Gâteau au sirop d’érable

Ce gâteau, je l’adore !
Très souvent, je le cuisine le weekend pour en avoir toute la semaine.
Je peux facilement emporter une part au travail le matin et ça fait un alternative tout prête pour le déjeuner ou le goûter de mon fils.

J’aime alterner chaque semaine et cuisiner un gâteau différent.
Tantôt celui-ci, tantôt un pain aux bananes, etc

Ingrédients

  • 135g de farine (au choix)
  • 50g de poudre d’amandes
  • 1⁄2 cac de levure chimique
  • 1 cac de cannelle
  • 100 ml de sirop d’érable
  • 100ml d’huile d‘olive
  • 2 œufs

Préparation

  1. Mélangez tous les ingrédients ensemble
  2. Versez dans un moule (j’utilise un moule à cake en général).
  3. Enfournez 35 minutes à 180 degrés.

Pour varier, il m’arrive d’y ajouter quelques framboises ou des morceaux de chocolat.

Une journée dans mon assiette #1

Déjeuner


Diner

Un diner très simple, facile et rapide à préparer. Mais très intéressant d’un point de vue nutritionnel.
C’est ce qu’il faut pour me sentir en forme. Et ça permet de bien manger pendant la semaine, même au travail.

  • Patates douces rôties au four.
    Préalablement, je les mélange avec de l’huile de coco et les saupoudre de cannelle.
    Ensuite, je les laisse rôtir au four pendant 45 minutes à 180 degrés.
  • 2 oeufs pochés. Coulants comme je les aime.
    C’est d’ailleurs la cuisson idéale pour assimiler leurs protéines et mieux les digérer.
  • 1 demi avocat. Arrosé de jus de citron avec un peu de paprika.
  • Quelques tomates (oups, pas vraiment de saison en ce moment).

Dessert : 1 compote de pomme sans sucre ajouté, 2 cuillère à café de fromage blanc. Un peu de cannelle.

C’est le genre d’assiette que je construits avec ce que j’ai sous la main.
Tant que j’ai des glucides pour tenir la journée (patates douces), des protéines (oeufs),
et des bons gras (avocat et huile de coco).


Collation


Souper

  • Riz au légumes (carottes et épinards mixés, mélangés et cuits avec le riz)
  • Tofu fumé cuit à la vapeur avec le restant de pousses d’épinards
  • Sauce soja pour assaisonner le tout

Dessert : Fromage blanc + quelques framboises décongelées

4 idées de déjeuners à base de bananes

La banane. Le fruit que j’aimais pourtant le moins.
Celui que je consomme une fois par jour depuis que je suis arrivée au Québec.
Le lien ? Aucun. Allez comprendre !

Petite précision : ici au Québec, on déjeune le matin (petit-déjeuner), on dine le midi (déjeuner) et on soupe le soir (diner). C’est pourquoi je vous parle de déjeuners 😉

Pancakes garnis

Les pancakes, on ne s’en lasse pas.
Heureusement on peut en manger régulièrement sans devoir culpabiliser.
Pour se faire : je crée une version plus légère et nutritive. Parfait pour attaquer la journée !

Ingrédients

  • 2 œufs, blancs et jaunes séparés
  • 100 g de farine de blé (ou autre type)
  • 1 c. à café de bicarbonate de sodium (ou levure chimique)
  • 1 pincées de sel, selon le goûts
  • 125 g de lait
  • 20 g d’huile (d’olive, de coco… selon vos goûts !)

Préparation

  1. Casser les oeufs. Séparez les jaunes et réservez les.
    Montez les blanc en neige. Réservez les.
  2. Dans un bol, mettre les jaunes d’œufs, la farine, le bicarbonate, le sel et le lait. Mixez le tout.
  3. Ajouter les blancs en neige et mélanger.
  4. Garnir les pancakes de fromage blanc, déposez les rondelles de bananes et saupoudrez de cannelle.

Lorsque j’ai une grosse journée devant moi et que j’ai envie d’un déjeuner plus protéiné, je varie en garnissant l’un des bagels avec un oeuf poché.


Pain aux bananes

Ingrédients

  • 2 bananes
  • 280 g de flocons d’avoine
  • 200 g de yaourt (fromage blanc)
  • 200 g de compote (sans sucre ajouté)
  • 4 œufs
  • 2 cuillères à soupe de sirop d’érable (ou miel)
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 pincée de sel selon le goût

Préparation

  1. Ecrasez d’abord les banane. Elles vont se rendre en purée.
  2. Dans un bol, mettre les bananes écrasées puis ajoutez tous les ingrédients. Mélangez le tout ensemble.
  3. Mettre 45 min au four à 180 degrés (350°F).

J’aime tremper une part de pain aux bananes dans du fromage blanc.
Et compléter mon déjeuner par un fruit et quelques oléagineux (amandes, noisettes ou autre).
Mieux encore, nappez-le de beurre d’amande ou de beurre de cacahuète !


Galette de son d’avoine à la cannelle

Ingrédients

  • 1 oeufs
  • 4 cuillères à soupe de flocons d’avoine ou son d’avoine
  • 1 cuillère à soupe de yaourt (fromage blanc)

Préparation

  1. Mélangez tous les ingrédients ensemble
  2. Déposez la pâte dans une poêle et faire dorer de chaque côté.
    De la même manière qu’une crêpe.
  3. Déposez la galette dans une assiette
  4. Garnir la galette de fromage blanc ou de beurre d’amande
  5. Déposez les rondes de bananes
  6. Saupoudrez de cannelle
  7. Ajoutez quelques noix selon vos goûts

Porridge au son d’avoine

Ingrédients

  • 80 g. de flocons d’avoine
  • 500 ml. de lait végétal au choix (riz, soja, coco, amande, avoine, etc.)
  • 1 cuillère à café de sirop d’érable ou miel si vous voulez sucrer le tout.
    Pour le topping :
  • Une demie banane
  • Quelques framboises
  • Une cuillère de beurre d’amande
  • Oléagineux

Préparation

  1. Dans une casserole, faire bouillir le lait.
    Baissez le feu, versez les flocons d’avoine, puis mélangez.
  2. Laisser cuire à feu moyen pendant 10 minutes en remuant. 
    Le mélange doit devenir un peu collant.
  3. Versez le mélange dans un bol (en refroidissant le porridge se solidifie légèrement)
  4. Ajoutez les fruits et les autres ingrédients pour agrémenter le porridge. Dégustez.

Laissez libre cours à votre imagination !
Composez avec les fruits que vous aimez, quelques graines (courge, lin, chia…), des oléagineux (noix, noisettes, amandes…).
Pour encore plus de saveurs, saupoudrez de cannelle ou vanille en poudre, ou de noix de coco râpée par exemple.

Le retour annuel au pays

Le voilà, la moment ou tu retournes au pays.
Après une année entière, il est temps de retrouver les proches et son pays natal. 
C’est excitant, les retrouvailles avec les personnes que tu aimes !  Et angoissant aussi.
Comment ce sera ? Les choses auront-elles changées ?
Retourner en France pour les “vacances” (ce n’est définitivement pas le bon mot) est INTENSE.
L’amour et le bonheur que tu ressens sont immenses.
On a vécu des moments qui resteront gravés à jamais dans mon petit coeur.
Même si la fatigue et la frustration font parti du voyage.

Maître de l’organisation, tu seras

Rentrer en France voir sa famille est avant tout un plaisir,
et quelque chose que tu prépares plusieurs semaines à l’avance.
Mais c’est aussi y laisser ses économies, poser les congés que t’as pas eu le temps de cumuler, essayer de trouver des créneaux avec tout le monde, tout en optimisant la logistique de tes déplacements avec tes trois énormes valises.

C’est essayer de squatter chez les différents parents à parts égales, réussir à voir ses amis aussi, plus d’1h s’il vous plaît.
C’est gérer son décalage horaire et veiller à ce que ton enfant suive le rythme que toi même tu peines à suivre.
Sans oublier de lui expliquer pourquoi il a un lit différent tous les deux jours.
C’est apprécier la vie en communauté H24 quand t’as pris l’habitude de vivre “seul”.
Avec plusieurs générations sous le même toit.
C’est faire un croix sur la spontanéité, organisation oblige !

Bref, le retour au pays ne rime simplement pas avec vacances. C’est un vrai marathon.
Le secret : “Lâcher du lest, s’adapter et avoir du fun !”.
Et finalement, ça fait du bien aussi d’oublier ses petites habitudes !

C’est le genre de vacances qui nous attend maintenant tous les ans.
Ça fait parti de nos choix. On compte bien y retourner cette année !
Bon, je rêve quand même de vraies vacances. Celles avec un cocktail à la main et les pieds dans le sable ! #plusdecongés.

Tes émotions, tu géreras

Tu vis des vagues d’amour qui libèrent tout ce que t’as cumulé au fond de toi en une année.
T’as beau faire de ton mieux, ta pu voir tes parents que 2, 3 jours sur le séjour.
Et t’as pas pu finir ta conversation avec ta meilleure amie. T’as vu tout le monde, UN PEU.
T’es frustré parce que t’as pas assez vu tes proches. T’es frustré de les décevoir. Pire, tu culpabilises.
Et t’as beau te plier en 10, les journées durent 24h et il faut bien que tu dormes. (ou pas. #jetlag).
T’es contrarié aussi. Parce certains n’arrivent pas à prendre leur voiture 5 minutes pour venir te rejoindre.
Parce que t’as déjà fait 7000km et que se plier en 40 ça devient très compliqué.

Tu vas devoir accepter de faire des choix.
Quand t’as qu’une seule possibilité pour voir ton frère ou ta soeur, tu ne te permets pas de la louper ! Tu n’as pas le choix que de décliner d’autres personnes. Et encaisser le reproche sans broncher.
« tu n’as même pas une soirée à m’accorder ? ».
Impuissant face à cette organisation impossible, tu te rends à l’évidence : la réponse à cette question est non.
La culpabilité à cet instant pourrait bien avoir raison de moi. Et je vais devoir y travailler pour les prochaines fois.

Un léger décalage, tu sentiras

T’aurais beau faire un exposé sur ta vie dans ce pays lointain, le constat serait le même :
à l’exception de ceux qui t’ont rendu visite, c’est juste bien trop flou pour eux.
Vos mondes ne sont pas les mêmes. Et l’inconnu impossible à visualiser.
On te pose parfois des questions, mais les sujets sont très rapides et survolés.
Au final, c’est correct !  Le but c’est de passer du temps ensemble.
Et quel bonheur de voir que tout recommence comme si on n’était jamais parti !


T’attends pas à des discussions profondes proches d’une séance de psy sur ce que tu vis.
T’es rentré au pays, tu prends le fil de leur vie, dans le pays que vous avez en commun. Comme si rien n’avait changé.
À toi de basculer en mode FRANCE et d’oublier ta vie actuelle.
Oui, ça demande une petite gymnastique ! L’art d’avoir 2 vies et je dirais même 2 personnalités.
Plus le temps passe, plus c’est clair comme l’eau de roche. 

C’est là l’importance de ton nouvel entourage. Ces personnes qui vivent dans ton monde.
Et encore mieux, celles qui vivent la même chose que toi. Les seules qui comprennent et partagent ton présent.
Le temps me confirme une chose : la nouvelle vie qu’on s’est bâtie elle est pour nous et nous seuls.
On ne pourra jamais la partager avec nos proches. En tout cas, jamais autant qu’on le voudrait.
Logique, mais j’en prend conscience. Notre vie restera un flou pour eux.

Le plein d’amour, tu feras

Intense. Voilà le mot que je retiens pour qualifier notre retour en France. Intense pour toutes les raisons énoncées.
Alors oui, on a attendu ces vacances pendant près d’un an et on rentre tout sauf reposés.
Mais enlacer ses parents, renouer avec ceux qui comptent vraiment, ça n’a pas de prix.
C’est éreintant, bien trop intense pour moi ces retours. Mais c’est nécessaire. 

Ces retours, même s’il rappellent la difficulté d’être loin de ses proches, permettent de nous conforter dans nos choix.
De se rappeler que nous faisons les bons choix pour notre famille, nos vies professionnelles, notre qualité de vie.
Je me sens sur un terrain d’opportunités et la vie à tant à nous offrir.
Il y a des moments durs, mais tant d’autres où je m’extasie devant tout ce qui nous entoure.
Devant tout ce qu’on arrive à créer ici.
Je me sens à ma place. Et c’est la plus belle chose qui puisse m’arriver.

10 raisons d’aimer l’automne au Québec

Nous sommes en plein coeur de l’automne… Comme le veut la tradition, les couleurs, les repas chauds et les odeurs de croustade aux pommes s’installent au fil des semaines !
Pourquoi on aime tant l’automne ? Voici 10 bonnes raisons de l’aimer toi aussi !

Les couleurs

C’est définitivement ce qu’il y a de plus beau au Québec en automne.
Pas besoin de partir en rando hors de la ville (je vous le conseille quand même, venez-voir Mont-Tremblant en Automne ici !) pour admirer les couleurs. Elles sont là, devant chez vous, en bas du travail, au coin de la rue, en sortant de l’épicerie. Vous avez déjà vu une fille distraite qui marche le regard en l’air sans voir où elle met les pieds ? C’est moi pendant l’automne. Je suis fascinée.
Ces photos valent bien plus que des mots….

Halloween et ses citrouilles

J’ai toujours aimé Halloween et au Québec on joue le jeu à fond!
Les décorations débordent des magasins, s’installent devant les maisons et pour la deuxième année nous devrons nous déguiser pour aller à la job le jour d’Halloween.
Ce que j’aime ici c’est que les fêtes prennent une certaine importance. Elles rythment l’année et dynamisent la vie quotidienne. Nous savons que dès le 1er novembre, les plus fous remplaceront déjà leurs citrouilles pour installer les squelettes de leur sapins et bonhomme de neige extérieurs en vue du mois de décembre. Car ça représente pas mal d’heures d’installation !
En image, des décoration « mignonnes » mais aussi complètement glauques…


La cueillette des pommes

Activité incontournable que nous faisons par la deuxième fois, la cueillette de pommes dans un verger.
C’est comme une tradition ! C’est ce que font de nombreux Québecois pendant les weekends de septembre/octobre.
Un petit tour en tracteur nous amène rejoindre les plantations pour la cueillette, les enfants jouent et rencontrent les animaux de la ferme. On peut même déguster un petit cidre local avant de partir.
Une belle activité et encore une occasion de voir les fameuses couleurs !
Cette année nous sommes allés du côté du Mont Saint-Hilaire, magnifique en automne !
Suivez-nous ici pour une bonne cueillette.

L’action de grâce

L’action de Grâce, ou le Canadian Thanksgiving.
En bons Français, on ressent fortement l’ambiance Américaine de cette fête. Même si l’action de Grâce est propre au Canada et se passe un peu plus tôt que le Thankgiving des États Unis.
Grosso-modo, la définition c’est : “le jour où l’on rend grâce à Dieu Tout-Puissant pour les récoltes abondantes de l’année”. Plutôt logique au vu de l’hiver qui s’en vient ! 😉

On a donc profité de ce long weekend pour se réunir et déguster un bon plat traditionnel !
Par exemple : potage à la citrouille ou aux champignons, la fameuse dinde rôtie, la purée de patates douces, la sauce aux canneberges et les légumes rôtis au four. En dessert, on voit souvent des tartelettes au beurre, du crumble aux pommes ou de la tarte à la citrouille.
Un weekend très chaleureux avec les amis, notre famille Québécoise.

Le Hockey

À Montréal, l’automne est synonyme du début de la saison de hockey ! 
L’an dernier nous avons assisté à nos premiers match au Centre Bell pour soutenir l’équipe des Canadiens.
Cette année on semble définitivement prendre goût à ce sport ! On se surprend à regarder les matchs avec un bon plateau télé… chose qui n’a jamais fait partie de nos habitudes auparavant.
Le Hockey, on aime !

Le climat

L’automne, c’est la saison parfaite !
On n’est pas encore obligés de porter nos manteaux d’hiver et le seul obstacle sous nos pieds reste des feuilles mortes. (Mieux qu’une patinoire géante !). On ne souffre pas non plus d’un 36 degrés très humide, et un ressenti écrasant de 43 degrés ! Bref, en automne on a ni trop chaud, ni trop froid. Et en plus les arbres brillent de milles feux !
Majoritairement, on a de magnifiques journées ensoleillées mais la pluie fait aussi son apparition avec de grosses tempêtes automnales : pluie et vents forts du matin au soir. Heureusement, ces journées restent occasionnelles !

Le Jardin botanique

Comme à chaque saison, Montréal a son lot d’activités extérieures.
Chaque année le « Jardin des Lumières » s’installe au Jardin Botanique de la ville.
Un joli parcours pour le plaisir des yeux. Pour en voir plus, je montrais toutes les photos dans cet article l’année passée. C’est sûr qu’on irait pas tous les ans… mais c’est le genre de chose qu’on peut voir en ce moment.

Les vignobles

L’automne dernier nous avons fait la tournée des vignobles sur La Route des Vins de Bromont dans les Cantons de l’Est. Balade gustative qui permet de voir à nouveau les couleurs de l’automne hors de la ville !
Pour découvrir notre journée, c’est par ici ! 😉

Les gourmandises locales

Qui dit changement de saison dit, nouveautés dans l’assiette !
Après la chaleur de l’été (même si j’ai trouvé l’été « frais » par rapport à l’année passée !) , quel bonheur de retrouver les soupes chaudes à la courge et les épices de saison : cannelle, muscade, gingembre…
La fameuse croustade au pommes, les lattés épicés de Tim Hortons ou Starbucks, le carrot cake aux noix et graines… Miam !

Les moments en famille

Et bien sûr, l’automne amène son lot d’activités comme le ramassage des feuilles dans le jardin, pour le plus grand bonheur de notre petit Harry !
Décoration de citrouilles, activités manuelles avec les feuilles, installation des décoration d’Halloween, atelier soupe en cuisine… de belles idées pour occuper les dimanches après-midi !

Voilà tout ce qui me réjouit en ce moment ! Et on en profite avant l’arrivée de l’hiver, le vrai.
Lui aussi avec son lot d’activités et ses particularités =D

Peut-être que cet article vous donnera le goût de nous rendre visite l’automne prochain, qui sait ! 😉

Maudits-Pancakes.

Confessions de maman

C’est peut-être l’article le plus personnel que je n’ai jamais écrit. Les défis quotidiens de la parentalité.
L’énergie déployée pour rester sur pied. Et ces moments de doutes où on se sent littéralement face au mur.
Je sais que mon récit parlera peut-être à certains d’entre vous. Et ça peut faire du bien de ne pas se sentir seul.

Ce cadeau de la vie 

C’est indéniable. Avoir un enfant est un don du ciel.
Une partie de soi. Inconditionnelle. Charnelle.
C’est une chance, à laquelle nous ne pouvons pas tous prétendre. Je ne l’oublie jamais. 

Mais. Dans le tourbillon de la vie, on mène un combat.
Pour sécher les larmes, désamorcer les frustrations, panser les plaies.
Mais aussi encourager, guider, divertir, amuser.
Sans succomber à la fatigue. Rester disponible. Répondre à cette dépendance folle !

Accueillir les vagues émotionnelles de son enfant. Qui deviennent ouragans. 
Des détresses, des frustrations, des incompréhensions. Un trop plein qui te jette cris et larmes à la figure. 
Tu les accueilles. Puis, une faiblesse, et ils finissent par t’envahir et se mêler à ton propre bagage. Tu succombes.
Voilà toute l’intensité d’un petit être de deux ans.
Un esprit indépendant, revendicateur. Frustré par son corps de « bébé » et ses aptitudes qu’il sent trop frêles.

Malgré tout, le plus beau rôle de ma vie.

La vie t’apprend que ce sont des « phases ». Beaucoup de moments sont « isolés ». Mais certains perdurent.
À t’en faire oublier le sens et l’ordre des choses.
Parent, t’es-tu déjà demandé « pourquoi on a fait ça ? » ou « comment en suis-je arrivé là? » 
Un enfant c’est merveilleux et ça renforce un amour existant pour le dupliquer !  
Mais disons-le enfin. C’est terriblement dur ! 
« N’étais-je finalement pas prête ?, « Pas faite pour ça ? ». 

Désarmée face aux mots de mes pensées. Désarmée de ne plus cerner le sens des instants joyeux. 
Quand un cri strident, une provocation, une cuillère de purée qui valse, une chute, te rappelle à l’ordre. 
Oui. C’est ça avoir des enfants. 
Suis-je alors devenue cette mère excédée et démunie de patience ? 
C’est arrivé. Et ça arrivera encore.

Le recul nécessaire 

Le recul, la patience. Les meilleures armes. 
Mon enfant teste les limites. Mais je sens que je doit changer quelque chose. 
Je n’aime pas ma façon d’être. De réagir.
Je me libère de mon rôle pour mieux le reprendre. Mets un peu d’air dans tout ça.
L’espoir m’habite. Ma patience me surprends. 
Moins de cris. Des échanges que je déguste.
Mon petit aurait-il retrouvé sa maman ? Je crois que oui.

Il y aura encore des crises.
Je n’arriverai pas toujours à les aborder de la bonne façon.
Car je suis Maman. Mais je suis Humaine.
Femme. Danseuse. Amoureuse. Et tellement d’autres choses.
Ces difficultés me seraient-elles parues si insurmontables si nous étions restés en France ?
Être mère est universel et dépasse les frontières. Mais loin des siens on ne peut compter que sur soi-même. 
J’ai retrouvé confiance. En moi et en ce que je t’inculque, mon fils.

La distance, mon ennemi

Être seule et loin avec un enfant en bas âge, c’est compliqué.
C’est ne pouvoir compter que sur soi ou son conjoint une fois qu’il est rentré.
Je suis heureuse d’avoir enfin du temps avec mon enfant.
Même si c’est aussi un temps pour jongler, gérer les soucis, se faire malmener.
Un temps de grands bonheurs, et beaucoup de solitude aussi.

J’essaie de trouver ma place dans tout ça. Mon épanouissement.
Ne pas rester dans l’attente du conjoint qui rentre.
Vivre pour moi, aussi. Même si ça représente un effort supplémentaire d’organisation.
Je ne peux pas rendre visite aux personnes que je voudrais, me vider l’esprit au téléphone ou me satisfaire de vivre sur le même fuseau horaire que les personnes auxquelles je pense.
J’apprends à vivre autrement. Me construire différemment.
Et je pense être en bonne voie !
J’apprivoise ce sentiment de solitude et je parviens à m’épanouir de moments simples, du bonheur de vivre dans un environnement qui me semble privilégié.

À mon fils

Toi. À qui on demande tant. Tu fais de ton mieux. 
Toi aussi tu te bats contre la fatigue. Les longues journées en garderie. Les sollicitations. 
Toi aussi tu veux simplement « être ». Tu découvres le monde.
Tu me mets à l’épreuve. Teste les limites. Me fais réagir. Tu te joues de moi, de nous.
Et tu as bien raison… Tu te construis. Tu le fais merveilleusement bien. 
Tu as une force de caractère. Et la folie de ta mère. Notre complicité. 
Tant d’aventures pour notre vie de famille.
Une adaptation non sans difficultés. Mais remarquable. 
Mon fils tout terrain. Je sais que ce sera une force pour toi dans la vie. 
Je ne sais ô combien de défis nous attendent encore. Ce qui est sûr c’est qu’on les vivra ensemble. 
Car on grandit avec toi. 

Le mot de la fin

Mon histoire c’est l’histoire de tout le monde.
Y’a des moment où on en a marre ! On rêve de légèreté !

Être maman c’est se sentir confiante, invincible ! Et ressentir une détresse physique et mentale le lendemain.
C’est avoir envie de tout abandonner. Être dans l’échec et finalement être fière de ses exploits.
J’aime me dire que je ne suis pas la seule. Accepter les périodes difficiles est un vrai défit, surtout quand on en sort pas ! Alors célébrons au maximum les moments joyeux. Vivons-les en pleine conscience !
N’oublions jamais que la vie est belle !

Allons-nous rentrer en France ?

Les éternelles questions : « vous allez rester là-bas ? », « vous pensez rentrer en France ? ».
Celles qu’on nous pose sans cesse et qui nous mettent toujours dans l’embarras.
La réponse est : on ne sait pas !
« Pi tsé », il est probable que dans 2 ans la réponse soit toujours la même…

Comment savoir ?

On ne sait pas car le chemin de l’expatrié est long.
Et qu’apprendre à vivre dans un nouveau pays prend plusieurs années.

Nous sommes là depuis un peu plus d’un an, soit depuis hier à l’échelle de la vie.
On apprend à vivre différemment. Et c’est en quittant un environnement connu depuis l’enfance, des racines et repères faisant parti de nous, qu’on se rend compte à quel point ils étaient un véritable (ré)confort de vie.
Ici, on vit sans filet. On a fait le grand saut mais on avance tel un funambule, un pas après l’autre.
À certains moments, on m’a demandé s’il ne fallait pas mieux rentrer.
Mais on a pas tout abandonné pour faire demi-tour aux premières difficultés.
Les coups de blues, il y  en a et il y en aura encore. Et il y a aussi beaucoup de bonheur 🙂

C’est une adaptation de tous les jours et la découverte d’une nouvelle vie, même après un (deux ou trois ?) an(s). 

Pourquoi demander la résidence permanente ?

Il y a quelques jours, après beaucoup de travail administratif, nous avons lancé notre demande de résidence permanente. Voici pourquoi nous avons entamer cette démarche :

1- Parce qu’on est bien. On a la chance de vivre dans un pays que nous avons choisi et qui nous offre les ingrédients qui composent la recette de notre bonheur.
On a perdu le confort de nos racines mais on a gagné le confort d’une vie choisie, une vie plus douce, en adéquation avec nous-même.
Et c’est ça la clé. La clé de l’ÉQUILIBRE dont je parle souvent.
Ces choses qui compensent les moins agréables.
Le jour où la balance ne sera plus à notre avantage, on se posera des questions.

2- Une vision à long terme. Comme je le disais plus haut, refaire sa vie « de zéro » prend du temps. On ne s’est pas imposé des changements si importants pour rester « seulement » 2 ans. Des changements et des bouleversements ayant un impact non négligeable sur nos façons d’être et sur notre famille. C’est en tout cas comme ça que nous voyons les choses.
On veut prendre le temps de s’intégrer et de s’imprégner pleinement de ce pays !
On veille aussi à l’équilibre de notre petit garçon qui essuie encore quelques plâtres. À l’équilibre de notre famille aussi.
Si nous devions rentrer en France, c’est important d’avoir conscience que ce serait un chamboulement tout aussi important que notre départ. Et que ça se prépare sérieusement.
On ne défait/refait pas sa vie en un claquement de doigts, sans aucune conséquence.

3- Pour la stabilité. Notre vision étant sur le long terme (c’est peut-être la meilleure réponse qu’on puisse formuler), on doit forcément s’inquiéter de la validité de nos visas. L’idée n’est pas d’enchaîner tant bien que mal les visas temporaires et stresser tous les ans pour essayer de les renouveler.
Aussi, les démarches sont longues. Notre demande de résidence permanente va sûrement prendre un peu plus de deux ans, alors il était préférable de lancer les démarches le plus tôt possible. Passer d’un statut temporaire à permanent sera plus confortable.

Tous ces points font écho à l’achat récent de notre maison. Un projet qui nous apporte du confort et qui nous aide à nous sentir « chez nous » dans ce pays d’adoption. C’est pas la même sensation de « chez nous » qu’en France. C’est notre « chez nous » d’ici, sans passé, sans racines. On l’apprivoise. Et surtout, on le construit !

Cette part d’inconnu

Pour terminer, je trouve important de se rappeler qu’on ne sait pas de quoi demain est fait.
Des événements en tout genre peuvent survenir et changer le cours des choses, bouleverser les plans de chacun.
Une vérité qui va bien au delà du sujet de l’expatriation et touche chacun de nous.

J’aime vivre dans le présent et ne pas trop perdre de temps sur un futur inconnu.
Les choses ne sont jamais figées dans le temps, elles évoluent constamment. Alors on se concentre sur le présent, surtout dans ce contexte où nous testons une autre vie et que rien n’est gagné.
Et comme notre quotidien n’a jamais été si doux, on le savoure ! À chaque seconde.
Au moment où je vous parle, on ne peut pas envisager de rentrer et perdre la qualité/le niveau de vie que nous avons trouvé. La descente serait bien trop dure.
Alors, on avance… 😉

To be continued…
Maudits-Pancakes. 

Résidents temporaires et propriétaires : comment a-t-on fait ?

Très souvent, les expatriés pensent l’accès à la propriété inaccessible à cause de leur statut « temporaire ».
Il existe pourtant beaucoup de possibilités, l’essentiel étant d’être bien accompagné.
Comment ça s’est passé pour nous ? Pourquoi avoir investi après seulement un an à Montréal ?
Les réponses ci-dessous !

Comment ça se passe ici ?

Comme partout, vous décidez de vous lancer et vous enchaînez les visites avec votre courtier immobilier.
Puis, quand c’est le coup de coeur, vous faites une offre d’achat. Jusqu’ici, rien de particulier !
Ensuite : il est fort probable que vous soyez face à 2 ou 3 autres acheteurs concurrents. Voir plus ! 
Il n’est donc pas rare que les maisons soient vendues au dessus du prix du marché à Montréal !

L’offre retenue sera sûrement la plus élevée et vous ne savez pas le montant proposé par les personnes en face de vous. Les enchères à l’aveugle…
À vous de proposer le prix qui sera à la hauteur de votre coup de coeur… mais aussi de votre porte-monnaie bien sûr ! Puis, croiser les doigts.

Détail très important avant toute première visite, faire sa lettre de pré-qualification auprès de sa banque (ou son courtier hypothécaire comme dans notre cas), si vous voulez pouvoir faire un offre d’achat crédible.
Cela prouve le sérieux de votre dossier et que votre prêt est déjà pré-validé.
La recherche de votre organisme financier ou de votre courtier en prêt hypothécaire, ainsi que quelques tâches administratives pour monter votre dossier, est donc nécessaire avant de se lancer.

 

 

D’abord, verser un apport

La première chose que les banques demandent, c’est une mise de fond personnelle.
Initialement la mise de fond requise est de 20% du prix d’achat.
Pour avoir une idée de ce que ça va représenter pour son porte monnaie il faut donc identifier quels sont les prix de vente des biens que l’on recherche.
Heureusement, l’apport de 20% peut être diminué à 10 ou  5% minimum (à condition d’avoir 1 an de présence sur le territoire pour les résidents temporaires).
Dans notre cas, nous procédions aux démarches bancaires en mai, soit 11 mois de résidence.
Un détail qui nous a valu pas mal d’efforts (de stress) pour valider un dossier dont la condition principale n’était pas respectée ! Mais on y est arrivés !
On commençait tranquillement les visites et à la 4ème, c’est le coup de coeur.
On a choisi de faire une offre d’achat même si c’était un peu tôt par rapport à notre situation et à l’avancée de notre dossier. Sans regrets !

 

En contre partie, prendre une assurance

Les organismes bancaires acceptent donc de vous prêter de l’argent sous certaines conditions même si vous êtes résidents temporaires.  En contre partie, ils vous demandent d’assurer votre prêt par un organisme tiers, ce qui est logique dans le fond (montant qui vient s’ajouter à votre mensualité) .
C’est sûr, on préfère s’en passer, mais un apport de 5% + une assurance c’est toujours moins douloureux que 20% d’apport ! En fonction du prix, ça peut vite monter…
Pour te donner une idée, on aurait du verser environ 90 000$ cash ! NO WAY !
Qui a ça ??

 

 

Puis, encore des frais

Je parle ici des méchantes taxes et frais annexes, qui additionnés, peuvent faire peur !
Car on ne compte pas ici l’apport personnel que tu viens normalement de verser…

D’ailleurs, tu as beau anticiper et te renseigner, tu as toujours des surprises.
En France comme au Canada 😉

Donc, pour finaliser l’achat nous avons dû prévoir :

  • L’inspection de la maison. Un expert étudie tous les recoins de la maison et te remet un (très gros) dossier avec ses commentaires sur son état, ses matériaux et j’en passe !
    Très intéressant pour les acheteurs ! Et cela te permet d’acheter ton bien en tout état de cause. (environ 600$)
  • Les frais de notaire (prix fixe à la charge de l’acheteur).
  • La régularisation des taxes municipales et scolaires en cours sur l’année.
  • La taxe sur l’assurance du prêt.
  • Le meilleur pour la fin : la taxe de Bienvenue (qui porte très bien son nom). En vigueur pour tout achat immobilier, selon le prix d’achat (5 000$ pour nous).

 

 

Pour résumer

On a pu devenir propriétaires assez facilement ! 
Ayant été propriétaires en France, c’est intéressant de réitérer l’expérience dans un nouveau pays.
Je dirais que les choses sont assez similaires dans les grandes lignes !
Il faut simplement prendre en compte quelques particularités selon sa situation.

Mais disons-le, l’emprunt est plus accessible.
Pas besoin de CDI ou de taux d’endettement à moins de 33% au moment de passer à la banque !
Ici ils sont conscients que les situations de chacun évoluent et qu’on ne peut pas juger ta capacité à emprunter à un moment T de ta vie. On te juge plutôt sur ton historique de crédit : si tu es de manière générale un bon payeur ou non (cela fait parti de l’étude du dossier de prêt).
> Pour en savoir plus, je vous expliquais le fonctionnement des cartes de crédit au quotidien dans cet article.

Pour finir, que ce soit en France au Québec ou ailleurs, c’est le genre de projet où tu y laisses de l’argent ! On est bien d’accord !

De notre côté c’est beaucoup de sacrifices pour cette année.
Il a fallu lancer les démarches coûteuses (4 000$ !) de notre Résidence Permanente en parallèle et on a du faire une croix sur plusieurs événements importants qui se passeront sans nous en France.
Mais c’est ainsi ! Au vu de la flambée des prix sur la marché (vente mais aussi location!), des nombreux logements trop mal isolés sur Montréal et l’éloignement avec les proches, c’était essentiel d’avoir un vrai chez nous.

Le « calme » de la banlieue nous fait du bien et on profite de notre vie de famille.
On retrouve le confort d’être chez soi et libre de faire ce qu’on veut sans avoir peur de déranger les voisins.
Harry commence à avoir des amis dans le quartier.
La verdure est tout autour de nous.
On est à quelques minutes de nombreuses fermes et vignobles mais aussi de parcs nationaux et même d’une station de ski.
Les festivals et activités familiales sont très nombreux dans les environs, nous laissant toujours l’opportunité de belles promenades improvisées.

Si toi, (futur) expatrié, tu me lis, j’espère que cet article te seras utile !
Contactes-moi si besoin !

 

Maudits-Pancakes.

  

  

 

 

Notre été 2019

Un petit moment que je n’ai pas écrit ici… Il faut dire que les derniers mois n’ont pas été de tout repos !
Nouvelle maison, nouvelle ville, nouveau boulot, nouvelle garderie, nouveau tout quoi !
Mais aussi la visite de la famille et les plaisirs de l’été pendant cette grande phase d’adaptation pour toute la famille. Sans oublier nos démarches liées à l’immigration.

Alors quelles sont les nouvelles ? Retour sur l’été 2019 !

Visas  : où en sommes-nous ?

Cet été, nous avons envoyé une première demande liée à la résidence permanente. Nous avons déjà eu la réponse positive ce qui nous a permis d’envoyer la deuxième partie de la demande tout récemment.
Cette fois il faut s’armer de patience car nous aurons la réponse d’ici 2 ans minimum. Faire des sacrifices car les démarches sont très coûteuses et faire un nouveau visa temporaire pendant ce long délai de traitement.

 

Un nouveau chez nous

 

Ça y est ! Nous sommes chez nous !
En banlieue de Montréal et propriétaires de notre maison coup de coeur.
Le quartier est magnifique comme chacune des maisons voisines, sans exception ! Nous sommes situés à 100m d’un grand parc vert que je traverse en vélo chaque jour pour aller chercher Harry à la garderie. Pourrais-je rêver mieux ? Certainement pas ! Je vis dans ma série préférée, à Wisteria Lane ! 😉

  

 

  

 

Campings et Chalets avec la famille

Nous avons reçu de la famille tout l’été. Pas toujours évident quand on travaille et qu’on déballe les cartons !
Mais nous avons essayé de profiter d’eux un maximum pendant les weekends.
Cela nous a permis de tester les Campings Québecois. Pratique très répandue de la culture locale !
Moi qui n’était pas très fan de camping en France, j’ai découvert tout autre chose !
Rien n’est comparable. L’ambiance, les feux de bois le soir, les paysages… Une super découverte !

 

En Mauricie et au Parc National Jacques-Cartier

  

 

Saint-Donat près du Mont-Tremblant

  

 

Les Laurentides entre amis

Une fois la famille partie, heureusement les amis sont là.
On partage un petit weekend au vert, à seulement 1h30 de Montréal !
C’est incroyable comme chaque chalet est unique…
C’est toujours de belles surprises et des découvertes. Chaque chalet à ses particularités et sa petite part de magie.

 

  

 

Soirée sur les toits de Montréal

Après toute cette verdure, on apprécie encore plus les soirées citadines !
Une bien jolie soirée dans un loft privé au vingtième étage pour une occasion spéciale.
Montréal, encore plus belle depuis cette terrasse, en apesanteur…

 

 

 

Le « moins bon »

Avec tout ça, l’été est passé à une vitesse folle !
Ça n’a pas toujours été évident de concilier tous ces événements et l’adaptation à notre nouvelle vie mais on retrouve à présent des repères et chacun a pris possession de ses nouvelles habitudes (car un petit garçon de 2 ans sait te rappeler quand le chamboulement est un peu trop intense…). Tout est maintenant bien rodé. On est vraiment bien !

De mon côté j’attends avec impatience la visite de mes parents début novembre (depuis 11 mois ! ).
L’attente se fait parfois longue et nous avons loupé des événements qui nous tenaient à coeur.
C’est pas toujours évident à vivre. Mais comme on dit, « c’est le jeu ma pauvre Lucette »…

 

La suite

On entre clairement dans l’automne. Passé le 1er septembre ça a été radical : le vent frais est arrivé, on voit les jours raccourcir et la pluie se fait un peu plus fréquente. Où es-tu été Indien ?
Les magasins créent déjà l’engouement pour Halloween et on a hâte de découvrir notre quartier transformé ! Vous savez à quel point on joue le jeu ici ! Et on compte bien suivre le mouvement ! 🙂
Que notre maison devienne un manoir hanté !

L’automne va amener son lot d’activités : cueillette de pommes, visite de vignobles et cidreries, balade au coeur des couleurs de l’automne, soupes de butternut, découpage de citrouilles… Pour mon plus grand bonheur !
On va ensuite très vite penser à Noël et on espère de tout coeur pouvoir rentrer près de nos proches pour les fêtes…

 

To be continued…
Maudit-Pancakes.

 

1 an à Montréal : le bilan

Et voilà, une année de passée. Une année folle, c’est certain !
Un année ressourçante et de chamboulement. Une année pour se réinventer, s’adapter.
Une année où nous avons ouvert le champ des possibles, provoqué de nouvelles aventures mais aussi de nouvelles opportunités, dans tous les domaines.
Une année unique et certainement la plus riche de notre vie jusqu’à aujourd’hui. Une année après laquelle on se dit, on a bien fait. On a bien fait car la vie ici nous semble plus belle. Tout n’est pas rose, les « bas » n’ont jamais été si durs. Mais les « hauts » n’ont jamais été si merveilleux. Et vous le savez, tout est une question d’équilibre…

 

Une année à toute vitesse

C’est fou comme cette année est passée vite. Comme l’impression d’avoir vécu plusieurs années en une seule !
La découverte, l’adaptation, le travail, la vie de famille, les sorties, les rencontres, les nouvelles habitudes, les skypes avec la famille, les saisons, le climat extrême, les doutes, la nostalgie et tout le reste.

En chiffres et pour le fun, notre première année au Canada c’est :

5 weekends en chalet / 7 jaccuzis / 2 sessions de lancers de haches / 1 sapin coupé / 1 cueillette de pomme / 2 vignobles / 3 games de hockey / 1 balade en chien de traîneau / 1 cabane à sucre / 1 permis bateau / 8 parcs pour enfants / 4 braderies / 5 concerts et festivals / 8 poutines / 50 bagels / 400 cappuccinos / 50 brunchs / 10kg de smoked meat / 1 jour à Toronto (pro) / 1 jour  à Mont tremblant / 3 jours à Quebec / 4 jours à Boston / 8 jours au Mexique / 7 jours en Californie (pro) / 10 jours en France / 13 visiteurs / -30 degrés en hiver / +47 en été

 

 

 

Une année pas si loin des proches

Nous sommes « loin » c’est indéniable. Le contact physique peut manquer et nous loupons beaucoup de choses…
Mais si je me concentre sur les moments magiques que nous avons vécu avec les personnes qui nous ont rendu visite, la sensation est tout autre. Quelle chance d’accueillir autant de famille et amis en cette première année !
Le bonheur se partage et ces moments furent une vraie bouffée d’oxygène.

Leur départ est toujours amer. Ça rappelle la richesse de nos liens et minimise ceux qui nous satisfaisaient ici.
Une petite piqure de rappel quand on pensait gérer plutôt bien la distance. Et puis ça passe…
Recevoir ses proches ou rentrer en France est toujours heureux ! Mais c’est toujours un chamboulement intérieur qui nous confronte à nos choix, nos sacrifices, nos deux vies différentes.
Ce qui pourrait nous valoir de sembler « ailleurs » à vos côtés. Mais nous sommes simplement « désorientés ».

  

 

 

Et puis cette sensation que la vie nous tend les bras…

Le mois dernier, nous avons décidé d’acheter une maison.
Nous avons eu la bonne surprise de pouvoir investir malgré notre statut temporaire sur le sol Canadien. La décision était prise ! 3 visites et c’est le coup de coeur… suivi de 3 semaines intenses en démarches mais surtout en incertitudes.

Fait-on une erreur ? Voulons-nous vraiment nous éloigner de Montréal qu’on aime tant, augmenter nos temps de trajet mais aussi nos frais ? Tout ce qu’on ne voulait pas… et pourtant !

On a pris le risque… Le risque de perdre tout ce qu’on était venus chercher ici, notamment une place plus importante pour la vie de famille au quotidien. Pourquoi tout remettre en question quand on est bien ?
Je peux vous dire aujourd’hui que ne pas écouter nos craintes m’effrayait et j’avais envie de nous secouer pour avoir le courage de tout arrêter et faire une croix sur « la maison de nos rêves ». Car elle ne permettrait pas forcément notre bonheur au quotidien à cause desa situation. On ne lâche rien, on valide le projet.

Les semaines suivantes, tout s’enchaine. Le prêt est validé, on trouve les locataires qui reprendront notre bail actuel, une nouvelle garderie tout à côté et… une entreprise à 15 minutes de la maison me contacte pour me proposer un très beau challenge. C’est la cerise sur le gâteau !

Nous allons vivre dans un cadre idéal et toutes les conditions se sont rapidement réunies pour que nous puissions en profiter. Ça n’a pas été de tout repos de réorganiser à nouveau notre vie et entamer un gros projet comme celui-ci. Il va falloir adopter de nouvelles habitudes, s’investir dans un nouveau travail, encore… Mais ça en vaudra la peine !

En arrivant, nous avons posé nos valises là où cela nous semblait idéal pour découvrir Montréal et y prendre nos marques. Désormais, on a la sensation d’accéder à ce qui nous correspond vraiment et certainement d’améliorer encore notre quotidien.

  

 

Se rappeler que tout n’est pas acquis

Notre sommes immigrés et c’est un fait. Notre visa actuel prendra fin à l’été 2020 et au delà, nous ne pourrons plus rester légalement sur le sol Canadien. Nous devons dès à présent anticiper les choses pour prolonger nos droits. Nous venons de débuter des démarches longues et coûteuses. Et même si au vu de notre situation celles-ci devraient aboutir, nous ne sommes jamais sûrs de rien.

Le gouvernement Québécois vient d’adopter un projet de loi visant à accroitre la prospérité économique et mieux répondre aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes.
Cela a valu la suppression d’environ 18 000 dossiers de candidats à l’immigration, jugés comme n’étant plus conformes aux attentes du marché. Soit le sort de 50 000 personnes remis en cause. Des personnes en attente depuis 1, 2 ans ou plus pour entrer sur le territoire. Des personnes qui à l’inverse vont être forcées de quitter le territoire. Des personnes près du but et donc le rêve vient de partir en fumée. Des personnes forcées de recommencer des démarches de plusieurs années à zéro.

Tout n’est pas gagné. Ce genre de nouvelles nous rappelle à quel point il est important de profiter du moment présent. De ce côté là on s’en sort bien puisqu’on vient d’investir dans une maison malgré l’incertitude de pouvoir rester ici. On prend des risques, mais on crée la chance aussi… Tout est question de point de vue n’est-ce pas ?

  

 

Le bilan

Pour résumer, quel est notre bilan après 1 an à Montréal ?
Nous avons la sensation d’avoir fait le bon choix et sommes certains du positif qu’apporte le Quebec dans notre vie. L’équilibre familial et professionnel est là, notre niveau de vie est supérieur et nous avons les moyens et le temps d’en profiter. C’est cette qualité de vie que nous voulons offrir à nos enfants. Et si on peut évoluer dans un milieu où la tolérance et l’optimisme font parti du quotidien, c’est encore mieux.

Pourquoi ça fonctionne ?
Je dirais que la situation économique du pays fait beaucoup. Nos professions sont en forte demande. Les salaires sont attractifs et nous sommes sur un marché d’employés : les employeurs fidélisent car la main d’oeuvre se fait rare. Le contact avec les entreprises et le climat du marché du travail sont donc différents de ce qu’on a pu connaitre.
Au delà de ça, il y a notre coup de coeur pour le Québec et sa culture bien sûr. Sans oublier ses paysages.
Nous sommes sur un terrain d’opportunités, où les langues et à la mobilité sont accessibles. Et puis, on se sent en sécurité au quotidien. Ça fait la différence.

 

Ça fonctionne aussi pour toutes ces particularités qui font parti de notre quotidien et que nous aimons : 
– Convertir des Celcius en Fahrenheit avant de mettre le four en route.
– Mais aussi des pouces en cm pour connaitre les mesures d’un meuble.
– La file pour rentrer dans les transports et respecter parfaitement les feux piétonniers (civilité !).
– Toujours avoir un siège libre dans les transports quand nous sommes en famille.
– Avoir l’aide d’inconnus pour divertir Harry quand on a le droit à une petite « crise » en public.
– Voir notre énorme frigo à moitié plein, même si nous revenons de l’épicerie.
– Croiser des écureuils ou des ratons laveurs dans le jardin. Voir des lucioles les soirs d’été.
– Acheter du lait « 2% » et non du demi-écrémé.
– Conduire une automatique et profiter du V6 sur les routes Canadiennes et Américaines.
– Partir en Chalet comme on irait voir la mer dans le Nord de la France. Mais bien plus souvent !
– Avoir accès à toutes les cuisines du monde, un peu partout.
– Aller chercher de l’alcool à la SAQ (Société des Alcools du Québec) et les produits d’hygiène en pharmacie (pas au supermarché).
– Sentir ses poils de nez geler en hiver. Ainsi que les cils et les cheveux qui dépassent de la tuque (bonnet).
– Adopter le traditionnel Brunch le Dimanche.
– Sentir la weed mais aussi le barbecue à chaque coin de rue. Pas si pire…
– Profiter des « spéciaux » au magasin et non des « promos ».
– Trouver systématiquement un festival ou un événement où aller.
– Recevoir son salaire toutes les 2 semaines.
– Tutoyer et ne plus se méfier de tout le monde.
– Passer de 10 à 35 degrés dans la même journée.
– Ou de -25 à 3 degrés du jour au lendemain.
– Et tant d’autres choses… !

 

Alors on va continuer de vivre cette aventure, profiter de la bienveillance Québécoise, des paysages Canadiens et du climat extrême ! On va entretenir le bonheur d’être ici, notre soif de découverte et la volonté de nous accomplir sur tous les plans. On continue notre chemin et au bout d’un an, on a déjà l’impression d’avoir vécu une belle évolution. Et c’est vraiment très enrichissant.

 

To be continued…
On vous embrasse.
Maudits-Pancakes.