Le système scolaire Québécois, comment ça marche ?

Le système scolaire Québécois…  un vaste sujet !
Le système scolaire Français est il mieux, moins bien ? Qui peut savoir ! Cela dépend de tellement de choses, de chaque personne et nos propres attentes.
Ce qu’on sait par contre c’est que ce sont des systèmes différents !
En tant que nouveaux arrivants, on se sent vite perdus ! On tente de comparer le système scolaire Québécois à celui qu’on a connu alors qu’ils ne sont pas comparables.
Alors, comment ça se passe ici l’école ? je tente de vous éclairer.

Cet article parlera concrètement des cursus scolaires mais je ne vais pas m’étendre sur les méthodes pédagogiques des deux systèmes qui est un bien plus vaste sujet.
Mais je vous en parlerais peut-être un jour, quand j’aurais plus de recul et de connaissances 🙂

Les différences majeures entre les systèmes scolaires Français et Québécois

Si on peut trouver un point commun entre la France et le Québec c’est celui-ci  : l’école est obligatoire de 6 à 16 ans.
Parallèlement, quelques différences notables :

– En France, l’école commence plus tôt qu’au Québec.
> Les enfants entrent en Maternelle dès l’âge de 3 ans alors que c’est à 5 ans que la maternelle commence au Québec. Si on veut comparer, les Québécois commencent avec la grande section (la Maternelle ne dure donc qu’une année, mais la maternelle dès 4 ans commence à se développer).
Que font-il les 2 années précédentes (petite et moyenne section) ? Ils sont tous simplement dans un mode de garde. Notre fils de 3 ans est par exemple dans une garderie.
Rassurez-vous, il apprend exactement les mêmes choses qu’il aurait appris en France au même âge.

Ce qu’on aime : sa “classe” est un groupe de 7 enfants pour 1 éducatrice.
Les échanges sont donc riches, individualisés et notre fils grandit déjà dans un environnement bilingue.

www.collegefrancais.ca

Les diplômes ne sont pas les mêmes et ne se déroullent pas la même année en France et au Québec
En France nous passons :
– le Brevet des collèges en 3ème. Au Québec, l’équivalent est le Diplôme d’Études secondaires.
– le Baccalauréat en fin de Terminale. Il n’a rien à voir avec le Baccalauréat au Québec, qui lui est l’équivalent de la Licence à l’Université.

Au Québec, à l’âge de 17-18 ans, les étudiants sont au “CÉGEP”, quand en France nous passons notre BAC.
C’est là qu’il doivent faire le choix entre une formation technique (qui permet d’avoir une formation valide dans un domaine choisi) ou une formation préparatoire à l’université. C’est donc à ce moment-là que l’étudiant doit choisir sa spécialisation. Alors qu’en France nous faisons ce choix pour le lycée dès la fin du collège, soit environ 3 ans plus tôt. Dur dur de s’orienter à 14-15 ans. 😉

www.collegefrancais.ca/

Comparer les deux système en un clin d’oeil

Rien de mieux qu’un petit tableau pour synthétiser. J’y ai mis mon coeur. 😉

Comparatif des systèmes scolaires Français et Québécois

Ce qu’on aime et qui nous semble différent de ce qu’on a connu en France

– J’aime le fait que mon enfant fasse ses apprentissages au sein de petits groupes d’élève et avec une éducatrice disponible.
– J’aime les nombreuses garderies et écoles bilingues et que l’anglais reste malgré tout présent dans les établissement “classiques”.
– La pédagogie tournée vers l’enfant. On met un point d’honneur sur le bien-être des élèves, la confiance en soi, l’aisance à l’oral, l’encouragement. Et la bienveillance des professeurs.
Les accompagnements mis en place pour les élèves en difficultés, en situation de handicap ou autres. Quand de trop nombreuses fois certains établissements Français envoient ces élèves vers des filières professionnelles qu’il n’auront pas choisies.
– Les très nombreuses options proposées par les écoles secondaires, il y en a pour tous les goûts ! De quoi choisir une école adaptée aux besoins, loisirs et envies de ton enfant.

www.collegefrancais.ca

Options, méthodes, structures, comment choisir une école adaptée à son enfant ?

Pour trouver ces écoles secondaires (collège pour comparer à la France), ça en fait des choix à faire !
Des options à décortiquer, des méthodes d’apprentissage à comparer, des localisation à prendre en compte. Sans oublier le choix du public/privé.
C’est déjà compliqué dans son propre pays, alors, quand on est expatrié et que les options  devant nous sont encore plus vastes, comment fait-on ?


Scool.ca l’outil indispensable pour les parents 

Mon amie Québécoise, Audrey Racine, a identifié le besoin de nombreux parents et a créé la plateforme SCOOL.CA. Un outils qui fait la différence et qui pourrait grandement nous aider en tant qu’expatriés :

“Que ce soit une école secondaire publique, privée ou internationale, régulière ou alternative, toute commission scolaire confondue ayant un programme de sports-études, une chorale ou un programme orienté sur les sciences, vous pourrez, en sauvant un maximum de temps, trouver la parfaite école secondaire à Montréal à partir de notre plateforme.”

Home page – scool.ca


Si tu es directement concerné par le choix d’une école secondaire, je t’invite donc à visiter la plateforme :
Très simple d’utilisation, tu peux affiner ta recherche par code postal ou à l’aide des nombreux filtres : langues, programmes, services, type d’école, installations, encadrement pédagogique, soutien professionnel, activités parascolaires, vie étudiante, status, aides financières, uniforme.
Tu peux consulter la fiche de chaque école et bientôt, un moteur de recherche sera intégré au site.

Carte de recherche interactive – scool.ca

Pour en savoir plus, consulte la rubrique “comment ça marche ? ”
ou rends-toi directement sur la “Carte de recherche
Si tu as besoins d’information complémentaire Contacte scool.ca
Si tu veux garder un oeil sur scool.ca car tu devras bientôt trouver une école, tu peux suivre la plateforme sur Facebook, Instagram ou Pinterest.

Sur les réseaux, scool.ca est une mine d’informations et de conseils pour les parents !  Et depuis quelques jours, tu peux écouter Scool le Balado ! Quoi de mieux que des témoignages et l’avis de professionnels pour aider ton enfant dans sa transition du primaire au secondaire ! 

Maudits-Pancakes.


Et comme le Québéc n’a pas que son système scolaire à offrir, tu seras peut-être intéressé par ces articles :
La vie est-elle si belle au Canada ?
10 raisons d’aimer l’automne au Québéc
Le voyage qui a changé ma vie

Le voyage qui a changé ma vie : notre expatriation

Je veux te parler de mon histoire. Plus qu’un voyage : un aller sans retour, le grand saut, le projet d’une vie. Le genre de chose pour laquelle il y a un avant et un après. Le genre de chose qui vous transforme.
Mon histoire est celle de notre expatriation au Québec, depuis la France.

L’origine de notre expatriation

Ce grand départ pour le Québec, c’était le rêve de notre couple, l’espoir d’une vie meilleure et la volonté de créer notre bonheur selon nos envies, nos valeurs et nos besoins.
En 2013, le Canada nous attire, même si on le connaît mal. On décide d’y passer 15 jours pour se faire une idée.
Et déjà dans notre esprit, on prospecte.
Pendant les 5 années suivantes, on essaiera de trouver un emploi Québécois depuis la France : on participe à des salons de recrutement, on crée notre réseau. On a de l’espoir mais aussi des déceptions.
Malgré tout, on avance : on se construit une jolie maison et nous devenons parents.
2018, c’est notre heure. Après 5 ans de recherches tantôt actives, tantôt en pause, c’est finalement lors d’une semaine de décembre que 2 employeurs proposent leur offre à mon conjoint.
6 mois plus tard, avec 3 grosses valises et notre fils de 1 an, on s’envole pour Montréal.
C’est le premier jour du reste de notre vie.

Comment l’expatriation a changé nos vies

Notre vie à changé par bien des aspects : pays, culture, environnement, climat, codes sociaux, coutumes, langage…
Je pourrais t’en dire bien davantage mais tu l’as compris:  l’expatriation c’est un lot de changements et beaucoup d’adaptation. Ça, c’est le côté “pratique” et “visuel” des choses.
Je t’invite à lire mon article Comment l’expatriation a chamboulé nos vies ? si tu veux aller plus loin.

Moi, je veux te parler de l’intérieur :
la remise en question de mes valeurs, mes croyances et ma perception du monde.
Je te parle des changements irrévocables que je vis et qui définissent déjà la personne que je serais demain.  

Expatriation : challenge, fierté, découverte et bonheur

J’ai évoqué brièvement tous les changements auxquels on peut faire face en intégrant un nouveau pays.
C’est pas toujours facile, mais c’est aussi ce que nous sommes venu chercher : de la nouveauté, du défis, le challenge de se réinventer, tout reconstruire.
Après 2 ans de vie au Québec, aussi “court” que ça puisse être et malgré les passages à vide, c’est incroyablement grisant ! OUI, on l’a fait !

Et quand je regarde en arrière, je me sens fière et reconnaissante de vivre chaque jour de plus ici.
Parce que non seulement on a tout quitté, mais c’est aussi un pari réussi.
Jamais je n’aurais cru en arriver là après 2 ans d’expatriation : un épanouissement familial et professionnel, une intégration réussie, de beaux et grands projets, nos objectifs de vie respectés. 
Ne sachant pas de quoi est fait l’avenir, je n’oublie jamais la chance que nous avons.
Une chance que nous avons construite, pour ne jamais avoir de regrets.

Manque, solitude, questionnements

Il m’arrive parfois d’être frappée par une lucidité soudaine, mêlée de culpabilité.
Tout à coup, mon esprit me remet face à mes choix : j’ai tout quitté ! 
Comment j’ai pu imposer ce choix à tous nos proches, empêcher mes parents de voir leur petit fils, priver mon enfant de liens irremplaçables et extraordinaires. Et tous ces petits cousins et cousines qu’il ne connaît pas vraiment et à côté de qui il aurait pu grandir.
Me voilà tiraillée entre mon pays natal : mes racines, ma famille, mes souvenirs, tout ce qui m’a construit. Et mon pays de d’adoption : celui du champ des possibles, de l’épanouissement et ou nos rêves deviennent réalité.

Voilà une facette de notre expatriation, celle véhiculée par l’éloignement avec la famille.
Car choisir de tout quitter n’est pas une chose facile.
Mais je me rappelle ensuite pourquoi nous sommes ici et la plus belle facette de notre expatriation refait surface.
Une vie meilleure, une société bienveillante et respectueuse, un pays ou on te donne la chance avant de douter de toi et où on te laisse vivre ta vie sereinement.
Est-ce que ces raisons justifient le fait de quitter les siens ? C’est la question que je préfère éviter de me poser. C’est douloureux, ça me fait me sentir égoïste et finalement je pense que personne n’est légitime pour y répondre et qu’il n’y  pas de réponse universelle.
Tout est une question de choix, incluant des conséquences. À nous de les assumer ensuite.

Soit tu t’accables sur ce sentiment qui t’empêchera d’avancer. Soit tu arrives à passer les vagues.

Maudits-Pancakes.

Alors, en attendant que mon fils devienne assez grand pour me questionner / me reprocher de l’avoir emmené loin de sa famille (et croyez moi qu’à 3 ans, les questions commencent déjà à voir le jour), j’accepte et j’apprivoise ces sentiments parfois douloureux.
Ça sera toujours ainsi dans les moments les plus difficiles. Et ça le sera certainement pour mon fils aussi, qui réalise chaque jour un peu plus que sommes loins des nôtres. Mais on ne cessera jamais d’en parler pour éviter que l’un de nous ne souffre en silence. Et on sera toujours plus armés pour passer ces passages à vide.


Ce grand voyage, qui pour moi n’en est pas un, mais plutôt notre nouvelle vie, me fait considérer autrement tous mes acquis. Mes croyances, mon rapport à la famille, mes priorités, ma vision du monde et de ma culture natale… Tout a changé.
Tout a changé mais je ne me suis jamais autant sentie moi même.


L’expatriation est une multitude de remises en question mais aussi le plus beau voyage vers la connaissance de soi. 

Maudits-pancakes


Un mot pour les futurs expatriés 

Tu penses t’expatrier et tu préfères tenter ta chance pour ne jamais avoir de regrets ? Tu as raison ! Et si ça ne fonctionne pas, alors tu seras le plus heureux de savoir que ta place est dans ton pays natal. Tu auras la fierté de l’avoir fait !
Si ça fonctionne, ça va être la meilleure expérience de ta vie ! Mais des regrets il y en a toujours. Car une fois dans ton pays d’adoption, tu n’as pas le regret de ne pas l’avoir fait, mais dans bien des cas, tu regretteras de ne pas avoir été là à certains moments, de ne pas avoir été présent pour les personnes qui comptent le plus pour toi.

Et c’est comme ça. Soit tu t’accables sur ce sentiment qui t’empêchera d’avancer. Soit tu arrives à passer les vagues.
Personnellement, je trouve la force de passer ces vagues dans tout ce que la vie me donne.
Et je ne le dirais jamais assez, tout est une question d’équilibre.
Je mets de la couleur à mon tableau noir pour qu’il se soit jamais que sombre. Mais plutôt une belles composition de mes nuances, avec au premier plan, les plus belles d’entre elles. 

Maudits-Pancakes.


À tout de suite sur les réseaux !


Tu en veux plus ?

Je t’invite à découvrir la façon dont on vit « notre retour annuel au pays« , ou encore, les « 10 raisons d’aimer l’automne au Québec« .
Enfin, si tu te demandes si « la vie est si belle au Canada ? » C’est par ici !



“ Cet article participe à l’événement inter-blogueurs “ le voyage qui a changé ma vie ” du blog d’une famille expatriée au Québec : Stalimapics. Je vous conseille cet article pour voir de sublimes paysages et leur transformation selon les saisons. Toute la beauté du Quebec ! ”

À la rencontre des baleines

De retour pour vous partager un beau weekend, 3 jours à Québec et Tadoussac.
Enfin quelque chose d’intéressant en dehors de nos 4 murs ! 🙂
Je n’avais aucune attente de ce séjour. Je ne réalisais pas vraiment où nous allions, prise dans la routine du quotidien.
Et là, c’est une claque. Une vraie coupure, la force de la nature, le dépaysement.
Retour sur ce beau séjour en famille, rien que tous les trois.

Un arrêt à Québec

Samedi matin nous prenons la route pour Québec, le premier arrêt de notre séjour. L’occasion de flâner dans ses petites ruelles et passer la nuit sur place avant d’atteindre notre destination principale : Tadoussac.
Québec, qu’on ne présente plus. Toujours si jolie, qu’importe les saisons.
Ses jolies places, ses fortifications, ses rues pavées, ses bâtiments historiques et bien sûr le Château de Frontenac.
On profite, on flâne, on savoure une crème glacée. Simplicité. Bonheur.

Bienvenue à Tadoussac

De Québec à Tadoussac, le route est vraiment jolie ! Tout simplement car elle longe le Saint-Laurent et offre de très beaux points de vue sur le fleuve. Arrivés à la Baie-Sainte-Catherine, nous devons prendre un traversier pour rejoindre Tadoussac.

Arrivés à Tadoussac, c’est le coup de coeur.
À l’embouchure du Fjord du Saguenay, ce village est magnifique ! Et la vue sur le fleuve, remarquable !
On reconnait tout de suite son grand hôtel et sa chapelle de bois, identifiables au rouge de leur toit.


Et surtout, indispensable à Tadoussac, la croisière en zodiaque pour aller voir les Baleines.
Il y a différentes espèces de rorquals, bélugas et cachalots à observer.
Nous avons vu des rorquals (baleines) à bosse. La baleine bleue elle, arrive vers la fin août.
Il est vraiment rare de ne pas voir de baleines lors de ces croisières… mais il faut aussi un peu de chance pour observer des mammifères très actifs, prêts à vous livrer un beau spectacle. Et on a eu cette chance !


J’espère vous avoir fait voyager un petit peu…
Je recommande définitivement de faire la croisière aux Baleines si vous êtes de passage au Québec.
C’est avant tout une expérience qui se vit ! Aucune photo ne sera à la hauteur de ce que vous verrez.
Les baleines dans leur milieu naturel, inoubliable !

Voilà un séjour qui nous a offert une belle parenthèse pendant ce confinement.
Et qui nous rappelle aussi, pourquoi nous sommes ici.
On en avait besoin <3

À toi, rescapé du confinement

Début mars, je fêtais les 3 ans de mon fils en chalet, entre amis, le temps d’un weekend.
De l’amour, du partage et… tant d’insouciance.

La suite, je ne l’ai pas vue venir. Personne ne l’a vue venir.
De retour au travail, on nous annonce la fermeture des écoles et milieux de garde. Le début d’une succession de fermetures strictes. Les gens qui se ruent dans les épiceries. Des pénuries de viandes, produits laitiers et de papier toilette… Nous voilà confinés. En pleine pandémie.

La « vie » s’est arrêtée ainsi que toute forme de légèreté et d’insouciance. La maison devient le lieu de travail mais aussi la garderie. 2 fonctions qu’il faut imbriquer aux débâcles de la vie de famille.
Chacun d’entre nous a dû jongler. S’adapter. Se recentrer sur l’essentiel, aussi.
Car il y a toujours une part de positif à prendre. Mais définitivement, c’est un choc. Brutal.
Cette pandémie et son confinement nous ramènent à notre condition de simple mortel et ça fait peur.
Nous sommes les mortels d’une époque aux rouages fous. Une course au « toujours plus » que notre planète ne peut suivre. Le retour de baton es tombé. 

Chamboulement et confrontation pendant le confinement

Ce confinement a enfermé la vie de chaque membre de la famille dans un seul et même endroit.
Une promiscuité méconnue fait son apparition, du jour au lendemain. Les parents veulent travailler lorsque les enfants veulent s’épanouir. L’un veut relaxer quand l’autre veut se concentrer.
Cette promiscuité de chaque instant vient se heurter à notre besoin individuel d’intimité. 

Ce confinement est venu surchargé le domicile familial, réveillant les petits compromis que chacun avait accepté pour la paix du ménage. L’organisation, les rôles, les horaires sont littéralement chamboulées.
Les émotions se heurtent, ne pouvant plus circuler dans la dynamique familiale qui était si bien rodée.

Ce confinement il nous met littéralement face à nos pensées, nos émotions et nos fragilités les plus profondes.
Forcés de ralentir, c’est l’occasion pour elles de sortir et de s’exprimer au grand jour.
Les écouter, les comprendre mais avant tout en prendre conscience. Sinon les subir.
Je n’ose imaginer l’impact que ce confinement a pu avoir sur la santé mentale des plus vulnérables, les plus tourmentés. Sans penser à la libération des pires démons : la violence conjugale et infantile, mais aussi les drogues, les troubles comportementaux et bien d’autres.
Ce confinement est clairement le moment d’écouter ses propres failles et des les apaiser.
Et c’est OK si on a besoin de se faire aider pour ça.  

Confinement et expatriation 

C’est certain, vivre le confinement à des kilomètres de ses proches ne rend pas la chose facile.
Pour l’expatrié, c’est prendre la distance en pleine face.
Anéantir la possibilité de visiter ses proches avant même que l’envie ne se pointe.
Les frontières sont fermées et retrouver tes proches n’est pas un voyage essentiel ces temps-ci, même si ça l’est pour toi. Visualiser de prochaines retrouvailles est impossible, l’avenir n’a jamais été si incertain.
Puis-je oser leur dire « à l’année prochaine » ?
La « deuxième vague » et un avenir sur fond de pandémies nous guette.

Un sentiment d’insécurité qui apparaît, le statut d’étranger qui se montre plus fort. Tu cherches tout à coup tes repaires identitaires. Mais t’as beau faire 10 fois le tour de ta maison confinée, c’est pas là que tu vas les trouver.

Expatrié confiné, à un moment ou à un autre tu as dû ressentir l’isolement et la perte de repères fondamentaux. Sûrement les pires ennemis quand on est loin… Mais je veux te dire que c’est correct.
Les pays se déconfinnent, mais a-t-on retrouvé la vie d’avant ? Certainement pas. On accuse encore le coup.
On essaie de s’adapter et construire de nouveaux repaires. De nouvelles armes pour vivre avec ce nouveau présent. 

Comme nous, beaucoup travaillent encore de la maison. Se rappelant chaque jour que c’est différent, pas comme avant. La longue traîne de ce confinement presque résolu, matérialisée par le port du masque et ces nouveaux gestes barrière quotidiens. Par cette liberté restreinte.

Accepter notre vulnérabilité pendant le confinement

Pandémie mondiale, éloignement social et familial, confinement, travail/enfants à la maison, chamboulements, pertes de repères, de rythmes., surcharge émotionnelle… Dois-je continuer la liste de ce que nous vivons ces derniers temps ? Ajouter à cela la pression des réseaux à faire son pain maison, acheter local, lancer de nouveaux projets personnels/professionnels etc… Je suis pour toutes ces idées ! Mais chaque chose en son temps… Peut-on se foutre la paix et juste encaisser ce qui se passe ? Ensuite on gérera.

Mon cas n’est pas le plus à plaindre pendant cette pandémie. Loin de là. Mais si comme moi tu as/as eu des moments plus durs, accepte-les, comprends-les. Réalises tout ce que tu vis. Et prends le temps qu’il faut.
J’ai le conseil facile… la première à ne plus y voir clair. Mais si j’écris tout ça, c’est que j’ai commencé à digérer beaucoup de choses.

Je t’invite à la méditation et la sérénité. Recentres-toi sur des petits bonheurs, des sensations qui sont à ta portée. On commence par là et promis, un nouveau souffle vient. Quand tu seras prêt, tu sauras te réinventer dans ce nouveau présent. Libre à toi de soulever des montagnes… ou pas, après tout ! 🙂

Un pas de plus vers la connaissance de soi ou l’art du bonheur dans un monde incertain. Je nous souhaite juste de savoir être heureux. Peu importe comment ce drôle de monde tourne… L’instant présent et ton TOI ne te feront jamais faux bon. Alors chéri-les.  

La vie est-elle si belle au Canada ?

Le Canada, cette terre d’accueil. Ses grands espaces, son économie florissante, sa bonne humeur, son climat spectaculaire, sa générosité… Autant de choses qui lui valent un statut d’eldorado.
Alors la vie y est-elle si belle ? Est-ce qu’on doit tenter sa chance les yeux fermés ?
Tu penses t’installer au Canada ? Tu te demandes ce qui t’attend ?
Tu trouveras peut-être des réponses dans cet article. Ou peut-être des pistes de réflexion.

Un petit rappel s’impose

Nous vivons en banlieue de la ville de Montréal, au Quebec. L’une des 10 provinces du Canada. Ce serait injuste de résumer le Canada entier à une province, ou une ville… On n’aurait pas non plus l’idée de résumer la vie en Europe à celle de la France uniquement. De plus, notre recul sur le pays est de « seulement » 2 ans.
C’est important de prendre cette hauteur. Se mettre à l’échelle de la vie mais aussi celle du pays, pour bien comprendre le périmètre de mon point de vue sur la question : la vie est-elle si belle au Canada ?

Une question de perception

Comme beaucoup de choses dans la vie, rien n’est blanc ou noir. Est-ce que c’est bien ou pas le Canada ? Il y a autant de nuances possibles que d’êtres humains sur terre pour répondre à cette question. Ce sera bien pour certains, moins bien pour d’autres. Pour des raisons différentes. Chacun doit créer son expérience pour bâtir sa propre opinion.

Le vécu, un facteur déterminant

Tout ce que tu as vécu auparavant va influencer l’opinion que tu vas te faire d’un pays.
Ton rapport à la famille va être ébranlé, ton rapport aux autres, aux cultures du monde.
Ton rapport au monde du travail, à l’argent, à l’amitié, à la nature, et j’en passe.
C’est un bouleversement que tu es prêt à vivre, ou non. Une seule solution pour le savoir : sauter le pas !

Parfois, c’est une évidence.
– Ça fonctionne, même si c’est pas toujours facile, ça match !
Au fond de toi, tu sens que ta place est ici. Même si tu la construis chaque jour un peu plus.
La législation, la mentalité, le code de la route, le sytème scolaire, de santé, les taxes etc… Tout est différent et même si beaucoup parleront Français (au Québec), crois-moi, ce n’est pas ton langage.
Et puis tu dois trouver le moyen de combler les sorties, les moments avec ceux qui te sont le plus cher et qui ne font plus partie de ton quotidien.
Mais malgré tout, c’est ici que tu veux être.

– À l’inverse, quand ça veut pas, ça veut pas. Tu sais, ce feeling que tu as au plus profond de toi. Parfois irrationnel. Celui qui te dit que ta place ne sera pas ici. Celui qui te confisque les clés de ton intégration :
L’envie, la curiosité, l’ouverture à toutes possibilités. Et donc, la force de faire d’importants compromis.
Aussi beau que le Canada puisse être !
Peut-être un job qui ne te plait pas pour commencer, un logement que tu aurais voulu mieux choisir, être capable de patienter une année ou plus avant de construire une routine qui te convienne, supporter la distance, oublier tes certitudes, ton confort.

Évidence ou non, tu sauras ce que tu veux et où tu veux être.
C’est la meilleure des expériences. Celle qui va participer à ton accomplissement personnel et faire grandir ton esprit. Un pas de plus vers ton bonheur et la connaissance de soi.

La clé de l’ouverture d’esprit

L’état d’esprit avec lequel tu démarres ton intégration va influencer toutes tes expériences quotidiennes et surtout la perception que tu en auras. Selon cet état d’esprit, façonné par l’être humain que tu es, tu seras frustré, blessé par certaines situations. Tout comme tu pourras te réjouir ou être fasciné par d’autres. 

Car on récoltes ce que l’on sème.
Si tu te fermes aux autres, il se ferment à toi en retour. Tu vas cerner des signaux « négatifs » et te fermer encore un peu plus. Et ainsi de suite.
Si au fond de ton coeur, tu ne veux pas être ici, tu vas subir tous les choix que tu feras mais aussi ton environnement et toutes les opportunités qui s’offrent à toi. Tu les accueilleras avec méfiance, les jugeras de ne « pas être faites pour toi ». Car tu veux juste être ailleurs.

Bref, ça passe ou ça casse. Et parfois, il suffit simplement de poser un pied sur cette nouvelle terre pour le savoir.
Que ce soit au Canada, ou ailleurs…

Mais dans les faits, c’est bien le Canada ?

Car je veux quand même répondre à la question initiale de l’article.
SELON MOI, la vie est belle ici. Elle est pas parfaite, parfois très dure, mais elle est belle.
Parce que les valeurs et les mentalités me correspondent.
Parce que le monde du travail me convient mieux.
Parce qu’ici on me fait confiance.
Parce que nos emplois sont en pleine croissance.
Parce qu’on a une qualité de vie nettement supérieure.
Parce que notre vie de famille à le droit d’exister.
Parce j’aime la culture Québécoise et les Québecois.
Parce que j’aime l’ambiance Nord-Américaine.
Parce que j’aime la nature qui m’entoure.
Parce que je peux y devenir qui je veux.
(tu vois, c’est très personnel).

Le Canada, le Québec, ils ont en ont des défauts !
Parce que c’est la vraie vie, pas un eldorado. Mais ce qu’ils m’apportent me permet d’accepter les mauvais côtés :
Oublier le confort de notre système de santé Français.
L’hiver à rallonge qui te plombe le moral. L’absence des proches.
Comme partout, des injustices, du racisme.
Des taxes à rallonge, des frais d’immigration colossaux.
Mais tellement de bienveillance et de valeurs clés pour s’épanouir.

Le plus important :

Je veux te ramener à l’humain que tu es et aux choses qui composent ton bonheur personnel.
Peu importe où tu es dans le monde. Peu importe l’environnement ou la qualité de vie que tu rencontres.
Si les composants de ton épanouissement ne sont pas réunis, ça ne fonctionnera pas.
Les grands espaces, la vie Nord-Américaine… ça peut faire rêver. Ça me fait encore rêver !
Mais ça peut ne pas être suffisant. C’est la personne que tu es qui doit trouver son bonheur.
Et on ne peut pas tricher.

Prends le temps. Définis ce qui est le plus important à tes yeux et fais les choix qui te permettront de l’intégrer à ta vie. Peu importe ce que c’est, car l’endroit où tu te trouves ne sera que le papier cadeau de ta vie.
À l’intérieur : ton être tout entier. Et lui aussi doit briller !

Une journée dans mon assiette #spécial confinement

Confinement ou non… on a besoin de manger !
On bouge moins, peut-être, mais on a tout de même besoin d’énergie pour : supporter le quotidien travail/enfants, rester concentrés, garder le moral, rester en santé, et se faire plaisir, aussi !
Ce n’est pas vraiment « une journée dans mon assiette » que je vous propose.
Mais un condensé de mes journées, plein de bonnes idées.
Envie de détails, de recettes en particulier ? Demandez-le moi et ça arrive sur le blog !
J’espère que vous trouverez de l’inspiration ci-dessous !

Les petits-déjeuners

Les collations

Les plats

Bonus : pain, apéritifs

Comment vit-on la crise du Covid ?

Au Québec, les enfants dessinent des arcs en ciel pour transmettre des ondes positives

La situation au Quebec

Comme partout, le coronavirus envahit le Canada.
Début avril on comptait plus de 21 000 cas de Covid-19 et un peu plus de 509 décès.
Le Québec est particulièrement touché. En mars dernier, on nous annonçait la fermeture des écoles et toute entreprise non essentielle.

On a le sentiment que la crise est plutôt bien gérée.
Le gouvernement a pris des directives anticipées par rapport à d’autres pays.
Il a eu la « chance » de pouvoir observer la situation dans le monde et donc être réactif dès les premiers cas recensés dans le pays. Le nombre de malades augmente de jour à jour, ce qui s’explique aussi par les environ 4 000 dépistages quotidiens opérés par le Québec.
Mais en parallèle, la courbe de la propagation du virus est aplatie et le nombre de décès est contenu malgré un nombre de malades deux fois plus élevé qu’en Ontario. 
Les hôpitaux ne sont pas submergés, mais, comme dans de nombreux pays, la situation des CHSLD (residences pour seniors) est critique.

Chaque jour, à 13h, on écoute la conférence de presse du Premier ministre Mr Legault. Il communique les chiffres mis à jour et les décisions/directives en cours. Puis, quelques questions/réponses avec les journalistes.
C’est transparent, factuel, efficace. Et non anxiogène comme regarder les shows d’information en boucle.
C’est notre rendez-vous quotidien pendant le confinement. Notre lien avec la réalité extérieure. Celui qui nous tient en allène, comme si on espérait chaque jour de meilleures nouvelles .

@Émilie Nadeau via François Legault  Dr Arouda (Directeur de la Santé publique), Mr Legault (1er ministre du Quebec), Mme McCann (ministre de la Santé et des Services sociaux)

Anticipation, organisation et respect

Ici, il n’y a pas la police dans les rues ni d’attestation à présenter pour justifier nos sorties.
J’ai l’impression que la grande majorité de la population respecte la distance de sécurité de 2 mètres et ne sort que pour faire son épicerie. Au supermarché, l’organisation est de rigueur. On nous donne une lingette/du gel pour se nettoyer les mains à l’entrée, les caddies sont désinfectés. Un parcours fléché est mis en place dans le magasin pour maintenir un sens unique de circulation. Pas question de faire 10 milles allers-retours. À la caisse, les paiements en cash sont interdits et un plexiglas nous sépare des employés.
Il y aura toujours des personnes inconscientes qui ne respectent pas les précautions de rigueur.
Mais c’est bon de voir le respect et le civisme des Quebecois. Comme toujours 🙂

Nos travails, la garderie, nos visas

Qu’est ce que ça donne pour nous au quotidien ?
On a la chance de préserver nos emplois et de pouvoir travailler à temps plein, depuis la maison.
En travaillant dans le domaine des médias/technologies, le confinement de la population représente pour nos jobs de vraies opportunités tant celle-ci est disponible et connectée.
Evidemment, ce n’est pas facile tous les jours puisqu’on doit être un minimum disponible pour Harry dont la garderie est fermée. Comme tous les établissements scolaires et milieux de garde.
On s’adapte, on jongle, on trouve une routine !

Concernant nos démarches liées à notre immigration :
Nos visas actuels prennent fin en juin prochain, soit dans 2 mois !
Exactement à l’annonce du confinement en mars dernier, nous avons lancé les démarches en ligne pour notre nouveau visa. La procédure se poursuit, mais nous devons fournir des empreintes biométriques et toutes les agences d’immigration accréditées pour le faire son fermées. On est donc en gros STAND BY. Nuls doutes que la situation ne sera pas rétablie avant la fin de notre visa, nous devrions donc tomber dans un « statut implicite » qui nous permet tout de même de rester sur le territoire en attendant la réponse de notre dossier en cours. En revanche, si nous quittons le territoire, nous ne pourrions pas rentrer au Quebec au retour. Les avions se faisant plutôt rares, ce n’est pas un problème pour l’instant !

Et le moral dans tout ça ?

Forcément, quand du jour au lendemain tu apprends que tu vas travailler de la maison avec ta famille et que la garderie de ton fils est fermée, c’est la panique à bord. Puis, tu comprends que c’est nécessaire.
Tu te crées de nouveaux repères et les bons jours te montrent que tu sais t’adapter et que c’est possible !

Malgré la phase d’adaptation en dent de scie, je considère ce confinement comme un cadeau… (si on oublie tout le négatif qui en est la cause bien sûr).
Plus de temps, de partage en famille, un souffle, un regard nouveau sur le quotidien qu’on menait, revoir ses priorités, le sens des choses… Oui, de ce point de vue c’est un précieux cadeau !

Je vous expliquais mes difficultés de mamans (expatriée) ici.
Ce confinement est arrivé comme une petite bouée, venue me sortir de mes détresses existentielles.
Si tu m’avais dit que rester confinés à trois et se couper de tout lien social allait en fait enlever une grande solitude de mon coeur, je ne l’aurais pas cru !
Bien sûr on se sent seuls, et nos familles nous manquent particulièrement pendant cette période de crise. Mais j’ai retrouvé mon cocon, mon noyau, nous trois. Et c’est ce qu’il y a de plus important, la condition sinéquanone à mon bonheur en étant loin de tout.
Et vous savez comment ça marche, ça débloque ensuite beaucoup de choses.
Je me sens moins seule, plus disponible, plus patiente avec mon enfant.
Ça ne veut pas dire que je ne m’arrache pas les cheveux quand mon fils m’interrompt sans cesse quand je suis hyper concentrée dans mon travail ! hahaha 😉

Le mot de la fin

On avance, un jour à la fois. On pense à tous ces gens qui vivent de tristes situations, dont les projets de vie sont tombés à l’eau, dont les emplois ce son arrêtés, ceux qui ont perdu des proches, de près ou de loin. Ceux qui combattent/ont combattu le virus. Ceux qui sont en première ligne.

C’est moche, cette crise du covid-19. Et heureusement, dans toute situation, il y a du positif et des leçons à en tirer. Alors espérons que ce soit aussi un changement bénéfique pour notre civilisation, pour notre planète. Que ça puisse nous permettre de revoir les priorités et le sens de nos vies. Est-ce qu’un monde meilleur serait possible pour cet après Covid ? On pourra toujours en douter, mais on ne peut cesser d’y croire.
Comme on dit ici, ÇA VA BIEN ALLER.

Le Carrot cake au yaourt et zestes d’orange

La recette moelleuse du carrot cake. Sucré, mais à base de carotte comme son nom l’indique. Un mélange parfait !

Ingrédients

  • 340 g de carottes mixées
  • 100 g d’amandes et noisettes (ou autre) mixées
  • 150 g de farine de blé
  • 1 c. à café de levure chimique
  • 100 g de raisins secs
  • 45 g de lait de soja (ou autre)
  • 4 œufs
  • 100 g d’huile d’olive
  • 1 yaourt nature
  • le zeste d’une orange

Préparation

  • Mélanger tous les ingrédients sec ensembles
  • Ajoutez les oeufs, le lait, puis l’huile d’olive
  • Enfournez 50 minutes à 180 degrés
  • Une fois refroidi, étalez le yaourt sur la cake et parsemez de zestes d’orange
  • N’hésitez pas à parsemer de noix, fruits secs de votre choix !

J’espère que ça te plaira ! 😉
C’est une version plus allégée que la recette classique, mais vraiment gourmande !

Enfants : c’est pour quand le petit deuxième ?

Tu la vois la grande question ?
Après le mariage on te titille pour savoir quand est-ce que tu feras un bébé.
C’est cliché, mais c’est encore le schema de notre société.
(et pardon si moi même je t’ai niaisé avec ça un jour…)
Je ne savais pas que ce serait la même chose pour un deuxième… je me suis trouvée naïve.

J’ai souvent pensé : « ça s’arrête jamais ».
Après un deuxième, trouveraient-ils encore un but à atteindre ? Faites allusion à un troisième et je m’étouffe !!
Je me suis même demandée si toutes ces personnes avaient vraiment eu des enfants un jour, pour inciter les autres à en faire. « On a peut-être pas vécu la même chose… Ils ont sûrement oublié… »
Et puis, c’est toujours plus excitant de suggérer à l’autre de faire un enfant quand tu sais que c’est pas toi qui va t’en occuper.

Des questionnements sur ce deuxième enfant

Oui, je me questionne.
Peut-être parce que mon premier va sur ses 3 ans.
Et que dans le monde des bisounours, j’aurais trouvé ça merveilleux de lui offrir un frère ou une soeur.
Et d’être finalement « au complet », tous les quatre.
Le quotidien, la réalité, c’est autre chose. J’y reviens ensuite.

Pourquoi je me questionne ?
Parce que c’est sensé être « la suite logique ».
Sauf que j’ai la sensation de ne pas être dans le moule en ne faisant pas ce deuxième enfant.
J’ai l’impression que depuis déjà un an je dois me justifier sur le fait qu’il n’y ait pas de deuxième en route.
Hé boy… mon petit est tout juste propre depuis 1 mois !
Tu sais ce qu’on te dit à ce moment là ? Fais-vite le deuxième avant de t’habituer à trop de confort !
Est-on sérieux ??
Cette « pression », elle provoque des questionnements dont je me passerais bien.


Des sacrifices pour un deuxième enfant, mais jusqu’où ?

Je ne vais rien t’apprendre.
Ton enfant, même en prenant soin de ne pas t’oublier, il passera toujours avant toi.
Ses besoins avant les tiens.
Un pipi urgent quand tu commençais une conversation intéressante.
Un cauchemar quand tu commences la première page de ton livre.
Bref, des interruptions, des besoins, sans cesse.
Est-ce que je suis prête à « en remettre une couche » ? Vraiment pas sûre.

Au delà de ça, je n’ai peut-être pas envie de revivre les RDV gynécologiques, revoir mon corps se transformer, passer des nuits chaotiques à se lever, pousser et plier la poussette, changer des couches.
Et puis, en ballotter un par le bras en guidant l’autre par la voix.
Pour finalement entendre : « ça va ? t’as pas l’air au top ! ». Humm, comment te dire…

Quand t’as à peine le temps de penser à toi, tu dois réussir à trouver du temps pour ton couple mais aussi pour ton cercle social. Mais pas que ! Pas que du temps !
Ce qui est dur pour moi, c’est de rester disponible psychologiquement et mentalement pour les autres.
Quand j’ai cumulé trop de tensions, qu’au fond de moi j’suis frustrée parce que j’aurais voulu prendre mon café 5 minutes ce matin en pensant à rien, ou que je regrette une dispute inutile avec mon conjoint à cause d’un doudou perdu, j’ai du mal à me présenter enjouée et apte à discuter de la pluie et du beau temps avec les autres !
C’est un effort supplémentaire pour moi, et j’y arrive pas. Voilà c’est dit !

T’inquiètes pas, je vais bien, hein ! Mais je viens de traverser le « Terrible Two » 🙂


Le deuxième enfant reste un choix

Si l’on ne fait pas d’autre enfant, j’ai le sentiment que la vie sera plus légère.
Que passées les trois premières années, la gestion familiale devient légèrement plus facile au quotidien.
Même si je crains inévitablement les prochains défis que notre fils nous réserve…
On arrive parfois à avoir un semblant de temps pour soi, à l’occasion.

Notre fils est aujourd’hui passionné, rieur, sensible, merveilleux (oui je sais, ce n’est que sa mère objective qui parle).
On peut voyager de plus en plus avec lui, on lui fait découvrir des cultures différentes, un cadre de vie privilégié. Les discussions sont de plus en plus intéressantes, sa soif d’apprendre grandit et notre lien affectif également.
Un deuxième enfant nous réserverait certainement de très belles surprises et de merveilleux moments à quatre.
Mais permettez-nous d’en douter, et de penser AUSSI à la fatigue et aux nouvelles « contraintes » que ça apporterait dans notre quotidien.

Oui, je veux une famille, mais pas en sacrifiant mon couple.
Je veux des enfants, mais en leur apportant tout le confort nécessaire et surtout : ma disponibilité.
J’aspire parfois à deux enfants, mais pas si on doit être en difficulté.
T’as compris, je veux le beurre, l’argent du beurre et la crémière !
Ça n’existe pas !

Qu’est-ce que tu fais dans ce cas là ?
Tu fais un choix… Est-ce que l’AMOUR est plus fort que tout et passe au dessus de toutes les difficultés ?
Est-ce que tu choisis l’amour, peu importe le prix à payer.
Est-ce que tu choisis le lien familial, la richesse de la fratrie, au détriment de ton petit quotidien fatiguant, par ce que c’est ça le plus important ?
Hahaaaa !

Un choix personnel

Je ne cherche pas de réponse. Parce que la réponse c’est mon conjoint et moi qui allons la trouver un jour, par rapport à notre vécu et nos envies. Peut-être qu’on sera simplement prêts à remonter nos manches et qu’on aura le goût d’affronter d’autres défis. Et agrandir encore nos coeurs. Ou pas.
Les témoignages pourraient être nombreux :
Certaines diront que 2 enfants c’est génial, d’autres que c’est très dur au début, d’autres que ça n’est qu’une question d’organisation, d’autres qui vont prôner l’enfant unique.
Bref. C’est tellement propre à chacun.


Mon ressenti aujourd’hui

Avoir un deuxième enfant, je pense que ce serait à la fois genial et très dur.
Ça résume bien ce que c’est qu’être parents finalement.
J’imagine que ce serait deux fois plus d’amour mais aussi deux fois plus de difficultés.
Et c’est le quotidien de millions de familles.

Parfois, je vis mal ces questionnements.
Parce qu’il y a ce que dit mon coeur. Ce que dit mon ventre.
Cette envie viscérale, qui persiste, coûte que coûte !
Celle dictée par l’amour, irrationnel.
Et puis, la raison prend la parole.
Je veux élever mon fils comme il faut et lui apporter tout ce dont il a besoin.
Je ne veux pas louper des choses parce que j’aurais été trop piétinée pour avoir la volonté et l’énergie de l’accompagner dans certains apprentissages, certains défis de sa vie. Il n’a pas besoin d’une mère au bout du rouleau.

Et puis, il y a les problématiques environnementales actuelles.
On veut le meilleur pour ses enfants et je ne suis pas sûre que le meilleur reste à venir de ce point de vue là !
Ça me terrifie et je fais partie des pessimistes à ce sujet.

Pour terminer, je dirais qu’un deuxième enfant mérite un minimum de questionnement en amont.
Et je pense que pour de nombreuses femmes, c’est un dilemme entre le coeur et la raison…
Je me trompe ? 😉

Big up à toutes les mamans de cette terre.
Seules, fortes, fatiguées, radieuses, courageuses, impatientes, imparfaites, extraordinaires.
Qu’elles soient mères de 1, 2, 3 enfants ou plus ! Parce que ça les regarde.

Le Smoked Meat – Sandwich à la viande fumée

C’est simple comme bonjour…
Du pain, de la moutarde et de la viande fumée.

Oui, mais ! Pas n’importe lesquels !


– De la moutarde jaune, légèrement sucrée.
C’est la moutarde la plus utilisée en Amérique du Nord.
Elle est généralement utilisée pour garnir les hot-dogs, les sandwichs, les bretzels, les hamburgers… Mais aussi agrémenter des salades, des sauces barbecue et des vinaigrettes.
Elle est peu distribuée en Europe mais on peut en trouver sous le nom de moutarde Américaine.


La viande fumée d’ici : ce goût, on ne le trouve nul part ailleurs.
L’institution de la viande fumée à Montréal, c’est le restaurant Schwartz.
Tellement réputé qu’on a pas encore pu y aller ! En tout temps, c’est une grande file d’attente jusqu’a l’extérieur, sur plusieurs mètres de trottoir.
Si ça ne tenait qu’à nous, on aurait attendu, crois moi.
Notre fils, lui, voit les choses autrement ! 😉

Par chance, la viande de chez Schwartz se trouve chez… Costco !
Une grande surface de type « metro » qu’on trouve en France pour les professionnels. Si on doit comparer.

En attendant d’aller chez notre ami Schwartz,
on décide donc de le créer nous même, notre sandwich à la viande fumée !
Direction Costco pour dénicher la viande fumée, la mayonnaise qui va bien, quelques pickles en plus, du pain de mie.
Emballé, c’est pesé. Comment ça peut être si bon en étant si simple ?!

On a quand même eu l’occasion de goûter un bon Smoked Meat sur le vieux port de Montréal l’été dernier.
On va travailler sur la finesse des tranches 😉

Alors, si tu viens passer quelques jours à Montréal, essaies donc le Smoked Meat !
Un repas sur le pouce mais très gourmand. À condition d’aimer la viande bien-sûr !! 😉