Tu rêves de partir vivre au Canada, mais tu ne sais pas vraiment où commencer ? Je t’explique notre parcours en détails !
Comment trouver un emploi, un permis de travail ? Mais le plus important : une fois sur place, comment préserver ses droits et rester plus d’un ou deux ans sur le sol Canadien ?

Ci dessous je t’explique notre parcours. Celui d’un couple Français désirant s’installer au Canada et plus précisément Québec, en 2013.
Cet article pourrait ne pas concorder avec d’autres provinces du pays.

1- Se poser les bonnes questions avant de s’expatrier au Canada

Bien sûr avant toute chose, je te recommande de partir pour les bonnes raisons. Pas pour fuir quelque chose ou faire comme quelqu’un. Tes motivations doivent t’être propres et sincères. Tu sais, ça doit venir de l’intérieur. Je te conseille mon article La vie est-elle si belle au Canada ? pour t’aider y voir plus clair.

C’est décidé ? Le Canada c’est pour toi, tu veux changer de vie ? Si tu veux partir dans la « sécurité », notamment si tu as des enfants ou simplement par confort, le mieux est de trouver un travail avant de partir (ce qui te permet d’avoir un permis de travail pour pouvoir résider au Canada).
Autrement, tu peux partir avec un permis comme le PVT (Permis Vacances travail), un peu plus souple, idéal pour les personnes qui souhaitent tenter l’aventure en travaillant mais aussi s’octroyer plusieurs mois de tourisme.

Donc, première chose à te demander : dans quel secteur je travail ? Le marché est-il porteur en Canada ou dans la province où je souhaite aller ?
En gros : est-ce qu’il y a de la job dans ma branche ? Quels sont les salaires moyens ?

Ça te donnera déjà quelques perspectives sur le niveau de vie auquel tu pourrais prétendre et s’il te sera facile ou non de trouver un emploi.

2- Trouver un travail au Canada

De notre côté, mon conjoint travaille dans l’informatique et on a décidé de partir seulement s’il trouvait un emploi.
Il a parcouru toutes les offres qu’il a pu trouver sur le web et postulé depuis la France. Il a aussi participé au salon de recrutement Parisien « Journées Québec » trois années de suite. Idéal pour rencontrer des recruteurs Québécois en personne !
Au fil du temps, ça lui a permis de se tisser un réseau. Il a « accroché » avec plusieurs employeurs et il a pu revenir vers eux au fils des années pour sonder leur besoin en recrutement et faire en sorte qu’on ne l’oublie pas. Bref, il a planté des graines un peu partout.

La vie a fait que malgré beaucoup de pistes sérieuses, aucune démarche n’a finalement réellement aboutie. Le projet a « dormis » quelques années sans être totalement oublié. On construit une maison dans le Nord de la France et nous devenons une petite famille.
Fin 2017, comme d’habitude mon mari relance un peu son réseau par curiosité. Les 23 décembre, 2 entreprises lui adressent une offre d’emploi. C’est notre chance. Et on a le luxe de choisir avec quelle entreprise on s’envolera…

3- Faire son visa de travail pour le Canada, au Québec

Le meilleur scenario est donc de trouver un emploi et surtout un employeur prêt à t’accompagner dans les démarches pour faire ton permis de travail. Tu arrives au Canada avec ton permis, tu es attendu et tu as une source de revenue pendant ton installation.

Je t’explique un peu plus bas dans cet article le détail des permis que nous avons fait.


Ok, imaginons que tu as ton permis de travail en poche et que tu es arrivé au Canada, que faire à présent ? Tu sera bien occupé avec ton installation, la découverte de ton nouvel environnement, de nouveaux repères.
Peut-être un rêve qui se réalise… Mais avec un permis de travail temporaire, c’est un rêve a une durée limitée. Si tu sais déjà que tu aimerais rester plus que 2 ans ici, il va falloir anticiper !

En tant qu’expatriés, l’anticipation fait partie intégrante de notre vie ici. On a toujours en tête la date de fin de notre permis de travail. Et aussitôt qu’on entame un nouveau permis ici, la question est : et ensuite ? comment on fera ?

Rien n’est laissé au hasard ! Hors de question de se laisser prendre au dépourvu et de devoir quitter le pays par manque d’anticipation. Notre vie ici est bien trop précieuse à nos yeux pour laisser place à l’improvisation.


Du premier permis de travail temporaire à la résidence permanente : quel cheminement ?

1- Le permis de travail temporaires » jeune professionnel »

Le premier permis de travail que nous avons fait, notre porte d’entrée au Canada a été le Permis Jeune Professionnel.

La personne qui détient ce type de permis peut travailler uniquement pour cet employeur et pour la durée précisée, et, le cas échéant, à l’endroit indiqué sur le permis.
(source)

D’une durée de 24 mois, ce permis nous autorisait à résider et travailler au Québec pendant ce laps de temps. Mon mari devait strictement travailler pour son employeur. Moi, j’ai hérité d’un permis ouvert (je peux travailler pour qui je veux hormis le domaine des enfants et de la santé dans lesquels je ne suis pas qualifiée. Et ces domaines sont très réglementés).
Pour le permis ouvert, il faut faire la demande en arrivant au bureau d’immigration à l’aéroport. Mon fils, lui, a un permis visiteur, suffisant pour aller à la garderie ou à l’école.

On partait donc au Canada pour au moins 2 ans. Mais le temps passe vite et on savait déjà qu’on voudrait rester plus longtemps. Nous avons donc très rapidement pensé à faire notre demande de Résidence Permanente pour pouvoir rester sur le long terme.


2- Le Certificat de Sélection du Québec (via PEQ), première partie de la Résidence Permanente

On se renseigne donc sur les démarches de la Résidence Permanente. Pour y accéder, la première partie est de se faire sélectionner par le Québec, grâce à la demande du Certificat de Sélection du Québec (CSQ).
L’immigration au Canada est régie par des cotas et chaque provinces communique les siens.

Nous avons donc lancé notre demande de CSQ le plus rapidement possible, soit après avoir cumulé 12 mois de travail à temps plein sur le sol Québecois. 1 an après notre arrivée.
Tu peux faire ta demande de CSQ via le Programme de l’expérience Québécoise (PEQ) qui est une version accélérée.
C’est l’avantage d’initier sa demande de Résidence Permanente en étant déjà au Québec. Tu es « déjà dans la course », si je puis dire. Et c’est démarches sont la suite logiques si tu veux prolonger tes droits ici.

En Juillet 2019 (après 1 ans de travail au Québec), nous lançons donc notre demande de CSQ via le PEQ. Il sera validé 20 jours ouvrés plus tard. À parti de là, nous avions 2 ans pour envoyer la seconde partie de notre demande de résidence permanente.

3- Finaliser la demande de résidence permanente

Pendant le traitement de notre demande de Certificat de Sélection du Québec (CSQ) nous remplissions déjà seconde partie de notre demande de Résidence Permanente, de façon à l’envoyer dès la réception de notre CSQ.
Je vous l’ai dit… anticipation 🙂
Vous n’êtes pas à quelques jours près, mais on aime que les choses soient bien ficelées pour ce genre de choses.

Le dossier de la demande de RP est assez conséquent, dans le sens où vous devrez fouiller dans le passé pour retrouver certains bulletins scolaires, adresses d’habitation, voyages réalisés etc, sur les 10 dernières années 😉
La listes des documents ici

4- Le permis de travail temporaire A75

Pour ne pas perdre le fil, petit résumé avant de continuer :
– Nous sommes arrivés en 2018 avec le permis Jeune professionnel valable jusqu’en 2020.
– Juillet 2019 nous obtenons notre CSQ et lançons notre demande de Résidence Permanente
– Cette année, en Juin 2020, notre permis de travail initial (jeune professionnel) est donc arrivé à échéance.

Le CSQ en poche n’est pas suffisant pour nous permettre de rester au Québec car ce n’est pas un permis de travail. Nous avons donc fait un nouveau permis de travail : le permis A75, avec le même employeur.
Ce permis est valable 2 ans. On a donc de la visibilité jusque juin 2022.
Mais il peut être renouvelé si nous ne recevons pas notre Résidence Permanente d’ici là.

Quelques complications : Avec la Covid, les délais de traitement ont doublés. Nous avions fait notre demande de permis A75 en mars 2020, 3 mois avant la date finale de notre permis Jeune Professionnel, pour le recevoir dans les temps. Malheureusement, nous avons été sous statut implicite pendant quelques mois, n’ayant pas reçu notre nouveau permis à temps.
Finalement, nous l’avons reçu au cours du mois de septembre. Par chance, nous avons pu maintenir notre couverture à l’Assurance sociale (RAMQ). Une exception grâce au contexte de la Covid ! Nous avons aussi gardé nos emplois. Certains se sont fait licencié à cause de cette crise ce qui les a contraint de quitter le pays. Plus d’employeur, plus de permis…

5- De la patience et de la détermination pour rester au Canada

À travers toutes ces démarches, il faut de la patience avant tout. Les délais de traitement comme la Résidence Permanente peuvent être longs et cela engendre beaucoup d’incertitude. On n’aime pas remettre en cause son droit de rester au Canada lorsqu’on y est bien.
Cette année a été particulièrement compliquée avec la Covid et tous les retards de traitement associés. Ce qui a mis beaucoup de personnes en difficulté.

Ces démarches représentent aussi beaucoup de tâches administratives : remplir de nombreux documents, en trouver des anciens qu’on pensait aux oubliettes, quelque part dans le greniers de nos parents ou à la poubelle. De la rigueur pour que toute cette paperasse soit conforme et présentée au bon moment… et bien sûr des coûts.

Les expatriés sont souvent perçus comme chanceux d’avoir accès à une vie différente et riche en découvertes mais ce n’est qu’un partie de l’iceberg. Bien sûr qu’on est chanceux et reconnaissants. Mais derrière, c’est un véritable projet de vie et un parcours qui demande des sacrifices, du courage et de la volonté. Car on a rien sans rien.

1 an et demi que notre demande de résidence permanente est envoyée, aucun accusé de réception reçu. De l’incertitude et la durée de notre permis de travail actuel qui diminue chaque mois. On croise les doigts !
Je vous expliquais ici la situation, celle qui concerne des milliers d’immigrants.

Tu be continued … 🙂

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