoi ça fonctionne ?
Je dirais que la situation économique du pays fait beaucoup. Nos professions sont en forte demande. Les salaires sont attractifs et nous sommes sur un marché d’employés : les employeurs fidélisent car la main d’oeuvre se fait rare. Le contact avec les entreprises et le climat du marché du travail sont donc différents de ce qu’on a pu connaitre.
Au delà de ça, il y a notre coup de coeur pour le Québec et sa culture bien sûr. Sans oublier ses paysages.
Nous sommes sur un terrain d’opportunités, où les langues et à la mobilité sont accessibles. Et puis, on se sent en sécurité au quotidien. Ça fait la différence.

 

Ça fonctionne aussi pour toutes ces particularités qui font parti de notre quotidien et que nous aimons : 
– Convertir des Celcius en Fahrenheit avant de mettre le four en route.
– Mais aussi des pouces en cm pour connaitre les mesures d’un meuble.
– La file pour rentrer dans les transports et respecter parfaitement les feux piétonniers (civilité !).
– Toujours avoir un siège libre dans les transports quand nous sommes en famille.
– Avoir l’aide d’inconnus pour divertir Harry quand on a le droit à une petite « crise » en public.
– Voir notre énorme frigo à moitié plein, même si nous revenons de l’épicerie.
– Croiser des écureuils ou des ratons laveurs dans le jardin. Voir des lucioles les soirs d’été.
– Acheter du lait « 2% » et non du demi-écrémé.
– Conduire une automatique et profiter du V6 sur les routes Canadiennes et Américaines.
– Partir en Chalet comme on irait voir la mer dans le Nord de la France. Mais bien plus souvent !
– Avoir accès à toutes les cuisines du monde, un peu partout.
– Aller chercher de l’alcool à la SAQ (Société des Alcools du Québec) et les produits d’hygiène en pharmacie (pas au supermarché).
– Sentir ses poils de nez geler en hiver. Ainsi que les cils et les cheveux qui dépassent de la tuque (bonnet).
– Adopter le traditionnel Brunch le Dimanche.
– Sentir la weed mais aussi le barbecue à chaque coin de rue. Pas si pire…
– Profiter des « spéciaux » au magasin et non des « promos ».
– Trouver systématiquement un festival ou un événement où aller.
– Recevoir son salaire toutes les 2 semaines.
– Tutoyer et ne plus se méfier de tout le monde.
– Passer de 10 à 35 degrés dans la même journée.
– Ou de -25 à 3 degrés du jour au lendemain.
– Et tant d’autres choses… !

 

Alors on va continuer de vivre cette aventure, profiter de la bienveillance Québécoise, des paysages Canadiens et du climat extrême ! On va entretenir le bonheur d’être ici, notre soif de découverte et la volonté de nous accomplir sur tous les plans. On continue notre chemin et au bout d’un an, on a déjà l’impression d’avoir vécu une belle évolution. Et c’est vraiment très enrichissant.

 

To be continued…
On vous embrasse.
Maudits-Pancakes.

 

4 Comments

  1. Quelle plume Debby, des frissons de bonheur en te lisant 😍 on a eu la joie de venir vous rendre visite en 2018 et bientôt en octobre pour en profiter encore plus.
    Bisous à vous trois 😍😍😍

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